La terreur est un crime contre l'humanité. C'est une attaque brutale contre les innocents. L'Islam est une religion qui signifie la "paix". Dans le Coran, livre saint de l'Islam, Dieu commande aux croyants d'apporter la paix et la sécurité au monde. Le terrorisme et toutes les autres turpitudes sur terre sont des actes que Dieu ordonne aux musulmans d'empêcher. La moralité islamique n'est pas la source du terrorisme mais son remède. Ceux qui ont recours au terrorisme ou qui le supportent au nom de l'Islam sont dans une grande erreur. Ils commettent un crime désapprouvé par Dieu dans le Coran. Tous les musulmans doivent dénoncer le terrorisme de toutes sortes et partager les chagrins des victimes.
Les hommes politiques, les observateurs politiques et les universitaires de notre époque s’accordent à dire qu’en soi, les forces militaires ne suffisent pas pour supprimer le terrorisme. Ce livre se concentre sur la seule façon permettant de l’éradiquer : par le biais de la paix, de la tolérance et de l’amour. Toutes les religions d’inspiration divine que Allah nous a envoyées par l'intermédiaire de Ses messagers représentent des guides utiles. Ce livre avance des exemples du Coran ainsi que de la Torah et des Evangiles (même si cette dernière a été partiellement déformée) afin de montrer comment chacune des trois religions divines interdit le recours à une violence injustifiée. Il propose également des exemples permettant d'expliquer que la seule manière de lutter contre le terrorisme est d'en guérir les causes fondamentales via l’amour, la tendresse, la compassion, l’humilité, le pardon, la tolérance et les conceptions de justice que la morale de la religion inculque aux gens - que, selon le verset du Coran (Sourate Yunus, 25) :"Allah appelle à la demeure de la paix... " De tels personnes fortunées s'évertueront à bâtir un monde empli de paix et d’amour.
De HARUN YAHYA
"Mort pour la France"
Auteur : Latifa IBN ZIATEN, une musulmane.
C'est une leçon de vertu et de courage écrite par une sainte en terre de France.
© Flammarion, 2013
ISBN : 978-2-0813-0404-8
Extrait de la publication
À Imad
… et aux autres
Extrait de la publication
« Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver et de savoir qui de vous est le meilleur en oeuvre, et c’est Lui le Puissant, le Pardonneur. »
Sourate Al-Mulk (Le Royaume)
Extrait de la publication
« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront. »
René Char
Extrait de la publication
13 Toulouse. Chemin de Limayrac. Dimanche 11 mars 2012, vers 16 heures.
Imad Ibn Ziaten, sous-officier du 1er Régiment du train parachutiste, stationne sa moto derrière le gymnase du Château de l’Hers. Il a rendez-vous avec l’acheteur potentiel de sa Suzuki, un certain Mohamed Merah.
Mohamed Merah : « T’es là pour la moto ?
Imad Ibn Ziaten : — Oui. »
Imad pose une question qui semble concerner une autre personne présente sur les lieux : « C’est un pote à toi ? » demande-t-il. Merah répond du tac au tac et enchaîne.
Mohamed Merah : « T’es à l’armée ? T’es militaire ? »
* Extrait de la publication
Mohamed Merah dégaine une arme de calibre
11.43 : « Mets-toi à plat ventre. Allonge-toi ! »
Imad Ibn Ziaten : « Tu ranges ton arme. Je ne me mettrai pas à plat ventre. Tu dégages. »
Mohamed Merah renouvelle sa demande mais Imad Ibn Ziaten ne bouge pas : « Tu vas tirer ? Ben vas-y, tire. »
Mohamed Merah tire. Imad Ibn Ziaten s’effondre.
Mohamed Merah : « Au nom d’Allah ! Allah est grand ! »
Il démarre son scooter et s’en va. Quelques minutes plus tard, le scooter revient.
Mohamed Merah s’approche du corps d’Imad Ibn Ziaten et lance : « C’est ça l’Islam, mon frère : tu tues mes frères, moi je te tue. »
Le « Tueur de Toulouse » vient de signer son premier assassinat.
*
Extrait de la publication
15 Imad, Tu étais mon fils, mon ami, mon bébé.
Tu te disais français et tu en étais fier.
Parce que je t’ai élevé dans l’idée que la patrie, c’est le lieu qui te nourrit et te protège. C’est la terre qui t’offre son eau et son sel. Celle qui te fait tous les jours et que tu fais, aussi. Celle qui place en toi sa confiance et en qui tu espères..
Souviens-toi, chaque fois que je te disais : « La France, c’est mon père », tu riais . « Ça suppose que le Maroc, c’est ta maman ?
— Bien sûr, je répondais, puisque je suis née là-bas et que seules les mamans donnent la vie. Après, c’est l’affaire de la nation qui veille sur toi et où tu vois grandir tes enfants. »
Extrait de la publication
16 Je n’ai jamais douté de toi, mon fils..
Et c’est cette confiance qui m’a donné la force de frapper à toutes les portes pour demander justice et réparation.
Quitte à lasser, je me suis accrochée à la même espérance et j’ai répété les mêmes mots à l’oreille de tous les responsables de ce pays. Je leur ai dit que je te connaissais, que tu étais honnête et loyal.
Tu t’es engagé dans l’armée avec tout ton coeur et toute ta jeunesse. Il faut que tu t’en ailles en paix. Que tu ne
sois pas oublié après avoir donné ta vie pour la France .
Je ne me bats pas pour les honneurs, mais pour le principe. Et pour ne pas voir détruit ce que j’ai construit pendant trente-sept ans..
C’est cela que j’attends de la France, Imad. La France où ton sang a coulé mais en qui je crois encore, et où je m’obstine à rester debout..
Ce livre est ma profession de loyauté à ton égard. Et le souvenir érigé en ta mémoire, à défaut d’une tombe où je pourrais me recueillir tous les jours et te parler, puisque tu as choisi de reposer loin de moi, à M’diq au Maroc, terre de nos origines.
J’y témoigne pour toi et pour tous mes enfants, comme on témoigne devant Dieu le Très-Haut, que j’ai aimé ce pays, la France, où j’ai toujours travaillé, où j’ai voulu réussir, donner un sens à ma vie.
Je vous ai élevés dans le souci de le servir et de le respecter..
L’Islam au nom duquel on t’a tué n’est pas mon Islam..
Et parce que je suis musulmane, croyante et pratiquante, je peux dire que Mohamed Merah, ton tueur, n’a aucune religion.
Je vous ai appris un autre Islam. Celui qui aime et n’agresse pas. Celui qui vit avec la République et ne tourne pas l’arme contre elle.
Imad, ta mort m’a montré le chemin parcouru, mais aussi les impasses possibles. Et je veux avancer malgré tout..
Agir, alerter, écrire puisqu’il le faut. Mon pari est de te sauver à titre posthume..
Et avec toi, grâce à toi, sauver tous ceux qui risquent de tomber sous les balles d’un autre Merah.
Ta maman
*
Extrait de la publication
19 Un jour, ça m’a pris d’un coup. Il fallait que je vois où était tombé mon fils. J’y suis allée seule, mon mari et mes enfants ne voulaient pas que j’y aille.
Lorsque je me suis retrouvée à Toulouse pour la première fois, sur les lieux du drame, un grand silence régnait autour de moi.
J’ai crié très fort mais personne ne m’a entendue.
J’ai cherché partout s’il n’y avait pas un message de mon fils, un signe. Rien.
Je me suis alors dit que je devais aller voir où habitait Merah. Savoir qui était ce jeune homme et comprendre pourquoi il avait assassiné mon fils.
Voir de mes propres yeux le lieu où il a grandi et m’expliquer d’où vient toute cette haine chez un jeune homme d’à peine vingt-trois ans.
Direction le quartier des Izards, à la périphérie de Toulouse.
Extrait de la publication
20 Quand je suis arrivée au bas de son immeuble, j’ai vu une bande de sept à huit gamins, et plus loin des hommes plus âgés. Aucune fille, pas de femmes.
Je me suis dirigée vers la bande de jeunes : casquettes à l’envers, crânes rasés, regards agressifs.
Deux d’entre eux roulaient des cigarettes. J’ai vite compris, même si je n’avais jamais vu cela, qu’ils se faisaient des pétards. Mais ils ne me faisaient pas peur. Je viens de perdre mon enfant, que peut-il m’arriver de pire ? Rien.
Je me suis approchée et j’ai engagé la conversation en français :
« Bonjour, est-ce que je peux vous demander un service ? Savez-vous où habitait Mohamed Merah ? »
Il y eut un éclat de rire collectif.
« Bien sûr qu’on sait où habitait Merah, dit l’un d’eux en pointant du doigt une tour avoisinante :
- "C’est là. Vous regardez pas la télé, vous lisez pas les journaux ou quoi ?"
— "Et qu’est-ce que vous pensez de lui ?"
L’un d’eux a répondu :
— Mais madame, Merah c’est un martyr, un héros de l’Islam ! Il a mis la France entière à genoux. »
Ces mots ont eu l’effet d’une bombe, un coup de poignard en plein coeur. Ils venaient de tuer mon fils une seconde fois. J’ai lu une haine profonde dans les yeux de ces jeunes assis devant moi. Ils semblaient perdus, désoeuvrés.
N°édition : L.01ELKN000459.N001
Dépôt légal : mars 2013 [ Ce livre à acheter paraitra le 06 mars 2013 ]
Depuis la mort de son fils, Latifa IBN ZIATEN est sur tous les fronts. Elle crée l'association Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et pour la paix, afin que "les gosses ne tombent pas dans le piège où est tombé Merah".
Latifa, la sainte musulmane, la "mater dolorosa" française répond à la tribune de la journée des victimes du terrorisme au président de la république, à François HOLLANDE : "Tuer au nom de l'Islam est inacceptable. Monsieur le président, aidez-moi à conduire ce combat pour ne pas laisser dans les quartiers toute cette haine". Latifa clame dans les écoles de France: "Je veux sauver ceux qui sont à l'origine de mes souffrances".
Et Latifa dans un collège de Toulouse s'entend dire: "Madame, je suis chrétien et je vous vois comme une sainte".