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Depuis quelques jours, trois internautes se répandent dans les fils de discussion qui suivent mes billets avec une hargne décuplée.
Certes, les effets liés au solstice d'hiver peuvent fournir un début d'explication mais ne me convainquent guère.
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Ces abonnés à Médiapart, habitués du Club, ont peu en commun dans leurs préférences partisanes mais ils se signalent tous trois par une vision catéchiste de leur engagement.
Deux d'entre eux se proclament adeptes de Badiou (1), l'autre fait procession pour Ségolène Royal. Ce qui, bien sûr, est leur droit le plus strict.
Le problème est qu'ils usent, chacun avec leur langage, de la même hystérie et profèrent des flots d'injures où l'odieux le dispute à l'ignorance avec le même moteur : la haine des idées distinctes des leurs.
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S'il m'est arrivé d'avoir des « prises de bec » avec des membres du Club, je n'ai jamais proféré d'insultes à l'égard de quiconque et tente d'établir des échanges qui peuvent être vifs sans jamais tomber dans l'invective.
J'avoue néanmoins user parfois d'un humour que d'aucuns ont toute raison de ne point goûter ou de le trouver douteux.
J'admet une exception. Je ne suis guère aimable, doux euphémisme, à l'encontre d'un pseudonymé « homme libre » qui produit des billets sexistes et fascisants à la pelle.
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Mais, pour revenir sur le cas de ces trois internautes dont deux d'entre eux m'ont obligé, hier, à fermer un billet à la discussion, une question se pose : le catéchisme de ces trois abonnés aura-t-il raison de mon blog ?
J'y réfléchis.
Les internautes peuvent prendre connaissance de leurs « œuvres » dans le fil de discussion qui suit le billet :
http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/blog/velveth/271210/le-n-8-de-contretemps-est-sorti
En tous les cas, je suspends « ma production » de billets.
Pour quelques jours ou quelques heures ? Je n'en sais fichtre rien.
(1) Pour les disciples de Badiou, philosophe en vogue par grands médias interposés, l'œuvre du « maître » peut fournir une explication tant à leur dévotion qu'à leur inquisition. Pour le philosophe jamais revenu de « la dette » que l'on doit avoir envers « la révolution culturelle », « l'hypothèse communiste », dans une sorte de révélation religieuse, est « une expérience personnelle » rejetant toute action dans un cadre collectif. « L'idée communiste » se révèle être « une affirmation spirituelle », « une révélation de la vérité absolue ».
Ces quelques lignes ne prétendent pas donner à voir l'étendue de l'œuvre de Badiou mais en éclairer quelques points clé au risque d'en donner, j'en conviens, une image tronquée. En tous les cas, nous sommes loin de l'esprit critique de « Marx, l'intempestif »!