Une formule inepte qui résume la ligne moustachue de Mediapart.
Qu'est-ce que l'islamisme en tant que tel ? Une idéologie qui transforme la pratique religieuse en pratique politique antirépublicaine et totalitaire. Mais ce n'est pas grave. Si l'on met de côté l'ineptie du propos, on se demande alors comment et pourquoi "expliquer" si "ce n'est pas grave" ?
Qu'est-ce qui est grave pour Jade Lindgaard ? Pas l'islamisme. Le "racisme d’État", selon elle. Cette expression mériterait pour le moins d'être étayée. Y a-t-il une place pour le racisme d’État dans notre constitution ? Dans nos lois ? Madame Lindgaard peut-elle nous citer des lois racistes ? Parler de discrimination et de ségrégation racistes au niveau des politiques, celles du logement, de la ville, de l'éducation, de la culture, des pratiques policières, etc. serait plus pertinent. Et faire le lien entre ces formes de racisme de la société et l'islamisme dans les quartiers, permettrait peut-être d'éclairer ces deux phénomènes. Mais n'en demandons pas trop aux journalistes de Mediapart ! Du moment qu'ils ont bonne conscience, qu'ils défendent le Bien, ils peuvent se permettre de traiter par dessus la jambe une enquête sur un tartuffe islamiste, de participer à des causeries avec lui pour le "dédiaboliser", de lui servir la soupe, d'aborder le procès Merah comme un vulgaire fait divers, de nier ce qui se passe dans les quartiers, ce n'est pas grave !
Car, finalement, ce qui est grave, ce n'est même pas le racisme réel, ne l'oublions pas, c'est l'émoi provoqué par les accusations à l'encontre de Tariq Ramadan, émoi qui ne révèlerait rien d'autre que d'un "moment d'islamophobie fort" dans la société française.
Voilà comment des journalistes ordinaires font le jeu de l'islamisme. Ramadan et Al-Suria doivent s'en frotter les mains. L'islamisme et son corollaire, l'ultra-violence, ce n'est pas grave !
Que vaut encore ce journal ?