C'est l'histoire d'un "offi-chien" qui descendait d'un étage pour aller chercher un bic au service du matériel, parce qu'on lui pique tous ses stylos. Il hèle le gars du matériel, le "logisti-chien", qui lui répond, sur l'air du traderidera, sur l'air du tralalalère :
- "Mon colon(el), tu vas l'retrouver ton stylo. J'veux bien t'en donner un autre, d'stylo, mais n'oublie pas que c'est uniquement une fois par mois. En plus, tu dois passer commande par la voie de ta jolie secrétaire qui établit le bon(bon) de commande."
De bref passage, l'"offi-chien" aboie, ouah, ouah !, que c'est pas d'sa faute, si ses stylos disparaissent : zéro faute !, puisque zéro travail. Bah ouais, quoi, pas d'stylo, pas d'boulot !
C'te histoire s'passe à la PAF, Paysage Audiovisuel Français, parce qu'y a qu'à la PAF, qu'un chef d'Etat-Major n'a plus d'activité parce qu'il a plus de stylo. Et pas d'boulot, oh, hé, ho, hé !
Apitoyé, parce que trop aboyé, le "logisti-chien" se tourne vers le camarade "Gégé" pour qu'il lui donne du stylo, au "sans-boulot", euh non, du boulot au "sans-stylo".
Las, trois fois las, le geai des chênes, ou gland des chênes, garrulus glandarius, espèce de paresseux de la famille des corvidae, "corbeaux", passereaux qui passent pas, pas très gais finalement, était déjà remonté siffler et persifler sa version au roitelet qui l'attendait. A voir leur étroite relation, on peut le penser plus "gay" qu'on ne l'eût cru, lustucru (l'eusses-tu cru) !
Pour ceux qui s'intéressent à l'ornithologie, et aussi à la cryptozoologie, je vais les instruire quelque peu sur les moeurs de cet oiseau rare, espèce nuisible, comme vous l'allez voir.
Le garrulus glandarius affectionne particulièrement les glands des chênes qu'il cache pour l'hiver, et en particulier du chêne pédonculé. Il se régale de préférence de glands qu'il sélectionne rigoureusement en fonction de leur maturité, de leur taille et de leur qualité, en particulier, il veille à ce qu'ils soient exempts de parasites. Au printemps et en été, il se nourrit des glands enterrés et qui ont germé, mais aussi d'autres graines diverses, qu'il n'hésite pas à aller chercher dans les cultures à la lisière des bois.
Comme le cochon préfère les glands, on comprend mieux l'état néant de son boulot, avec ou sans stylo. C'est connu : un andouille préfère toujours la glandouille.
Comme tous les corvidés [les corbeaux], et de nombreuses autres espèces forestières, il est à l'occasion prédateur d'autres oiseaux (au printemps notamment) ; il n'hésite pas à s'attaquer aux nids de petits oiseaux (fauvettes par exemple) pour manger leurs œufs voire des oisillons (plus rarement). Il peut voler un œuf en quelques secondes.
C'est l'origine de sa réputation de pilleurs de nids. Pour étudier ce type de prédation, on a mesuré le degré de prédation par les geais de nids artificiels contenant des oeufs, disposés le long d'un gradient allant de milieux ruraux ouverts à la forêt dense. Cette étude a montré que plus le milieu est ouvert et écologiquement fragmenté, plus cette prédation est importante. Ceci vaut aussi pour les autres corvidés (« un corbeau, des corbals »). De même en forêt, plus la fragmentation forestière est importante, plus le geai est prédateur de nids.
J'vous dis pas le dégré de prédation dans un milieu fermé, comme celui de la PAF où personne ne rentre et où personne ne sort. Le « geai » et « gay » colon surveille ses œufs et oisillons, à défaut de veiller sur ses stylos. Il a le temps, puisque sans boulot. Eh oui, sans stylo, pas d'boulot !
Comme le coucou qui prend la place des autres, le "concombre masqué" est connu et reconnu pour ces « coups/coups » bas.
Si vous croisez cet oiseau rare, je vous le décris :
Le geai des chênes est reconnaissable à son plumage coloré, rayé de noir et blanc sur la tête, dont les plumes peuvent se dresser (huppe érectile). Son bec est prolongé par une bande noire sous l'œil qui donne l'impression qu'il porte des sortes de moustaches noires.
Non ? Si... Comme ? Bah ouais. Tout comme ! Un peu comme un « nazillon ».
Au fait, que décida le roitelet ? Il décida qu'il fallait rappeler aux oisillons matérialistes que l'activité opérationnelle du prédateur prime sur l'habileté administrative des « Gentils Organisateurs ». Bah, mon cochon !
Pourquoi « Gentils Organisateurs » ? Parce qu'ils n'avaient pas refusé de donner un stylo au « gay » colon(el) qui n'avait pas voulu prendre le boulot, pressé qu'il était d'aller rapporter, le ballot !
"Le style-oh, c'est l'homme", comme l'affirmait le Bouffon, hein mon cochon !
Le geai des chênes est une espèce protégée en Belgique à l'instar des 96 % de l'avifaune et des 100 % des Corvidés (8 espèces), mais pas en France ( Liste d'espèces susceptibles d'être classées nuisibles en France).
C'est pas moi qui l'écris.
"Ces choses sont hors de l'homme, le style est l'homme même."
"Discours sur le style" De Buffon – 25 août 1753