Le POUM, Révolution dans la guerre d'Espagne

. Cet ouvrage qui vient de paraître a été écrit par Wilebaldo Solano, dernier dirigeant du POUM encore vivant, mort en août dernier. (Photo W. Solano avec A. Nin)Présentation - hommage...

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Cet ouvrage qui vient de paraître a été écrit par Wilebaldo Solano, dernier dirigeant du POUM encore vivant, mort en août dernier. (Photo W. Solano avec A. Nin)

Présentation - hommage...

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Né le 7 juillet 1916 à Burgos, Wilebaldo Solano a vingt ans quand éclate, le 18 juillet 1936, la rébellion militaire contre la République espagnole.

Militant du Parti ouvrier d'unification marxiste (POUM), le parti socialiste révolutionnaire anti-stalinien, il est secrétaire général des Jeunesses de ce parti.

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Après avoir échappé à un attentat stalinien en 1937, il fait partie de la nouvelle direction du POUM après que nombre de ses dirigeants aient été tués au combat ou assassinés par les staliniens, dont Andréu Nin, enlevé et torturé par les hommes de Moscou.

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Passé en France en février 1939, Wilebaldo Solano est condamné par un tribunal militaire français à vingt ans de travaux forcés en février 1941. Libéré par un groupe de partisans en juillet 1944, il combat dans le maquis et participe à la libération d'Agen et de Marmande.

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Il rentre clandestinement en Espagne en 1947 pour réorganiser le POUM. En exil, il travaille à l'Agence France Presse tout en participant à divers revues marxistes-révolutionnaires.

Il participe à la création de la Fondation Andreu Nin qui a pour objectif la réhabilitation des victimes du stalinisme espagnol et la défense du socialisme révolutionnaire et démocratique.

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Quand la nuit franquiste s'est abattue sur l'Espagne tandis que montaient au firmament les étoiles jumelles du fascisme et du stalinisme, Wilebaldo Solano n'a renoncé à rien. Il a continué le combat contre chacune de ces deux étoiles, pour qu'un nouvel astre se lève. La révolution et l'émancipation de l'humanité sont restées son horizon.

Sa mémoire incandescente nous a rappelé que le curé franquiste de Villablino qui clamait en chaire aux familles des fusillés que "les rouges sont de tels démons que même la terre n'en veut pas et les rend" avait raison: les démons sont éternels.

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Et Wilebaldo, mort pendant la période estivale, était un sacré démon !

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Le texte est celui de la présentation par les Editions Syllepse / Collection "Le Présent Avenir"
2002, 366 pages, 20 euros

 

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