Le Raspoutine de Manu
Le dénommé Benalla Alexandre était un petit voyou, « intime », nous dit-on, de ce « couple » présidentiel qui fait rêver les « Français romantiques », selon la dame Schiappa, pour qui « Brigitte » est l'héritière de Simone de Beauvoir.,
Tellement intime qu'il peut se permettre le 1er mai de frapper un étudiant à terre, de lui donner un coup de pied dans le ventre, devant des CRS étonnamment passifs et qui n'ont jamais ouï parler de l'article 40. Et après avoir donné un coup de pied dans le ventre de l'étudiant, il fait interpeller sa victime par les mêmes CRS, qui s'empressent de lui apporter leur zélé concours. La journaliste Jannick Halimi a demandé pourquoi les CRS, voyant un individu frapper un homme à terre, n'avaient pas bougé. Le consultant police de BFMTV, gêné aux entournures, a vite évacué la question.
Le dénommé Benalla Alexandre a écopé d'une lourde sanction : quinze jours de mise à pied. Jamais, nous explique l'inénarrable Bruno Roger très Petit, porte parole de Manu, un chargé de mission à l'Elysée n'avait écopé d'une si lourde sanction. Il faut bien dire aussi que jamais non plus un chargé de mission à l'Elysée n'avait donné des coups de pied dans le ventre d'un manifestant à terre. Le chanoine Manu était désolé de devoir infliger une si lourde pénitence au pêcheur Benalla. Pour le consoler, il lui a attribué quai Branly l'appartement de Mazarine. Ou si ce n'est celui de Mazarine, c'est celui d'à-côté.
On apprend dans la foulée que le dénommé Benalla Alexandre s'était vu octroyer une Renault Talisman avec chauffeur, qu'il était payé 10 000 euros par mois, qu'il avait été nommé lieutenant-colonel, que l'Elysée avait essayé de le faire nommer sous-préfet.
Le chanoine Manu, dans son homélie aux évêques de France, nous a vanté la « spiritualité » et la « transcendance divine ». Il citait Pascal, oubliant que pour celui-ci qui fait l'ange fait la bête. Nul doute que le dénommé Benalla Alexandre soit un homme de spiritualité, sensible à la transcendance divine.
C'était aussi le cas de Raspoutine, qui avait acquis un ascendant inexplicable sur le couple romantique, comme dirait Mme Schiappa, formé par Nicolas et Alexandra, et qui exerçait une forte influence au sein de la cour impériale russe, comme l'autre barbu au sein de la cour présidentielle française. Raspoutine, comblé d'honneurs et de privilèges par le couple impérial, a contribué à jeter le discrédit sur le régime tsariste et préparé bien involontairement la chute des Romanov.