Qui a fait ça, c'est pas moi, c'est Valérie!

Violée, battue et séquestréé

Il violait une jeune demoiselle qu'il avait fait venir du Togo, tous les matins. Je l'entendais crier de toutes ses forces. C'était horrible! Elle sortait de la pièce, les cuisses pleines de sang. Du haut de mes dix ans, je ne comprenais pas ce qui se passait, mais comprenait que cette jeune fille qui était un peu plus âgée que moi et qui n'avait pas le droit de sortir de l'appartement qu'on habitait, était forcée à faire quelque chose qu'elle ne voulait pas. Et, tous les matins, dès qu'il rentrait dans sa chambre et fermait la porte, elle savait ce qui l'attendait et se mettait à crier et pleurer, c'était horrible!

Je ne comprenais pas, pourtant, sa femme, l'autre togolaise dont j'étais le souffre-douleur aussi était plus âgée que cette jeune femme et malgré qu'elle entendait les cris de cette jeune demoiselle, elle restait de marbre.

Nous avions pour habitude de partir à l'école le ventre vide. Nous n'avions pas le droit de nous laver pendant des jours.

Voler sur le marché de Carnoules pour manger.

Il nous emmenait à la déchetterie pour aller chercher à manger. 

Il attendait que le viande soit avariée pour nous le donner à manger. Il était nécessaire que le quatre-quart soit moisi pour qu'elle ou lui nous le donne à manger. Et, c'est là, c'est quand ils avaient décidé de nous nourrir.

Puis, un jour, il m'y emmena pour me violer.

J'étais obligée de me cacher du mieux que je pouvais quand j'avais mes règles. Car, ça existait ce vicieux. Je n'avais même pas de tissus qui pouvaient servir de serviettes hygiéniques.

Etre battue à mort pour avoir fermé la porte de l'ascenseur ou en parlant dans les escaliers quand on descendait pour aller à l'école. Etait mon quotidien. Je savais qu'en revenant de l'école, j'allais être battue à mort par ce qu'elle en avait envie, tout simplement. Donc, à force, je me préparais psychologiquement. Puis, à petit, je ne ressentais plus la douleur. 

Puis, quand ses deux enfants préférés faisaient des bêtises, ils disaient, "c'est pas moi, c'est Valérie", et, là, il me demandait d'enlever tous mes vêtements, de m'allonger par terre, puis, il prenait une planche en bois bien lourd et épais, et me battait avec jusqu'à ce qu'il soit satisfait et là, il me demandait de me lever. Il l'a essayé le fouet au tout début, néanmoins, ça ne le satisfaisait pas intérieurement.

Puis, s'il ne violait pas la jeune demoiselle qu'il a fait venir du Togo, il violait celle qui lui servait de poulet à égorger à chaque fois qu'il se sentait le besoin, pendant que sa femme, elle, entretenait des relations sexuelles avec son fils à lui, le petit qui est mort violement pendant qu'il jouait au ballon avec ce dernier.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.