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Billet de blog 29 sept. 2022

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PEUT-ON SE REMETTRE D’UNE GIFLE ? Mis à jour le 08/10.

Oui, sinon toutes celles ou ceux qui en ont reçues seraient traumatisés à vie et leurs existences seraient fichues.

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Mise à jour :

J’ai écrit ce billet avant d’avoir regardé l’émission MeToo, 5 ans après, par A l’air libre.

J’y ai trouvé de nombreuses convergences avec ce que j’exprime ici, notamment le témoignage de la patineuse Sarah Abitbol dont la phrase très forte : « … quand tu te réveilles le matin et que t’as plus d’angoisses ... »

A voir et écouter l’extrait : https://youtu.be/gt_RK1Mfnyk?t=582

J’ai volontairement choisi de ne traiter, imparfaitement sûrement, que l’après de la gifle et des violences et de la possibilité de s’en remettre.

Les commentaires relativement nombreux ne sont en fait que des échanges stériles avec une abonnée qui a refusé ou été incapable de rentrer dans le sujet du billet. J’ai à cette occasion répété et précisé ma pensée dont l’émission citée plus haut a plutôt confirmé mon propos.

Ci dessous le billet initial sans modification :

Céline Quatennens doit être plus peinée par la rupture de son couple, par l’impasse dans lequel il s’est trouvé enfermé sans autre issue possible que d’en souhaiter, demander sa dissolution. La douleur d’un tel échec doit être bien plus forte que la gifle et les altercations qui l’ont amenée à déposer une main courante. C’est sûrement la rupture qui sera difficile à surmonter plus que les séquelles physiques ou morales de la violence manifestée par son mari.

Adrien Quatennens doit bien être aussi dans une situation identique avec, en plus, cette violence qu’il n’a pas su ou pu maîtriser. Il ne voulait pas divorcer, il a pu croire que cette famille qu’ils avaient construit ensemble, cet enfant sûrement naît de l’amour et de la volonté de bâtir un avenir commun, méritaient de se « battre » pour les sauvegarder.

Il n’a pas mesuré, senti leur union se déliter, il a cru au-delà du raisonnable que rien n’est jamais définitivement perdu.

Il a à surmonter cette rupture comme tout personne qui divorce. Il doit être lui aussi plus traumatisé par la séparation que par les épisodes violents qui ont émaillés l’évolution de leur relation. Il doit s’en vouloir, mais cela ne peut atténuer le déchirement qu’il a vécu et qu’il accepte aujourd’hui. Il doit les regretter, il l’a dit, il s’en est excusé, en cela il a enfin choisi de voir la réalité en face et d’assumer ses responsabilités. Il espère peut-être ainsi que leur séparation puisse enfin se faire dans les meilleures conditions possibles, pour tous les deux, pour leur enfant.

La vie continuera pour eux, ils s’en « remettront » comme tant d’autres. Ils trouveront souhaitons-le, une nouvelle vie plus sereine au sortir de cet épisode douloureux.

Pour elle, qui n’est pas une personne publique, ce sera sûrement plus facile.

Pour lui, c’est le château de cartes qui s’effondre, c’est en plus, l’homme public qui se trouve à terre.

Il se relèvera, il ne le sait peut-être pas encore, mais il trouvera sa voie. Il aura beaucoup d’embûches sur son chemin, sur sa reconstruction. De cette double épreuve il peut sortir plus fort, elle peut même lui donner une dimension nouvelle et lui redonner l’envie de se battre, de reprendre le combat qui est le sien depuis qu’il est entré en politique, y compris sur les violences faites aux femmes qu’il aura vécues de l’intérieur.

Il faut effectivement beaucoup de courage et de dignité pour avoir réagi comme il l’a fait, comme s’il se réveillait d’un mauvais rêve et en assumait la réalité au lieu de la nier, la fuir et s’en remettre à ses avocats pour défendre l’indéfendable. C’est ce courage et cette dignité qu’il a en lui, qui sont lui, qui feront de lui un homme nouveau qui saura ne garder que le meilleur de lui-même.

C’est pour ma part ce que je souhaite pour tous les deux, que leurs vies continuent, en mieux, et qu’aux mauvais souvenirs succède un avenir serein où chacun trouvera la voie de son accomplissement.

Ce qui ne me tue pas me rend plus fort”. Nietzsche 

« Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends » Nelson Mandela

Je ne sais rien de Céline Quatennens. Pour lui je n'en sais pas plus que tout le monde. 

Attention, ce billet contient de nombreux échanges qui n'ont rien à voir avec le sujet.

Pour chercher des coupables et en débattre, ce n'est pas ici.

Pour expliquer, proposer des idées pour se remettre d'un gifle, savoir si c'est possible, oui.

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