Mon cadeau empoisonné du Père Noël et... au revoir!

Sois sage ô ma tumeur et tiens-toi plus tranquille.........

Sois sage ô ma tumeur

et tiens-toi plus tranquille.........

 

Mon petit coin de ciel très gris et déjà lourd de nuages gonflés de pluie s'est abattu sur ma tête, il y a deux jours : un joli cadeau empoisonné du Père Noël (ou de la Mère Fouettarde), qui n'a pas attendu le 24 décembre au soir, pour le glisser sous mon sapin.  Un vilain crabe, très vilain, s'est logé dans un organe, insidieusement, en silence, il y a fait son nid mortifère et a semé des graines ailleurs. Des sceaux de larmes. Il y a des choses indigestes dans la vie, si indigestes, qu'on ne les digère jamais...

 

Ici même, j'écrivais il y a deux jours (sous un texte de Jean-Jacques Birgé) :

 

.... "Le gris et le noir uniforme font peu à peu disparaître les couleurs qui teintaient la vie de nuances et les vociférations égotiques étouffent à jamais les solitudes silencieuses. Les festivités euphoriques dans l'entre-soi des maisons familiales les font oublier, les enfouissent dans l'indifférence.

 

Jamais un arbre de Noël ne m'a paru aussi dénudé, avant tout, d'humanité.... Ce monde est sans partage, d'une cruauté inouïe, malgré ses parures artificielles, ses enluminures dérisoires, ses frénésies consuméristes... tous ces cache-misères d'une vanité insoluble..."

 

Alors, pardonnez-moi, la rédaction de Mediapart (et ses abonnés assidus), si votre live très commenté m'est passé par-dessus la tête. Je ne l'ai pas regardé et ne le ferai pas. Vos combats discursifs ne sont plus les miens, je dois mener le mien, bien réel, en solitaire.

Aussi, je vous quitte dès le mois prochain, à l'aube de cette année 2017 qui s'annonce sous de bien sombres auspices...

Sans omettre de vous dire que non, votre campagne anti-mélenchonienne (je ne suis pas fan de Jean-Luc Mélenchon, loin de là) n'est pas la mienne, ni celle qu'augure la Primaire des sinistres rabatteurs dans leurs loques relookées car, voyez-vous, je ne sais pas si le temps m'accordera indulgence, mais j'ai deux enfants majeurs, un peu en galère, chacun à leur manière et une urgence vitale : penser à leur devenir car je n'ai rien d'autre à leur transmettre que mon amour. Je ne souhaite pas que leurs existences (ce "dur désir de durer") soient confisquées, sans état d'âme, par des rapaces aux promesses édulcorées par leurs portefeuilles, se déclinant du rose si bien délavé qu'on n'en distingue plus la couleur au noir le plus noir. Je n'ai plus de grandes illusions, juste un lambeau d'espoir d'un monde un peu meilleur pour eux. Je clos la parenthèse.

Pour conclure, je fais miennes les  dernières paroles de Cléo (Corinne Marchand), dans le film d'Agnès Varda (1962):

"Il me semble que je n'ai plus peur. Il me semble que je suis heureuse."

 

13210

 

 

 

 

 

 

 

 Ah! j'oubliais! Bonnes fêtes à tous (selon la formule consacrée)!

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