.
Le parti des Verts est un mouvement composé d’une phénoménale proportion d’élus (grâce au PS voire au PC) sur ses 8000 adhérents revendiqués dont la moyenne d’âge est une des plus élevée avec celle des militants du PCF (59 ans).Ces données expliquent-elles le tournant vers une « Waechterisation »(1) accélérée ?
.
Trois récentes orientations du Collège exécutif des Verts donnent à réfléchir :
- leur refus, pour la première fois, de signer avec l'ensemble des partis de gauche, du PS au NPA, deux communiqués de soutien à la mobilisation sociale organisée par le front syndical.
- la réception en « grande pompe » d’Edouard Balladur dans leur siège avec, pour conclure, un message sans ambiguïté disant que les parlementaires Verts soutiendraient pleinement les propositions issues…de la « commission Balladur » alors que ces propositions sont condamnées, pour l’essentiel d’entre elles, par l’ensemble de la gauche.
- Enfin, l’effarant communiqué de presse sur le G20 exprimant sans aucune réserve critique « Le G20 a pris des engagements importants visant à renforcer la régulation financière, à la fois dans chacun des Etats et au plan mondial, allant jusqu’à la surveillance des fonds spéculatifs et l’appel à en finir avec le secret bancaire."
.
.
Au-delà de ce néo-centrisme – qui devrait poser bien des problèmes en interne – la position sur le G 20 ne manque pas d’étonner par la désinvolture qu’elle implique à l’échelle de la crise mondiale.
Que les Verts ne soient pas des « anticapitalistes » ni même des antilibéraux cohérents n’étonnera pas grand monde.Mais, qu’ils approuvent, parmi les mesures prises lors du G 20, celle de l'argent débloqué pour renforcer le rôle du FMI et de la Banque mondiale qui sont parmi les principaux coupables de la déréglementation néo-libérale globalisée laissera pantois plus d’un électeur potentiel de leur liste « Europe – écologie » ! Sans parler de la farce des excentriques listes grisées « de paradis fiscaux » que les Verts transforment en « fin du secret bancaire »….
(1) Du nom d’Antoine Waechter, adepte du « ni droite, ni gauche » et désormais « dirigeant » d’un petit « Mouvement écologiste indépendant ».