ROMARIC GODIN ET LE NATIONALISME CATALAN

M. Romaric Godin du journal "la tribune"a décidé de populariser le mouvement nationaliste catalan, c'est son choix, son droit. Et ceux qui ne sommes pas d'accord avec ses convictions, de lui donner notre point de vue.

Aujourd'hui en Espagne, une forte proportion de catalans veulent l'indépendance de leur région; de leur Nation.  Garder ainsi leurs impôts pour construire un état plus social. Mais néanmoins, conserver leur relation d'interdépendance économique, avec les autres communautés autonomes d'Espagne. La Catalogne à un excédent commercial avec les autres communautés, et un déficit avec l'étranger. Ce qui les oblige malgré tout, à vouloir rester bons amis avec le reste des espagnols. Depuis 2012, Romaric Godin qui ne trouve pas le projet paradoxal, ouvre les colonnes de son journal "la tribune" à des nationalistes catalans, qui avancent avec des propos progressistes. Entre deux entretiens, sur un ton détaché qui se veut objectif, R.Godin exprime article après article, le point de vue de ces nationalistes catalans. Des analyses en fait proches de l'agit-prop, oscillant entre vérités exaltées, demi vérités, et mensonges par omission, sinon par ignorance du sujet. Comme les politiciens et les plumes au service de cette idéologie, Il semble écrire pour un public convaincu.

 Les commentateurs politiques ou militaires survivent à toutes leurs erreurs, parce que leurs adeptes les plus fervents n'attendent pas d'eux une appréciation des faits, mais des encouragements à leur loyalisme nationaliste.  (G.Orwell)

Lorsqu'on connait le sujet, il est patent que la principale source d'inspiration de ses articles, est la presse nationaliste subventionnée par le gouvernement autonome catalan. Dans les forums de son journal, confronté à des arguments basés sur des faits vérifiables, qui démontent ses propos, au lieu de reconnaitre les limites de son argumentation, ou de répondre par d'autre éléments de réponse basés sur des faits vérifiables, il censure, confirmant par la dissonance cognitive, qu'il est entré en première division de la propagande nationaliste. 

 La rhétorique nationaliste catalane, est originale, R.Godin la reprends. En premier elle se pose comme non nationaliste, progressiste, universaliste et opposé à un esprit hispanique, qui par nature pour eux, serait réactionnaire. Les vrais nationalistes pour eux, sont ceux qui s'opposent à leur projet.

Godin donne complaisamment la parole aux nationalistes catalans, leur permettant d'exprimer leur vision du projet national catalan, sinon de déballer leur haine implicite, dans un média français. Car si un patriote se reconnait pour l'attachement à son pays ou sa région, un nationaliste se reconnait à la haine qu'il éprouve à l'égard de ceux qu'il a désigné, à tort ou à raison, comme les ennemis de sa patrie, (c'est du J.Rostand, arrangé.) 

R.Godin qui généralement défend des causes de gauche, aimerai qu'on le reconnaisse objectif, mais ne donne pas la parole à des catalans qui ont été victimes de ce nationalisme, et qui de fait étaient en leur temps des anti franquistes engagés, qui le payèrent par la prison, comme le dramaturge Albert Boadella, ou Francesc Carreras, ou à des écrivains de qualité, internationalement reconnus, comme Jordi Soler ou Nuria Amat. ou a un chanteur catalan aussi célèbre que son héros Lluis Llach comme Joan Manuel Serrat, ou le valencien Raimon, ces derniers issus de l'anti franquisme, et de la" nova cançò"comme Lluis llach, et qui sont contre l'instrumentalisation politique de la langue et de la culture catalane. Il ne leur donne pas la parole, tout simplement parce que Romaric Godin a adopté l'attitude de tous les nationalistes, cette idéologie est totalitaire, c'est une religion, et n'accepte pas la contradiction. La contradiction pour ceux qui tombent dans ce marigot idéologique, est vécue comme une attaque contre leur cher petit peuple.

Le site Vilaweb, référence du nationalisme catalan, tresse des lauriers à R.Godin, et le présente comme le journaliste français qui connaitrai le mieux la réalité en Catalogne, ses explications sont qualifiées d"extraordinaires"(ici), ses articles sont tous repris par un autre site nationaliste, Collectiu-Emma (ici) chargé de diffuser la bonne parole à l'étranger. S'il donnait la parole à ceux que j'ai cité plus haut, il ne serait plus aussi "extraordinaire".

L'ANC (assemblée nationale catalane) est une ONG indirectement financée par l'administration catalane, via les subventions aux associations des mairies tenues par les nationalistes. Son but est d'oeuvrer pour la sécession de la Catalogne. L'Espagne étant un pays démocratique, c'est un association qui fonctionne en toute liberté. Les représentants de l'ANC se présentèrent en 2015 devant le parlement européen, pour concourir au prix de la citoyenneté européenne, décerné tous les ans par ce parlement, leur candidature ne dépassa pas le premier tour de scrutin. Et ce fut une organisation rivale opposée au séparatisme, qui obtint ce prix; la SCC (Société Civile Catalane). Aussitôt les milieux nationalistes se déchaînèrent, mettant en avant l'ignorance des européens, sur le passé franquiste de son fondateur, Josep Ramon Bosch, liant ce dernier ainsi que les sympathisants de SCC, avec d'autres fascistes catalans. Ils inventèrent comme co-fondateur de SCC, un carliste notoire.(ici) (ici)(ici) je passe sur les âneries du même tonneau qu'on trouve sur tweeter, et autres réseaux sociaux.

(Les carlistes furent des monarchistes, très conservateurs, partisans au dix neuvième siècle d'un prétendant à la couronne, qui entendait rétablir l'inquisition (entre autres)  Pendant la guerre civile, les carlistes se rangèrent du coté franquiste, et c'est dans les organisations militaires de ce courant historique, que s'engagèrent les volontaires anti républicains catalans, et basques.)   

Romaric Godin et ses amis, depuis leur bunker en cristal, jouent à lancer des pierres sur les maisons de leurs voisins, et c'est donc en toute légitimité eu égard à ces comportements, qu'il conviens de lui répondre, au sujet du passé franquiste de certains.

Car pour ces nationalistes, ceux qui sont opposés à la construction de ce type de murs, et veulent plus de ponts, ceux qui veulent mettre en avant ce qui nous rapproche, plutôt que de monter en épingle les différences, sont disqualifiés et systématiquement affublés d'étiquettes dégradantes, en référence à la dictature franquiste, de nationalistes espagnolistes, et bien sur d'anti-catalans.

Non seulement le nationaliste ne condamne pas les horreurs commises par son propre camp, mais ancore il a l'extraordinaire faculté, de ne même pas en entendre parler" G.Orwell

Ainsi, Romaric Godin donne la parole au fameux Lluis Llach, (ici)  chanteur "engagé" en son temps contre la dictature, figure incontournable de ce que l'on appelait à l'époque en Catalogne et à Valence la "Nova canço", il le présente comme un résistant au franquisme, qui évoque l'oppression dont il fut l'objet pendant la dictature. Beaucoup d'espagnols catalans compris, auraient bien aimé être aussi opprimés que lui.

R.Godin écrit, que celui-ci dut s'exiler à Paris entre 1971 et 1976. Ne cherchant ses sources d'information que dans la presse nationaliste, Godin ignore que Lluis Llach passe en 1972 à la TVE, puis trois fois en 1974, dont la retransmission en direct d'un de ses concerts; toujours des chansons en catalan. (ici)(ici)(ici)(ici) Il suffit de taper son nom sur les archives de la TVE, pour voir les émissions. En fait Llach était souvent à Paris, car il était à l'époque très mode de se retrouver exilé, mais il rentrai régulièrement à Barcelone, faire des concerts, et toucher les royalties de ses disques, qui étaient en vente libre. Albert Boadella en 1977, dut partir à Paris parce qu'il s'était échappé de prison, et avait vraiment risqué sa vie en dénonçant avec son art, l'hypocrisie criminelle du régime. (ici) (éxecution de Puig Antich et du malheureux Heinz Chez) comme plus tard il dénonça la dérive identitaire, avec sa pièce de théatre "Ubu président" mettant en scène le fameux Jordi Pujol, président du gouvernement autonome catalan pendant vingt trois ans. (ici)(ici)

En fait L.Llach est issu de la jeunesse "dorée" du régime, son père était le maire désignée de la ville de Verges prés de Figueras, et chef local du "movimiento" le parti unique, pour ceux qui avons vu nos familles décimées, emprisonnées, contraintes à l'exil, et qui sommes contre la mise en place de murs entre les peuples, les leçons d'éthique et de morale politique de Lluis Llach aujourd'hui, ne passent pas, mais ses prises de position politiques aurait certainement intéressé le docteur Freud.

Lluis Llach est représentatif des nationalistes aujourd'hui, ils sont souvent comme lui, issus de familles franquistes carlistes de l'arrière pays catalan. Comme Ramon Bosch de SCC, comme beaucoup de catalans. Le père de Lluis llach quitta la Catalogne dés juillet 1936 pour rejoindre le camp franquiste, mais il conviens de reconnaître, que s'il n'avait quitté la Catalogne au début de la guerre, il est fort probable que Lluis n'aurai jamais vu le jour. Le père, propriétaire terrien et militant carliste, était une cible de choix pour ces tarés qui salissaient l'image de la république. 

 Il n'est pas très compliqué de trouver des histoires de familles liées au franquisme en Catalogne. La Catalogne fut une des régions  d'Espagne, où le nombre d'assassinats par les "républicains" (en fait des anarchistes de fraiche date, sortis du lumpen) doubla les victimes de la répression franquiste, on tuait n'importe qui, pour n'importe quoi, comme nul part ailleurs,  Lire Paul Preston; l'holocauste espagnol. d'où le retard de la Catalogne en matière d'exhumation des fosses de la répression franquiste.(ici

 Ces médias nationalistes espagnols qui s'étalent sur le CV de sa famille, sont ce que les nationalistes catalans appellent "la caverne médiatique", disqualifiant d'avance toute information, par une étiquette.(ici)(ici

 Cela n'empêche que Lluis Llach était, il y a bien longtemps, une référence, sa chanson l"estaca", interdite en concert, était pour nous un étendard.(ici)

Dans l'entretien accordé à R.Godin, Llach récite le catéchisme nationaliste courant, normé, épuisant, sans originalité: L'Etat espagnol n'est pas habitué à négocier, c'est traditionnel chez lui. Si R.Godin avait pris la peine de s'informer, il aurait pu lui rappeler les négociations que PP et PSOE ont eu plusieurs fois avec les nationalistes catalans de CiU comme d'ERC.  Pour former une coalition de gouvernement, les nationalistes à chaque occasion ont obtenu après négociation, en échange de leur appui, plus de pouvoirs et de responsabilités en matière d'auto-gouvernement, en premier avec le PP de José M. Aznar, qui en 1996, put accéder au pouvoir grâce à l'appui de la Catalogne. (pacte du "majestic")(ici)(ici)

Le PP est ce parti, qui n'as pas de moyens pour financer les travaux d'exhumation des fosses de la répression franquiste, réclamées par les associations pour la récupération de la mémoire, mais qui put faire un don de 150 000 € à la fondation F.Franco; mémoire sélective, comme Lluis Llach (ici)

Selon l'OCDE, c'est par ces négociations, que l'Espagne est devenu le pays d'Europe où les régions gèrent les budgets les plus importants proportionnellement à leur contribution au budget national, plus que les cantons helvétiques ou les länders allemands.(ici)

 Pour llach et les nationalistes, la thèse est que l'"Espagne" n'est pas, et ne pourra pas devenir un pays démocratique. Egalement, ils rabâchent, que l'ennemi de leur Catalogne, ce n'est pas l'Espagne mais l'"état" espagnol", comme si l"état" n'avait rien à voir avec le gouvernement que l'ensemble des espagnols on démocratiquement élu, catalans compris.  

Llach reviens sur un des mantras nationalistes, prétendant que l'Espagne ne respecte pas les identités régionales.

En Catalogne comme au Pays Basque, les langues régionales sont co-officielles avec le Castillan, et leurs gouvernements autonomes, gèrent comme ils l'entendent leur budget en culture et éducation. 

 En 2015 (ici) La Catalogne a géré en toute liberté, le plus important budget de toutes le communautés autonomes d'Espagne, et le quatrième par habitant; 29 milliards d'euros. soit 3920€/h, Murcie gère un budget de 3170€/h, et Madrid avec 20 milliards au total, 3226€/h. Le gouvernement autonome catalan, est libre de consacrer le budget qu'il souhaite dans ce cadre, en éducation et en culture. En France les régions gèrent directement un budget, pour tout le territoire français, d'environ 30 Milliards d'euros.

Au sujet de la langue, il faut rappeler les propos de l'écrivain Péruvien, résidant à Barcelone, Santiago Roncagliolo, publiés dans el Païs, et que j'ai traduit dans un précèdent billet.(ici) traduction (ici)

La Catalogne ne fut jamais cette province refermée sur elle même, que les nationalistes veulent construire. S'il y a quelque chose que les hispaniques ont admiré, c'est précisément son esprit cosmopolite et son ouverture. Durant des décennies, son parfait bilinguisme a été la marque d'une société cultivée, orgueilleuse d'elle même, et dialoguante à la fois. La protection du Catalan dans l'éducation, a été une référence pour les langues autochtones américaines, avant de se convertir en son contraire, une entreprise pour gommer l'autre.

Egalement les propos de Ban ki moon, le secrétaire général de l'ONU, interpellé sur les velléités d'indépendance de la Catalogne. "Un aspect positif de l'Espagne, c'est qu'il y a un respect de la diversité : la culture, les langues, les traditions"(ici)

Mais ce n'est pas la peine d'apporter des preuves, des chiffres ou des témoignages, le nationalisme est une religion, il n'est pas basé sur la raison, mais sur des sentiments, et la raison est impuissante face aux sentiments.

Le discours de Llach sur l'impossibilité des espagnols à construire une véritable démocratie, trouve en parti ses racines dans le franquisme. Pendant la dictature, le discours était effectivement que les espagnols n'étaient pas faits pour le démocratie et le libéralisme. Et c'est dans ce corpus théorique et indigne, appris dans le milieu familial, et en catalan, que le petit Lluis appris la leçon. Avant de rompre plus ou moins avec sa famille, et de devenir anarchiste à Barcelone. En fait d'anarchiste, j'ai bien connu ce milieux à Barcelone, dans les années soixante dix, nous étions comme lui, surtout de jeunes romantiques, un peu immatures.

Ce genre de théories, se développe facilement dans le terreau raciste d'où est issu le nationalisme catalan, et on entend couramment parmi les nationalistes en Catalogne, que les espagnols n'ont pas l'ADN de la démocratie. Ils se veulent progressistes, et sont inconscients du caractère essentialiste de ces propos.

Il y a de nombreuses déclarations qui confirment ces préjugés racistes, ancore récemment dans les déclarations d'un Artur Mas ou d'un Jordi Pujol, à l'égard des andalous notamment. Ces préjugés, qu'on exprime naturellement dans l'arrière pays catalan, et que R.Godin a du entendre, sont diffusés de façon subliminale pour la paroisse électorale de politiciens nationalistes, prêts à tout pour le pouvoir. propos plus ou moins bien enveloppés dans un verbiage patriotique.

Le racisme est surtout la conséquence de l'ignorance, je conseillerai à Romaric, qui n'a l'air de connaitre de l'Espagne que Barcelone et la région du Bergueda, dans la province de Barcelone, de suivre l'exemple, ou de lire ce qu'écrit Joan Planas,(ici) jeune cinéaste de court métrages et photographe catalan. Acquis aux thèses nationalistes, Il considérai, comme beaucoup de catalans (trop), le reste des espagnols comme des crétins arriérés et paresseux, qui détestaient les catalans, et vivaient sur leur dos. Et qui ne deviennent sérieux qu'à leur contact en Catalogne. J'ai personnellement du supporter ce genre de saillies pendant des années dans l'Empordà, région du nord de la Catalogne, où le sentiment identitaire est très fort, et où les partis nationalistes sont hégémoniques. Joan Planas fit un voyage à travers toute l'Espagne, entre 2014 et 2015, allant de bistrot en bistrot, et engageant la conversation avec les gens, il s'aperçut après plus d'une centaine d'entretiens qu'il enregistra, que l'idée qui était encrée dans les campagnes de Catalogne sur l'Espagne et les espagnols, n'avait rien à voir avec la réalité, ses convictions nationalistes, et plus ou moins racistes, étaient le résultat de préjugés dus à l'ignorance, que des politiciens roublards entretenaient. Comme catalan affiché, il constata que jamais il ne fut ni rejeté, ni méprisé. Ces espagnols de Séville à Santander, et jusqu'aux Canaries, ne travaillaient pas moins que les catalans, et partageaient les mêmes préoccupations, les mêmes espoirs, les mêmes problèmes. Ce qui les rapprochait des catalans, étaient infiniment plus important, que ce qui les séparait. A son retour à Barcelone, Joan Planas avait perdu ses convictions indépendantistes.

 Pour le reste, il n'y a pas de spoliation de la Catalogne, et c'est facile à prouver, il n'y pas moins de corruption en moyenne en Catalogne que dans le reste de l'Espagne, il n'y a jamais eu de conquête de la Catalogne par la Castille, et jamais il n'y a eu de colons castillans en Catalogne. Sinon des paysans poussées vers les grandes villes par l'exode rural. Les franquistes, que des nationalistes catalans amnésiques croient uniquement castillans, n'eurent aucune difficulté à trouver des maires, et une administration aux ordres parmi les catalans. 

Les modifications de la constitution, sont possibles dans le cadre prévu par cette constitution.

Llach évoque cette constitution approuvé avec les fusils sur la table. J'étais à Barcelone à cette époque, et mes amis anarchistes militaient pour le boycott du référendum sur cette constitution, c'était parfaitement possible. Mais ce fut un fiasco, de toute l'Espagne, ce fut en Catalogne où le referendum fut approuvé avec le plus de clarté. 

Romaric Godin, devrait facilement comprendre, que si une partie du territoire entend passer outre le cadre constitutionnel, accepté par la majorité, il dévient  par conséquent légitime, qu'à l'intérieur même de ce territoire, une minorité prenne le large, au nom du fameux "droit de décider" qu'ils invoquent. Et que des municipalités, voir des provinces comme celle de Barcelone, où les nationalistes n'ont jamais été majoritaires, se désolidarisent du reste de la Catalogne. Ainsi le municipalité de Viladecans (60 000 h) a voté en juillet dernier une motion pour rejeter par avance toute loi ou directive venant du gouvernement autonome, non conforme à la constitution (ici) ce n'est pas la premiére comme le signale cet article d'"el periodico", Hospitalet de Llobregat (250 000h) deuxième ville de Catalogne, et Tarragone (130 000 h) ont déjà voté des motions similaires (ici) et (ici)

Les neuf plus grandes villes de Catalogne, ne sont pas gouvernées par les nationalistes, ils n'y sont pas majoritaires, et c'est dans ces communes que se situe l'essentiel de l'économie catalane. 

 Ni ceux qui n'avons que notre force de travail comme capital, ni ceux qui ont les moyens d'entreprendre, n'ont à gagner avec de nouvelles frontières. Il n'y que les politicien carriéristes démagogues et les spéculateurs,  qui peuvent y trouver un intérêt. 

 

 

 

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