La dynamique infectieuse de nos discours.

Le SARS-CoV-2 flotte plus de dix minutes devant notre bouche à chaque mot émis

La dynamique infectieuse de nos discours.

The airborne lifetime of small speech droplets and their potential importance in SARS-CoV-2 transmission

 https://doi.org/10.1073/pnas.2006874117   Stanford University - May 4, 2020

 

Extraits : « À l'humidité relative (27 %) et à la température (23 °C) de notre expérience, nous nous attendions à ce que les gouttelettes se déshydratent en quelques secondes. Une particule déshydratée de 4 μm correspond à une gouttelette hydratée d'environ 12- à 21-μm de diamètre, ou à un volume hydraté total de ∼60 nL à 320 nL pendant 25 s de parole forte. Avec une charge virale moyenne de 7 × 106 par millilitre, nous estimons qu'une minute de forte communication génère au moins 1 000 noyaux de gouttelettes contenant des virions qui restent en suspension dans l'air pendant plus de 8 minutes. Ceux-ci pourraient donc être inhalés par d'autres personnes et, selon l'IAH, déclencher une nouvelle infection par le CoV-2 du SRAS…

 

Notre configuration actuelle ne détecte pas toutes les petites particules dans chaque image du film, et nos valeurs indiquées sont donc des estimations prudentes de la limite inférieure. Nous notons également que la charge virale de la salive présente de grandes variations d'un patient à l'autre. Certains patients ont des titres viraux qui dépassent le titre moyen de Wölfel et al de plus de deux ordres de grandeur, ce qui augmente le nombre de virions dans les gouttelettes émises à bien plus de 100 000 par minute de parole. Les noyaux des gouttelettes observés dans notre étude actuelle et précédemment par l'APS (2, 9) sont suffisamment petits pour atteindre les voies respiratoires inférieures, ce qui est associé à une augmentation des effets indésirables de la maladie.

 

Notre méthode de diffusion de la lumière laser fournit non seulement des preuves visuelles en temps réel de l'émission de gouttelettes de parole, mais évalue également leur durée de vie dans l'air. Cette visualisation directe démontre comment la parole normale génère des gouttelettes aéroportées qui peuvent rester en suspension pendant des dizaines de minutes ou plus et sont éminemment capables de transmettre des maladies dans des espaces confinés. »

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.