Le sanglier, le pompier et le pyromane (1/3)

Sus scrofa, mais qu'est-ce?

Le sanglier est un animal du groupe des ongulés, de la famille des suidés comme ses cousins phacochères, potamochères et autres sangliers pygmées qui habitent des contrées lointaines.

C'est un animal robuste, massif, probablement le plus puissant des hôtes de nos bois. Il est réputé intelligent, rusé, doué d'une bonne mémoire, d'une ouïe performante, d'un odorat formidable, un animal sauvage ordinaire en quelque sorte.

Il vit en groupe, l'unité familiale est appelée compagnie, elle est formée de jeunes de moins de deux ans et de femelles. A la tête de la compagnie, une femelle dominante, la laie meneuse. Les mâles adultes se tiennent généralement à l'écart de la compagnie ou alors vivent une existence solitaire. Ils ne se mêlent à la compagnie qu'en période de reproduction.

On a souvent cru que les sangliers étaient des animaux aux moeurs nocturnes, en réalité, c'est la présence humaine et en particulier la chasse, qui comme pour bon nombre de mammifères, les empêchent d'avoir plus d'activités diurnes. Loin des humains, les sangliers sont actifs de jour comme de nuit, et la recherche de nourriture est entrecoupée de périodes de repos de deux ou trois heures qu'ils passent dans la bauge (lieu de repos) ou vautré dans la souille (lieu humide).

Lorsqu'elle n'est pas chassée la compagnie reste sur son territoire qui peut être vaste d'une cinquantaine d'hectares. Si la compagnie en est chassée, elle peut parcourir quelques dizaines de kilomètres, avant d'y revenir une ou plusieurs semaines plus tard. Seuls les mâles solitaires parcourent plus de distance ainsi que les jeunes mâles rejetés de leur compagnie d'origine et qui ne sont pas encore autorisés à se reproduire. 

La période de rut intervient normalement une fois par an, en hiver. Les portées sont d'environ cinq marcassins, qui naissent vers le mois d'avril ou de mai. Dans des conditions alimentaires exceptionnelles, une deuxième portée peut naître vers le mois de septembre. Cela se produit de plus en plus fréquemment du fait de l'agrainage généralisé et des cultures nourricières présentes toute l'année.

Le sanglier est omnivore à tendance végétarien. L'analyse du contenu d'estomac montre une prépondérance marquée pour les glands, faines, châtaignes, rhizomes et bulbes, puis lombrics et petits mammifères. Mais il a des préférences, et le maïs est indéniablement un de ses mets favoris.

 

Sources: Le sanglier, Pascal Etienne, Ed. Delachaux et Niestlé, Documentation RAC

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