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Billet de blog 24 novembre 2014

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Gabon / Le syndrome des "hors-la-loi" de la Dola à Port-Gentil et l'option du chaos à venir

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Des phénomènes concomitants montrent qu’au Gabon, nous sommes en train de casser le minimum de contrat social qui lie les Gabonais : le respect des « lois » que le Système a lui-même édicté pour éviter le chaos et la raison du plus-fort. Dans le Département de la Dola qui devrait être dirigé aujourd’hui par l’Union du Peuple Gabonais, les conseillers du Parti au pouvoir violent les lois relatives à la bonne gouvernance et notamment la Loi 15/96 sur la décentralisation : la « Mairesse » de Ndendé foule aux pieds les droits de l’opposition et fait ce qu’elle veut au grand désespoir de ses propres partisans d'une part; et d'autre part, un Magistrat dissident politique de l'UPG, en dépit de la Loi lui interdisant de se faire passer pour le Président de l'UPG,  nargue la justice qu'il a longtemps rendu, encouragé en cela, par ses parrains politiques qui sont pourtant des architectes de la dictature gabonaise devenus opposants.

Le Pacte des loups ? On reconnait le "Président de l'UPG" (entre Mr. Eyéghé Ndong et Mr. Bengone Nsi) choisi et financé par le parrain d'un pseudo Front "Uni" de l'opposition. Un "Président" désigné comme tel de manière frauduleuse à Port-Gentil par des architectes de la dictature gabonaises pendant les temps les plus sombres du bongoïsme triomphant et souvent des ennemis personnels de feu le Président Pierre Mamboundou.   

  1. Le non-respect d’un minimum de « lois » est un encouragement aux affrontements physiques

Fort heureusement, le Président de l’Assemblée Départementale (du Parti au pouvoir) qui aurait détourné près de 80 millions de francs CFA dans les caisses de cette collectivité locale que l’UPG aurait pu gérer avec une autre efficacité, a été arrêté par les Forces de la Gendarmerie Nationale. Dans un récent article, l’échec des concepts bongoïstes de « Ngounié Forte » et de « Plan Stratégique Gabon Emergent » ont été soulignés par ce blog. On ne peut que se réjouir que pour une fois la loi s’applique (aussi) aux mauvais gestionnaires du Parti au pouvoir. Le Directeur Général du Budget a utilisé les ressources du budget de l’Etat pour empêcher l’UPG d’atteindre un objectif noble : la mise en place d’un modèle de bonne gouvernance dans deux collectivités locales gabonaises : la ville de Ndendé et l’Assemblée Départementale de la Dola.

Que l’on tire les conséquences fâcheuses de la culture politique du Directeur général du Budget  décrédibilisé dans l’incompétence des hommes et des femmes positionnés contre l’UPG en décembre 2013.Il est regrettable que ce cher pays qu’est le Gabon n’ait été confié qu’à des hommes ou à des femmes "sans foi ni loi", que la racaille et la voyoucratie y règnent en maîtres absolus et que ceux qui peuvent relever le Gabon aient les pieds et les mains liés. Il faut le regretter sincèrement, car le fait de voir une République telle que le Gabon, n’avoir de choix qu’entre "la peste et le cholera" est plus qu’une souffrance quelconque … C’est une torture quotidienne et donc permanente.

Que faire pour arrêter les frais qui détruisent l’espoir jour après jour ? Continuer, y croire, ne pas s’arrêter, accepter les épreuves sans céder à la séduction du moindre effort ou des pactes avec le diable. Ne pas pactiser avec le diable qui s’habille en prada c’est-à-dire avec les plus beaux atours et les apparences du bonheur facile. Il faut se réjouir qu’à l’Union du Peuple Gabonais (UPG), il existe des hommes et des femmes dignes qui n’ont jamais cédé à la corruption. Mais, malheureusement, cette donne n’est pas généralisable et il faut rester prudent.

Toutefois, par rapport aux mœurs d’une grande partie de l’élite politique du Gabon, on ne peut pas dire que l’intégrité soit la chose la mieux partagée … Celles et ceux qui ricanent de la faiblesse des moyens de l’UPG oublient de souligner également que ce fait, est aussi une marque de dignité et une belle richesse signes d'une capacité de « bien gouverner » la Nation un jour, après avoir mesuré les souffrances du Peuple.

Une mobilisation très largement inférieure aux capacités de mobilisation de feu le Président Pierre Mamboundou.

  1. Un Magistrat devenu dissident UPG se transforme en hors-la-loi au nom de la logique insurrectionnelle des milliardaires d’un Front Uni

 
Les militants de l’UPG ne doivent pas avoir peur de ce qu’ils sont mais peuvent être fiers de là d’où ils viennent : la vallée des grandes épreuves purificatrices. On ne parle pas ici de ces militants qui ont bénéficié de mille avantages professionnels grâce à ce parti, il est question ici de ceux qui ont tout perdu, ceux qui ont été empêchés de progresser, ceux que l’on a injustement persécuté, ceux qui sont morts et qui ne verront pas la fin de l’histoire si elle arrive un jour, et ceux qui ont oublié jusqu’au souvenir du bonheur des choses simples. Alors, l’UPG doit sortir des jugements de valeur, des petits calculs personnels et des occasions manquées.L’UPG doit revivre et il ne dépend que de nous, de faire revivre les "ossements desséchés" de ce Parti. Pourrons – nous, nous dépasser ? Il n’est pas inutile de se poser cette question tous les jours car entendre à Port-Gentil (samedi 22 novembre 2014, au stade Divoungui), un ancien Conseiller Juridique de l’UPG s’aligner derrière des acteurs qui ont mis en place les bases de la dictature au Gabon a de quoi rendre perplexes.

Accepter que les dits architectes du Système présentent publiquement le « Conseiller » en question comme un Président de l’UPG, en dépit d’une décision de Justice lui déniant cette qualité, c’est montrer au pays qu’on ne veut plus du minimum de « lois » qui nous relient au Gabon. La logique aurait en réalité voulu que ce soient eux, les parrains, qui soient présentés par leur faux Président de l'UPG puisqu'ils n'ont pas de Parti. On veut sans doute que nous allions vers la « loi de la jungle » et sans doute vers des affrontements. Les choses sont désormais claires ... Et c’est ici qu’il faut stigmatiser l’extrême faiblesse des autorités pour qui les « lois » ne doivent défendre sans doute que les intérêts du Président Ali BONGO ONDIMBA. On laisse un Magistrat bafouer les lois qu’il a lui-même fait appliquer avec une extrême rigueur quand il était Président de chambre, on interdit à Ntoum une réunion publique du seul et unique « UPG » malgré tout ce qui est reproché au Secrétaire exécutif Mathieu MBOUMBA NZIENGUI. Et demain, quand les uns se feront enterrés dans les cercueils que d’autres ont promis dans « l’affaire UPG », le pouvoir se frottera les mains sans voir que tout le monde finira dans un cercueil un jour.

L’ancien Conseiller Juridique viole sans crainte les « lois » de la République Gabonaise qu’il veut co-diriger avec ses nouveaux amis et néanmoins anciens ennemis de son Président Pierre MAMBOUNDOU parce que des « êtres supérieurs », dans la plus stricte tradition de l’indigénat à la gabonaise, leur ont déjà garanti une victoire politique. Mais l’ancien Conseiller Juridique de Pierre MAMBOUNDOU devrait aussi dire la vérité à ses parrains qui projettent désormais de le présenter dans tout le pays, à l’occasion de leur tournée nationale comme le nouveau Président de l’Union du Peuple Gabonais et mieux encore l’héritier autoproclamé de Mr. Pierre Mamboundou, y compris dans le Woleu Ntem prochainement, en dépit d’une décision de justice qui, une fois encore, lui dénie cette qualité et dont l’appel n’est pas suspensif.

Si donc, il n’y a plus un minimum de lois à respecter dans une République même bananière comme la nôtre, que reste t-il à part les affrontements ? Devons – nous, nous attendre à une guerre civile dans ce pays ? Est-ce cela qui est recherché ? L’avenir nous le dira ! Mais encore une fois, la « loi » devrait être strictement respectée, sinon nous sommes devant un encouragement à l’affrontement et à la raison du plus fort. Et c’est précisément ce qui détruit l’Afrique noire et qui peut anéantir demain le Gabon, un pays qui ne semble plus être gouverné depuis quelques temps.

Bruno Ben MOUBAMBA

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