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Billet de blog 23 décembre 2008

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Sarkozy, les épiciers et le préfet

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris s'est prononcée, mardi 23 décembre, pour le maintien en détention de Julien Coupat, incarcéré depuis la mi-novembre dans l'enquête sur des dégradations contre des lignes SNCF. La demande d'élargissement de sa compagne, Yldune Lévy, avait été également rejetée vendredi. La raison ? Emprisonnée depuis le 15 novembre, elle n’a pas encore été auditionnée par un juge d’instruction !

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La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris s'est prononcée, mardi 23 décembre, pour le maintien en détention de Julien Coupat, incarcéré depuis la mi-novembre dans l'enquête sur des dégradations contre des lignes SNCF. La demande d'élargissement de sa compagne, Yldune Lévy, avait été également rejetée vendredi. La raison ? Emprisonnée depuis le 15 novembre, elle n’a pas encore été auditionnée par un juge d’instruction !

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Julien Coupat, qui a déjà été auditionné par le juge d'instruction avait été remis en liberté vendredi dernier par le juge des libertés et de la détention, mais le parquet avait interjeté un référé liberté.
Le magistrat devait juste décider s'il y avait "lieu à référé", c'est à dire si cette procédure d'urgence, qui permet le maintien en détention de Julien Coupat après la décision du juge des libertés et de la détention, est justifiée.
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Tout comme sa compagne, Julien Coupat est incarcéré à la maison d'arrêt de la Santé depuis le 15 novembre, date de sa mise en examen pour "direction d'une association de malfaiteurs terroristes", un crime passible des assises.

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Sur les neuf personnes traitées dans les grands médias d’anarcho-autonomes, membres d’une « cellule invisible » de l’ultra gauche ( ?) sur l’aimable incitation de la ministre de l’Intérieur, tous ont été relâchés à l’exception du couple…épicier à Tarnac.

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La première page couleur de Libération du couple Joffrin – Rotschild titrait : « L’Ultra-gauche déraille », entérinant ainsi, sans aucune preuve ni la moindre enquête, la version MAM – SNCF.

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Le quotidien s’insurgera-t-il, demain, en première page de la grâce présidentielle en faveur de l'ancien préfet du Var, Jean-Charles Marchiani, proche des milieux d’extrême droite, actuellement emprisonné pour trafic d'influence ? Cette faveur équivaut à 6 mois de remise de peine.

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"M. Marchiani pourra demander une libération conditionnelle", ajoute le parquet de Paris.

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C'est le cadeau de Noël de Sarkozy à l'égalité des droits...

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