Les autorités gabonaises ont procédé à plusieurs arrestations lors d'une marche pacifique de l'opposition
http://www.bbc.com/afrique/region-36876661?SThisFB
Le correspondant de la BBC rapporte que des grenades assourdissantes et lacrymogènes ont été utilisées par la police.
Une marche non autorisé de la coalition des candidats à la présidentielle au Gabon a été réprimée dans la violence à la Libreville, ce samedi.
La candidature d'Ali Bongo Ondimba est remise en cause par l'opposition qui conteste la crédibilité de l'acte de naissance du chef d'Etat prétendant à un second mandat.
Le correspondant de la BBC rapporte que des grenades assourdissantes et lacrymogènes ont été utilisées par la police.
Deux journalistes ont reçu des coups des policiers encagoulés.
Au slogan de « Non à la candidature anti constitutionnelle d'Ali Bongo Ondimba », visible sur certaines banderoles, la marche a rassemblé plusieurs centaines de partisans dans le deuxième arrondissement de Libreville.
Bruno Ben Moubamba, figure de l'opposition et candidat à l'élection présidentielle du 27 août prochain au Gabon assistait à cette manifestation.
Contacté par la BBC sur les actes des forces de police, le ministre de l'intérieur Pacome Moubele Moubeya a insisté sur l'interdiction de cette marche pacifique de l'opposition dans la capitale.
C'est la deuxième fois en un mois que la police empêche les adversaires politiques du président Gabonais d'organiser des rassemblements dans la capitale du pays.
Un recours pour l'annulation du dossier de candidature d'Ali Bongo Ondimba pour défaut d'acte de naissance a été adressé à l'attention des neuf hauts magistrats de la Cour constitutionnelle.
Gabon : la police charge des opposants, un caméraman de l'AFP tabassé
http://www.europe1.fr/international/gabon-la-police-charge-des-opposants-un-cameraman-de-lafp-tabasse-2806378
20h23, le 23 juillet 2016
Image d'illustration. Une manifestation au Gabon, en décembre 2013. @ XAVIER BOURGOIS / AFP
Un autre journaliste a été également molesté par les gendarmes qui lui ont pris son appareil photo.
Les forces de l'ordre gabonaises ont violemment chargé samedi à Libreville un rassemblement d'opposants, tabassant en outre un caméraman de l'Agence France-Presse (AFP) qui couvrait cette manifestation organisée à l'approche de l'élection présidentielle du 27 août. Plusieurs centaines de personnes ont répondu vers midi (11h00 GMT) au mot d'ordre de l'opposition pour contester la candidature du président-sortant Ali Bongo Ondimba, près du rond-point de la Démocratie bouclé par les forces de l'ordre.
L'ancien président de l'Assemblée présent. Le cortège s'est formé à l'écart du rond-point, où une quinzaine de chefs de file de l'opposition ont formé une chaîne en se tenant la main sur quelques dizaines de mètres devant les autres manifestants. Parmi eux, l'ancien président de l'Assemblée nationale et candidat à la présidentielle, Guy Nzouba Ndama. Leur faisant face à une cinquantaine de mètres, les forces de l'ordre ont commencé à lancer des grenades lacrymogènes alors que des manifestants chantaient en chœur l'hymne national "la Concorde". Les forces de l'ordre ont violemment dispersé le rassemblement, et de nombreux tirs ont été entendus, selon la journaliste de l'AFP qui a vu Guy Nzouba Ndama, 70 ans, courir pour se protéger avec d'autres manifestants.
Un journaliste jeté dans un pick-up et tabassé par des gendarmes. Des heurts ont ensuite eu lieu entre les forces de l'ordre et des jeunes venus du "mapane" (quartier populaire) voisin, qui ont défié la police. Le caméraman du service télé de l'AFP a été jeté dans un pick-up par des gendarmes cagoulés et armés alors qu'il couvrait les heurts avec une caméra dûment identifiée, affirmant avoir été mis en joue. Il a alors été tabassé par plusieurs gendarmes, avant d'être relâché au bout de quelques minutes avec sa caméra. Se plaignant du dos, il a été dirigé pour des radiographies vers un hôpital de Libreville. Un autre journaliste a été également molesté par les gendarmes qui lui ont pris son appareil photo. Un émissaire des Nations unies, Jeffrey Feltman, avait exprimé vendredi sa "profonde préoccupation" face aux tensions au Gabon à l'approche de la présidentielle.