Ce que dit l'Espagne de la gauche française


Au sein de ce qu'il convient encore d'appeler la gauche radicale, les élections municipales et régionales espagnoles de mai dernier, qui auront vu des listes alternatives au système prendre le pouvoir à Barcelone, Madrid, et nombre de grandes villes du pays (Cadiz, Santiago, La Corogne...), n'ont pas fini de faire couler de l'encre.

On regarde, envieux, la situation politique d'un pays qui, il y a 4 ans encore, présentait un encéphalogramme plat, et qui depuis aura connu l'explosion populaire du mouvement des indignés, l'émergence puis la fulgurante ascension de Podemos, jusqu'à ces résultats électoraux laissant entrevoir le meilleur pour la suite. On se félicite de ce résultat, bien sûr, et même si on sais qu'aucun modèle n'est transposable en l'état d'un pays à l'autre, on se dit qu'on aimerait bien importer un peu de stratégie gagnante d'Espagne. Ça pourrait pas faire de mal à notre gauche, et ça changerait des clopes et de l'alcool...

Alors, on tente d'analyser, de comprendre pourquoi, chez nous, les choses ne décollent pas. Pourquoi on stagne loin, très loin derrière les partis du système, Front national compris, tandis que les camarades de Podemos sont aux portes du pouvoir. On cherche la formule qui a permis à ces espagnols de générer une adhésion populaire après laquelle nous courons toujours, leur donnant toujours plus confiance en l'avenir, cette confiance permettant bien sûr d'engranger toujours plus d'adhésion populaire.

Bien sûr, quelques uns limiteront leur analyse à la compréhension de l'évidence, la subvertissant en signe de subtilité et la mettant au service de l'inertie : le contexte économique, social et politique est différent, on ne peut donc pas tirer de leçons de l'expérience espagnole. Circulez, il y a rien à voir. Ce n'est pas totalement faux, mais ça reste un peu creux, et surtout cela permet de ne pas se remettre en question.

Mais la plupart des militants, pour peu qu'ils aient choisi espagnol LV2 au lycée et conservent quelques souvenirs de la langue de Cervantes, choisiront de creuser un peu plus que ça. . En plus, c'est con à dire, mais quand on est militant de gauche radicale, on a tous un tropisme espagnol hérité de juillet 1936, qui nous pousse à la curiosité vis-à-vis de tout ce qui se passe de l'autre côté des Pyrénées. 

Le problème, c'est que fatalement, on va regarder tout ça à travers le prisme déformant de notre situation française, des paradigmes de notre gauche, et qu'on risquera de passer à côté de ce qui fait vraiment l'originalité de la démarche, en se concentrant notamment sur des aspects de la politique que ni Podemos, ni les mouvements citoyens d'Espagne ne révolutionnent réellement (nous lierons souvent Podemos et les regroupements de type Ahora Madrid ou Barcelona en Comú, dans la mesure où nous pensons que leur succès s'explique plus ou moins par les mêmes apports). Avant, donc, de nous intéresser à ce que l'expérience espagnole peut réellement nous apporter, commençons par jeter un œil sur ce qui est souvent perçu comme un bouleversement, voire LE grand bouleversement, là où il n'y a souvent pas grand chose de nouveau sous le soleil.

 

Ce que Podemos ne révolutionne pas

 

1. Les tactiques électorales

Un aspect souvent mis en avant, lorsque l'on se penche sur la situation espagnole, concerne les alliances politiques, l'articulation avec les autres partis ou le travail citoyen. Pourtant, il n'y a rien là de très original. Le concept d'alternative citoyenne, du type de Barcelona en Comú ou Ahora Madrid, ne date pas d'hier. Articuler les partis politiques et des citoyens non encartés, développer des assemblées citoyennes (ou quel que soit le nom qu'on leur donne), fait partie des objectifs de tout un pan de la gauche radicale française, au moins depuis 2005 et la campagne pour le Non au TCE (et au delà, ce type de tentatives a toujours existé). Plus récemment, Nouvelle donne, le Parti de Gauche, certaines sections d'Europe-écologie ou du PCF s'y sont essayé, lors des dernières élections municipales et départementales notamment. Si ces tentatives de regrouper au-delà des partis sont louables et essentielles, elles n'expliquent pas en soi le succès espagnol.

D'aucuns diront que la non-réussite (on ne peut pas parler d'échec) de cette tactique en France vient de son caractère à géométrie variable. C'est oublier que la situation espagnole est également extrêmement hétérogène, avec des listes concourant sous le sigle Podemos, des rapports parfois conflictuels avec Izquierda unida1 (dont des membres, rappelons-le, ont présenté une candidature dissidente à Madrid face à celle de Manuela Carmena, la nouvelle maire de la ville), auxquels vient s'ajouter l'implantation des partis et coalitions indépendantistes donnant aux élections locales un caractère encore plus divers qu'il n'est chez nous.

La relation avec le Parti socialiste (PSOE) n'est pas non plus aussi claire que certains voudraient le croire : la rupture est nette dans certaines régions, mais en Castilla-La Mancha, par exemple, Podemos a finalement voté l'investiture au PSOE pour faire barrage au Partido Popular (droite). Enfin, le fait que les forces de changement soient en tête de la « gauche » dans certains endroits vient également brouiller les pistes : ainsi, à Madrid, le PSOE a permis à Manuela Carmena de remporter la mairie. Il semblerait donc que l'idée selon laquelle il suffirait de faire des alliances citoyennes et de couper les ponts avec le PS, ne soit pas particulièrement validée par l'expérience espagnole (ce qui ne signifie pas qu'il ne faut pas le faire).

 

2. Le programme

Si ce ne sont pas les stratégies d'alliances électorales qui expliquent le succès de Podemos ou des mouvements citoyens, faut-il dès lors penser qu'il s'agit d'éléments programmatiques ? Là encore, le programme de Podemos est très classique. Pas très différent de celui porté par le Front de Gauche en 2012, en fait. Quelques variantes : la proposition d'un revenu de base, par exemple, mais pas de quoi fouetter un chat non plus.

La lecture des documents programmatiques de Podemos ne nous permet pas non plus de valider l'hypothèse formulée par certains que Podemos devrait son succès à un positionnement plus radical que celui du Front de Gauche sur les questions liées à l'Union européenne ou au retour à la Nation : Podemos ne milite pas pour une sortie de l'UE, affirmant au contraire qu' « on ne peut pas récupérer la souveraineté et les droits sociaux en tournant le dos à l’Europe2 », et évoquant les possibilités de changement en Europe dans un discours pas très différent de celui tenu par les cadres du PCF.

Quant à la Nation, elle n'est que peu évoquée, dans un pays marqué par des identités et revendications régionales fortes, et où le mot « Nation » renvoie aux éléments de langage déployés par le régime franquiste, dont le souvenir reste présent dans les têtes. Tout au plus commence-t-on à revendiquer l'idée de Patrie, définie comme « cette communauté qui assure que tous les citoyens soient protégés, qui respecte la diversité nationale, qui assure que tous les enfants, quelle que soit leur couleur de peau, aillent propres et habillés dans une école publique.3 » Encore une fois, nous ne sommes pas loin des mots du Front de Gauche, et notamment du discours porté par Jean-Luc Mélenchon en 2012 à Marseille, dans une version peut-être légèrement plus timide.

 

3. La démocratie interne

Lorsque nous évoquons la situation de la gauche radicale française, de nombreuses personnes sincèrement à gauche et très politisés justifient leur refus de s'engager dans des partis par le caractère bureaucratique et centralisé de ces derniers, vu comme un obstacle à l'implication citoyenne. Podemos est alors souvent perçu comme un idéal démocratique, marqué par son horizontalité et le grand pouvoir accordé à ses structures de base.

Il importe pourtant de nuancer ce propos, car contrairement aux mythes que Podemos peut produire sur lui-même, le parti n'est pas né spontanément des « cercles », ces fameuses assemblées de base, mais correspond au contraire à un projet très calculé. La structuration actuelle du parti, issue du congrès de novembre 2014, est beaucoup plus verrouillée que certains aimeraient le croire, et n'est au final guère différente de celle des partis que nous connaissons (nous ne détaillerons pas ici car tel n'est pas l'objet de cet article, mais chacun peut aller se faire une idée en parcourant l'organigramme sur le site du parti). Cette précision ne tient nullement lieu de critique envers Podemos, pas plus qu'elle ne sous-entend qu'un apport démocratique serait superflu. Elle a simplement vocation à rappeler que si cette question préoccupe beaucoup (et à raison) les militants, ce n'est pas elle qui détermine le soutien populaire à un projet politique.

 

 

Une rupture discursive

 

Qu'est-ce qui constitue, dès lors, l'originalité des mouvements espagnols ? Elle est à aller chercher dans une volonté de transformation du champ politique lui-même, et est avant tout liée à des procédés discursifs. Podemos, tout comme les mouvements citoyens auxquels il participe, a notamment remis en cause l'échiquier traditionnel droite/gauche. Pablo Iglesias, le secrétaire général du parti, ne fait aucun mystère là-dessus :

« Nous avons dit que nous voulions changer l’échiquier politique, ne pas accepter telles quelles les règles impliquant l’existence d’un centre-gauche et d’un centre-droit, de sorte que, si quelqu’un veut changer les choses, il devrait se positionner à la gauche de je-ne-sais-qui. Ce que nous avons dit, c’est que la dichotomie fondamentale se situe entre les gens et la caste, entre l'oligarchie et la démocratie, entre une majorité sociale et une minorité de privilégiés qui utilise la politique pour défendre ses revenus. C’est pourquoi Podemos aspire à représenter ou à convertir en majorité politique et électorale une majorité sociale, qui selon nous existe déjà, étant entendu que nous n’acceptons pas cet échiquier politique jouant avec des concepts parlementaires tels que ceux de droite et gauche . Il va de soi que je suis de gauche, qu’une bonne partie des gens de Podemos est de gauche, mais nous considérons, comme le dit Íñigo Errejón4, que gauche et droite sont des métaphores qui expriment des choses, et qui, lorsqu’elles n’expriment plus ce qui est fondamental, c’est à dire cette dichotomie entre les majorités sociales et les oligarchies, cessent d’être utiles en termes politiques, indépendamment des valeurs et des courants auxquels chacun de nous peut s’identifier. C’est pourquoi Podemos a pour volonté de construire des éléments servant à représenter une majorité sociale qui existe déjà et qui peut devenir une majorité politique et électorale.5 »


Ce choix dans le discours n'a rien d'anodin. Il rompt avec une définition de l'affrontement politique héritée de la Révolution française, mais ayant perdu beaucoup de son sens auprès de la majorité de la population, sous les coups des renoncements du PSOE à toute velléité de changement, et de sa conversion totale à l'idéologie dominante. Par cette rupture, Podemos redéfinit tout l'espace politique dans un sens se rapprochant du ressenti de la majorité sociale.

L'abandon de la référence constante à la gauche permet également de s'affranchir de tout un folklore, certes fort sympathique, mais obscure, voire rédhibitoire, pour beaucoup de gens. Encore une fois, Iglesias ne s'en cache pas :

« Parfois il faut parler à des gens qui n'aiment pas notre façon de parler, chez qui les concepts qu'on utilise d'habitude ne résonnent pas. Qu'est-ce que cela nous apprend ? Que nous nous faisons avoir depuis des années. Le fait qu'on perde, à chaque fois, implique une seule chose : que le “sens commun” des gens est différent de ce que nous pensons être juste. Mais ça n'est pas nouveau. Les révolutionnaires l'ont toujours su. La clé est de réussir à faire aller le “sens commun” vers le changement. [...]

Nous pouvons avoir un discours très radical, dire que nous voulons faire une grève générale spontanée, parler de prendre les armes, brandir des symboles, tenir haut des portraits de grands révolutionnaires à nos manifestations – ça fait plaisir à l'ennemi ! Il se moque de nous ! Mais quand on commence à rassembler des centaines, des milliers de personnes, quand on commence à convaincre la majorité, même ceux qui ont voté pour l'ennemi avant, c'est là qu'ils commencent à avoir peur. Et c'est ça qu'on appelle la politique. C'est ce que nous devons apprendre.6 »

 

C'est dans cette optique, afin de parler au plus grand nombre, qu'il privilégie aux références à l'histoire du mouvement ouvrier celles empruntées à la pop culture. Au point de consacrer un livre entier7 à la série télévisée Game of Thrones (dont il a offert le coffret DVD au roi d'Espagne), qu'il utilise comme matériau de base pour distiller un cours de philosophie politique aux fans de la saga.

Une initiative en cohérence avec la claire volonté affichée par Podemos de renouveler les outils de communication politique : avec la formation violette et ses alliés, le tract a laissé la place au clip musical (le Run Run de la campagne -victorieuse- d'Ada Colau est un modèle du genre), et le mauvais traitement médiatique que subit Podemos est compensé par le succès constant des émissions web La Tuerka et Fort Apache (dont le générique, mettant en scène un Pablo Iglesias vêtu de cuir et tirant à l'arc au guidon de sa moto, donnerait des boutons à un grand nombre des représentants de notre si sérieuse gauche).

 

Vers une redéfinition de la politique

 


Alors, faut-il en déduire que Podemos doit son succès à un simple travail de communication, à du marketing ? Nous aurions tort de nous limiter à une telle conclusion, car nous oublierions alors un trait fondamental du discours, à savoir son caractère performatif. Pour reprendre une formule d'Iñigo Errejón, « le discours n'est pas ce que l'on dit du réel, mais une pratique qui construit du sens et du réel.8 »

On touche là au coeur de ce qui constitue l'aspect révolutionnaire d'une organisation comme Podemos : la volonté de définir un nouveau sens commun, de gagner, face à l'idéologie dominante, ce que Gramsci appelait l'hégémonie, soit la transformation de la superstructure culturelle par la conquête des représentations collectives. Podemos ne se contente pas d'intervenir dans le champs politique. Il entend le reconfigurer, en redéfinir les termes et les contours, en se plaçant au centre d'un échiquier qu'il aurait lui-même inventé et impulsé dans les imaginaires, par la force de ses procédés discursifs. Ce nouvel échiquier opposerait une majorité sociale, une partie du peuple se revendiquant comme totalité, à un ennemi extériorisé, la caste :

« [j]e désigne comme faisant partie de la caste ceux qui représentent d'une manière ou d'une autre un mécanisme grâce auquel la classe économiquement dominante peut se convertir en classe politiquement dominante avec, de façon répugnante, tout son lot de privilèges. Ce terme de caste, tout le monde le comprend. […] On reconnaît la caste à la manière dont elle parle, à la manière dont elle vit […] La caste se voit dans la manière dont se font et se défont les nominations au Conseil général du pouvoir judiciaire, dont sont décidées, au Parlement, les nominations des magistrats du tribunal constitutionnel. […] Le terme de caste sert à comprendre qui commande. Ce n'est pas une catégorie sociologique fermée.9 »

 

Cette tentative de redéfinition active de la politique, inédite chez nous, trouve son inspiration en Amérique latine. Dans les révolutions bolivariennes, notamment, auxquelles Errejón a consacré sa thèse sous l'angle précisément des discours et de leur rôle dans la bataille hégémonique10, mais plus profondément dans l'oeuvre du politologue post-marxiste argentin Ernesto Laclau. Laclau est l'auteur de deux ouvrages de théorie politique majeurs, et pourtant largement ignorés en France, Hégémonie & Stratégie socialiste11 et La Raison populiste12. Dans ce dernier, poursuivant l'oeuvre de Gramsci, il pose le principe que l'émergence d'un peuple se fonde avant tout sur des procédés discursifs. Elle s'opère lorsque les demandes démocratiques formées par des groupes hétérogènes se fondent, par l'articulation en une chaîne d'équivalence, en une demande populaire se cristallisant autour de signifiants vides.

Errejón et Iglesias ne manquent pas une occasion de se référer à Laclau, une de leurs sources d'inspiration essentielles. Le fait est que les ruptures discursives introduites par Podemos (et qui composent également les représentations déployées par les mouvements citoyen comme Barcelona en Comú) ont réussi à entrer en résonance avec le sens commun, provocant un retour massif sur le terrain politique recomposé, notamment d'une jeunesse plaçant largement en tête le parti violet dans ses intentions de vote, là où la jeunesse française boude les forces de transformation social pour se réfugier dans l'abstention.

 

Plus qu'une opération de ravalement de façade de la gauche, la séquence politique ouverte avec l'ascension de Podemos, totalement inédite en Europe, y constitue ni plus ni moins que la première tentative concrète d'une transformation radicale populaire rompant avec les représentations héritées du siècle dernier. Difficile dans ces conditions de préjuger du succès de la démarche. Mais au moins les camarades espagnols ont ils eu l'audace de faire bouger les lignes, là où la gauche radicale française se cantonne trop souvent de reproduire les mêmes discussions, les mêmes tactiques et les mêmes schémas de pensée fondés sur les mêmes références, validant ainsi chaque jour davantage les conditions de son propre échec.

On pourrait en désespérer, s'il ne s'agissait là que d'un constat, si la brèche ouverte par Podemos n'était pas l'opportunité d'entamer une profonde remise en question : non pas dans l'optique de reproduire un modèle, mais d'entamer une réflexion de fond sur la manière de mener aujourd'hui, dans notre pays, le combat pour agir concrètement sur les représentations et nous offrir les conditions de la victoire.

 

François Delapierre, secrétaire national du Parti de Gauche, dont le décès très récent nous a tous affectés, était très certainement l'un des militants les plus conscients de la nécessité de ce combat. Déjà en 2005, alors qu'il était encore membre du Parti socialiste et qu'il animait l'association Pour la République sociale (PRS), il mettait en avant dans une brochure destinée à la formation des militants la nécessité de combattre l'idéologie dominante sur le terrain de la culture. Il concluait alors son texte par la phrase suivante : « Le problème de la gauche aujourd’hui n’est donc sûrement pas celui du poids des partis traditionnels mais plutôt qu’aucun parti de gauche ne joue pleinement ce rôle d’instrument au service d’une alternative véritable, capable à la fois de conquérir le pouvoir et de l’exercer dans le sens d’une transformation radicale de la société.13 » Dix ans plus tard, rien n'est moins vrai, et la disparition brutale de « Delap' » n'en est que plus tragique, tant sa lucidité nous aurait été utile pour relever les défis de notre temps.

 

C'est à nous maintenant, inspirés par son œuvre et forts de l'expérience espagnole, de reprendre le flambeau de cette bataille idéologique, cette bataille culturelle pour l'hégémonie, sans laquelle aucun bouleversement infrastructurel n'est possible.

 

 


 

 

 

 

1Coalition de partis politiques menée par le Parti communiste espagnol

2Pablo Iglesias, in Jacobo Rivero, Conversación con Pablo Iglesias, Turpial, 2014

3Discours prononcé le 31 janvier 2015 par Pablo Iglesias à la Puerta del Sol de Madrid, lors de la Marcha del cambio, disponible en intégralité ici (pas de sous-titres) : https://www.youtube.com/watch?v=QCCbgjqNcDA

4Directeur de la campagne de Podemos lors des élections européennes de 2014, devenu depuis responsable du secrétariat politique du parti

5Pablo Iglesias, in Jacobo Rivero, op. cit.

6Discours de Pablo Iglesias disponible ici (en VOST) : https://www.youtube.com/watch?v=wVj4Avs5EUY

7Pablo Iglesias (coord.), Ganar o Morir. Lecciones politicas en Juego de Tronos, Akal, 2014. Ce livre fera très prochainement l'objet d'une édition française.

8Iñigo Errejón, in Podemos. Sûr que nous pouvons ! (coll.), Indigène éditions, 2015

9Pablo Iglesias, in Podemos, Sûr que nous pouvons !

10Iñigo Errejón, La lucha por la hegemonia durante el primer gobierno del MAS en Bolivia (2006-2009) : un analisis discursivo, disponible en intégralité ici : http://eprints.ucm.es/14574/1/T33089.pdf

11Ernesto Laclau & Chantal Mouffe, Hégémonie & Stratégie socialiste : Vers une politique démocratique radicale, Les Solitaires intempestifs, 2009

12Ernesto Laclau, La Raison populiste, Seuil, 2008

13François Delapierre, Lutter contre l'idéologie dominante, PRS, 2005, disponible ici : http://www.fichier-pdf.fr/2012/04/02/prs-lutter-contre-l-ideologie-dominante/

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