On dirait que le "Factotum" était dans les nuages le jour ou Mr. Omar Bongo, célébrant ses 40 ans de pouvoir en 2007, avait plaidé pour une révision du système politique.
Ainsi donc celui que l’opposant historique Pierre Mamboundou a qualifié naguère de « Factotum » a fini par parler ! Alléluia, Christ est ressuscité depuis Mouila dans la Ngounié, il va bientôt changer l’eau en bière tout en nourrissant les foules gabonaises qui ne vont pas tarder à suivre le "divin Messie de l’Eglise du Front" au Gabon, grâce au riz du sud-Gabon ... sans doute.
- L’ivoirité à la gabonaise comme seul programme ?
Le Factotum l’a dit lui-même, « In God he trusts » : « Convaincu donc à ce jour que ces principes et ces valeurs ne seront jamais trahis par le Front, j’ai ici et maintenant décidé sur l’honneur, devant Dieu, devant la nation et devant l’histoire d’inscrire mon combat à compter de ce jour dans le cadre des membres de l’opposition ».
On peut prêter au "Factotum" le bon Dieu sans confession comme au fils d’Omar Bongo qui ne veut pas assumer les "42 ans de pouvoir" catastrophiques de son père. Mais, Dieu a vraiment bon dos avec tous ces pédégistes (du Parti-Etat PDG et de l'opposition issue du PDG) qui gèrent le Gabon d’une manière ou d’une autre. Au Gabon, on peut le mettre à toutes les sauces, y compris les plus étranges.
Le « fils du père » qui est, dit-on, le plus mauvais Président que cette jeune « République » ait jamais connu, a échoué dans son projet de reformer un pays désormais embourbé dans la boue de l’échec (on se croirait sur la route impraticable de Minvoul d’ailleurs), mais les ministres et autres Vice-Président de la République sous le mandat de son Père qui viennent bercer d’illusions les populations sont pourtant responsables de la longévité du Système Bongo : l’ivoirisation du débat national au Gabon est devenu leur seul programme. Pourquoi ? Mais parce qu’ils n’ont aucune vision et qu’ils ont toujours échoué avec le Père Bongo, qui a vendu son pays pour des motifs bassement matériels. Il l’a lui-même avoué si l’on s’en tient à son « réquisitoire contre le bongoïsme » de décembre 2007 qui a condamné "son" propre Système, devant Dieu et devant les hommes.
- Face au pouvoir et devant les discours légers des néo-opposants, le procès du Bongoïsme par Omar BONGO ONDIMBA en 2007
Devant le « discours bilan » au cours duquel l’ancien Chef d’Etat a reconnu avoir quasiment "saccagé la plantation" du Gabon malgré lui comme une armée de méchants criquets voraces, il est étonnant d’entendre les discours superficiels et légers des néo-opposants comme celui du "Factotum du 6 décembre 2014". On dirait qu'il était dans les nuages le jour ou Mr. Omar Bongo Ondimba, célébrant ses 40 ans de pouvoir, avait plaidé pour une révision du système politique. Une « révision » du système politique, ce n’est quand même pas l’Union du Peuple Gabonais (UPG) qui a exigé la fin du "Système Bongo" en décembre 2007 devant ceux qui prendraient le pouvoir ou commenceraient à passer dans l’opposition ... deux ans plus-tard.
On se souvient encore des paroles inquiétantes d’un Omar BONGO au crépuscule de son existence : « Depuis 1990, nous consacrons trop de temps à la politique, (a-t-il déclaré à l’endroit de la classe politique gabonaise et dans l'ordre protocolaire à son Vice-Président d'abord). Cette étape était nécessaire dans le renforcement du processus de construction nationale Nous avions besoin de discuter, de nous disputer parfois. Nous avions besoin de nous comprendre pour mieux accepter nos différences. Désormais trêves de joutes politiciennes. »
Cela n’empêche pas ses anciens collaborateurs et ses enfants (parmi lesquels Ali BONGO et Pascaline BONGO) de bloquer le pays aujourd’hui dans le cadre de leurs distractions politiques et de leurs appétits financiers. Est-ce qu'on mange la gabonité ? Est-ce qu'on dort dans l'ivoirité à la gabonaise ? Nos parents meurent, les gens souffrent et nous n’avons plus aucun espoir … Mais eux, ils nous distraient avec l’ivoirité à la gabonaise tout en se disputant les héritages divers et variés, notamment un premier pactole de presque 100 000 milliards de francs CFA, selon certaines sources.
Mr. Omar Bongo Ondimba leur a demandé de rompre avec la corruption, estimant que l’enrichissement illicite est la cause principale du retard qu’accuse son pays en matière de développement - en plus d’autres maux tels que l’ethnisme (La Société d'Eau et d'Energie du Gabon, SEEG, dirigée par le "Factotum" a été une des entreprises les plus tribalisées du pays), le clientélisme, l’affairisme et la politisation à outrance. Vous croyez qu’ils ont changé ? Vu leurs agissements, ce serait très étonnant, surtout s’ils sont convaincus qu’ils ont raison et qu’ils vont forcément diriger le Gabon dans quelques jours ou dans quelques semaines, après la fuite de Mr. Ali Bongo Ondimba. Rien que ça ...
Et ce sont ces gens qui ont "gaspillé" le Gabon (le Prince actuel et une certaine Dame de Pique blindée aux as) qui sont toujours là pour nous empêcher d’évoluer librement avec leurs complices. Ils ont détruit nos vies depuis près d’un demi-siècle et veulent nous pourrir l’existence jusqu’au bord de la tombe semble t-il, mais un œil les observe … disions-nous.
Les Gabonais vont peut-être se laisser berner une fois de plus par une génération à qui Omar BONGO a clairement dit que « Dieu ne nous a pas donné le droit de faire du Gabon ce que nous sommes en train de faire … » mais une génération lucide ne va pas se laisser abuser pour une fois, même par pur narcissisme médiatique ou même pour "deux ou trois rendez-vous" avec on ne sait qui ici ou ailleurs. La survie du Gabon en tant qu’Etat-Nation est engagée et nous sommes peut-être la dernière génération d’adultes avant le déclin définitif du pays.
- Les gens veulent le changement et la fin d’un Système "génocidaire" à deux têtes
Notre responsabilité est grande devant l’Histoire et nous n’avons pas le droit de faire comme si le 2e Président du Gabon n’a pas lui-même fait le procès du Bongoïsme. On est parfois stupéfaits face à la naïveté de beaucoup. Si au moins, les adeptes de la « sorcellerie politique » avaient la décence d’un ancien Ministre de l'intérieur qui a au moins esquissé un semblant de repentir en 2009, en se mettant à genoux pour demander pardon au Peuple Gabonais.
Et les Factotums ? Bien au contraire, ils vous narguent avec leur argent, leur voyages, leurs vies de luxe, leurs longs discours qui sonnent faux et leurs contes de fées qui ne valent pas mieux que la « cigale et la fourmi » revue et corrigée par le Président du Gabon le 17 août 2014.
Les gens veulent le changement et la fin d’un Système "génocidaire" à deux têtes et ce n’est pas si difficile à comprendre pourtant ! Mais le « Peuple » fait face en réalité à des pédégistes autistes au cœur du pouvoir et à d’autres pédégistes du chaos contrôlé tapis dans l’opposition. Nous sommes au regret de le dire : on n’accepte pas ces mises en scène d’une opposition qui n’en est pas une, en tous cas, l’espoir ne peut pas venir d’une manipulation systémique même piloté par des "êtres supérieurs" qui vivent dans les pays froids. On doit le refuser quitte à être fustigé, par erreur de jugement.
Il faut exiger des néo-opposants mais aussi du pouvoir gabonais une repentance générale de la classe politique qui a aidé le Président Omar Bongo à échouer dans son projet de « rénovation » du pays. Et nous voulons qu’ils laissent tranquilles les populations (en premier lieu Le Prince et la Dame de Pique du Gabon) et qu’ils se retirent sur la pointe des pieds, sinon le pire est à craindre.
Ils ont assez d’argent pour vivre mille vies (autour de 55 milliards d’euros pour les seuls enfants Bongo Ondimba) mais ce pays est aussi à nous !
Ces acteurs d’un autre âge qui nous empêchent de vivre et qui croient encore que la puissance (surtout financière) suffit pour dominer, sont dans l’erreur. Pendant qu'ils pensent que le Système Bongo peut tenir encore des années, les gens sont épuisés et sont prêts d'exploser ! Nous croyons en l’action de la Providence, nous disons que « non ». Il est temps d'arrêter les dégâts ! La patience du « Peuple » à ses limites.
Vous avez raison de craindre qu’il n’ouvre les yeux sur vos responsabilités en manipulant ses plus bas instincts mais aucun mensonge ne peut durer éternellement. Et comme l’a très justement souligné le Président Omar Bongo devant vous tous d’ailleurs : « (Dieu) nous observe, il nous regarde et nous dit amusez – vous mais … », tic-tac, tic-tac, tic-tac …
Bruno Ben MOUBAMBA
Secrétaire Général de l’UPG