Vacance de la Cour d'Appel de Montpellier pour cause de vacances d'avocate... Tchoubidou !

 

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Pour comprendre les moeurs montpélliéraines, il suffit de revoir la bande vidéo de cette chanson  encore d'actualité, "Le travail, c'est la santé et ne rien faire, c'est la conserver !" d'Henri "El SALVATOR".

 

https://www.youtube.com/watch?v=Q7IwInwZxp0

 

 

Henri Salvador - Le travail c'est la sante (1965)

 

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Aussi, en ce mercredi 1er juillet, jour de la Saint-Thierry :

- "Bonne Fête, Thierry !"

un avocat parisien apprit à ses dépens, et à mes dépenses, que les vacances, à Montpellier, priment sur le travail et ne riment pas toujours avec justice. 

 

Ah, les vacances, ces congés payés, actualité brûlante ou hilarante de la Cour d'Appel de Montpellier,  ce 1er juillet 2015, selon le corps d'appartenance,  celui des magistrats et des avocats montpélliérains ou celui des justiciables et des avocats français, l'un pouvant exclure l'autre, surtout quand l'un n'est pas d'accord avec l'autre et que l'un "s'est payé la tête" de l'autre lors de cette audience qui fut mémorable.

 

Inénarrable, peut-être pas !

Je vais m'efforcer de la retranscrire, pour de rire. 

 

D'abord, il faut savoir qu'avant les vacances, il y eut une justice "expéditive" puisqu'elle a expédié un jugement rendu en délibéré le 19 mars 2015 par le Tribunal Correctionnel de Perpignan au 1er juillet 2015 en Cour d'Appel de Montpellier.

Expédition en trois mois d'un jugement, aux fins de rendre définitive la condamnation de la "victime".

 

"Condamnation de la victime", ai-je écrit ?

- Oui, parce qu'on peut être condamné(e) en France, quand on est une victime !

Par exemple une victime qui ose protester contre l'injustice qui lui est faite ou l'injustice subie par d'autres victimes.

C'est d'ailleurs devenu la grande spécialité du droit de la presse français, faire taire les victimes qui osent protester publiquement contre leurs bourreaux, les bourreaux de travail et les bourreaux au travail, du pareil au même.

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Bientôt, c'est la victime qui terminera à la place du "voleur de vérité" derrière les barreaux, les barreaux d'une prison, pour l'avoir traité de ce qu'il est, un voleur et/ou un menteur, du tout pareil au même :

- "Voleur", c'est une injure, il suffit !"

Qu'importe qu'il y ait eu vol, il ne faut pas le dire, juste le subir.

Si c'est injuste ?

Non, si vous êtes riche et si vous  volez les pauvres :

-  Vous vous défendez.

Oui, puisque la justice des riches est devenue l'injustice des pauvres, au nom de leur dignité :

-  Aux riches !

Le devoir de mémoire, le droit de se faire oublier quand on a mal agi.

Juste un dol, pas de bol !

Coupe au bol pour les pauvres.

La censure des sangsues du peuple !

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Aujourd'hui, le délit, c'est d'être pauvre et de dénoncer publiquement le patron qui vous a volé votre vie et vos biens,  prêt à s'envoler vers les paradis fiscaux, sans chiens syndicaux.

Eh oui, il n'est pas prêt à vous rendre votre vie, ni votre pauvre argent, celui qui part au paradis fiscal, sans attendre le jour et l'heure, l'heure de sa comparution, son heure, quoi, la ultima hora !

Mais son dernier vol à lui ne sera jamais pour le Paradis.

Car le Paradis des pauvres, c'est l'enfer des riches.

 

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Oui, même un riche peut connaître l'Enfer !

Surtout un riche.

Surtout les riches.

Peut-être ne faudrait-il pas leur parler, aux riches, du malheur de naître riches sur cette terre, avant qu'ils ne meurent  ?

Ou du bonheur de ne pas le devenir, riches, tant qu'ils demeurent avec nous ?

L'Enfer, pas avant, pas pendant, mais après, après cette vie qu'ils volent aux pauvres.

Une éternité de vies à revivre l'enfer qu'ils ont fait vivre aux autres sur cette terre !

 

Tout ça pour quoi ?

Oui, pourquoi ça, pour tout ça, au final, ce renvoi infernal ?

Oui,  pourquoi ce renvoi,  le 1er juillet 2015, après tant de précipitation, à vouloir me voir en Cour d'Appel, le 1er juillet 2015, au plus vite, pour une condamnation, ma condamnation ?

Et peut-être une damnation, sauf défaut d'information sur la sanction encourue  ?

Le plaisir de se revoir ?

Sans préjuger du jugement, j'ai un léger doute, un doute qui m'assaille toujours.

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Car il y eut un renvoi,  le choix du roi.

Or, qui est le roi dans ce jeu d'échecs à la loi ?

En droit, comme chacun sait, pour obtenir le renvoi d'un procès, surtout à la Cour d'Appel de Montpellier, il faut que le motif soit impérieux et sérieux.

Il faudrait.

Il eut fallu.

Il eut mieux valu.

Question de plus-value intellectuelle et juridique.

Mais qu'il fut impérial et "trivial", le motif du renvoi, ce genre de prétextes qu'un employeur ne saurait admetttre d'un pauvre employé, sans lui donner tort !

Sauf si c'est le texte du renvoyeur, celui qui veut louvoyer pour mieux fourvoyer son travailleur. 

 

Car permettre un renvoi sur la base d'un pareil motif spécieux et captieux, c'est bien admettre que l'oisiveté est  mère de tous les vices et de toutes les injustices.

A faire savoir sur la "Toile", le Net,  la grande toile d'araîgnée du monde où les petites gens sans argent se font prendre comme des "mouches" par de riches "Toiletteurs", les nettoyeurs qui font place nette avec leurs piécettes rondes.

Eux, ils ont le droit... de partir. 

Partir en vacances. 

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Un renvoi, une touche :

- "[...] Je vous préviens, cher Mirmydon, qu'à la fin de l'envoi, je touche !"

C'était beau comme du Cyrano de Bergerac, écrit par un Edmond ROSTAND d'avocat dont la langue claque parce qu'il craque, tandis qu'un procureur général au corps flasque s'endort mollement dans la chaleur lourde de cet été montpelliérain.

 

Donc, ce 1er juillet 2015, la justice à Montpellier, fort marrie d'apprendre que la victime était défendue par un avocat parisien,  a fait droit à la demande de renvoi de la partie adverse.

L'Adversaire, représenté par une "consoeur",   "arguait" que les vacances étaient prioritaires sur le travail.

Sachez que l'avocate, sa "consoeur",  histoire de soeurs et de frères, venait justement de partir en vacances, créant un embarras judiciaire au sein de la Cour d'Appel de Montpellier.

Un embarras de circulation, j'aurais compris !

Mais un embarras judiciaire dans une audience  prévue depuis trois semaines au moins pour les initiés    ?

 

Il plut donc aux magistrats de la Cour d'Appel de Montpellier de considérer que ce motif était  sérieux et impérieux :

- un départ en vacances !

Les vacances de  Madame HULOTTE, la chouette avocate de la partie adverse, l'emportaient sur toute autre considération, en-dehors de toute considération de personne.

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Tout ça pour ça... ?

Me faire venir en urgence et en appel à la Cour d'Appel de Montpellier, le 1er juillet 2015, trois mois après le procès perpignannais du 19  mars 2015, pour décider que... il n'y aurait pas de procès.

Peut-on faire un procès pour absence de procès ?

 

L'avocate vient de partir en vacances.

La messe noire est dite.

L'Adversaire ne croisera pas le fer.

La justice est en vacance, elle aussi, pour cause de vacances, celles d'une avocate.  

 

Par contre, lorsque l'avocat parisien aura l'outrecuidance de demander le report de l'audience prévue à la rentrée, la date fixée par les magistrats tombant comme un couperet sur une autre date d'audience, pour lui, une date de travail, le Président de la Cour d'Appel, drapé dans sa dignité de haut magistrat, osera dire et tenir à l'avocat parisien ce discours frappé de bon sens  :

- Vous ne voulez pas, Maître, que la Cour d'Appel de Montpellier se plie à vos contingences professionnelles ?

 

Peut-être eût-il mieux valu que l'avocat parisien prétendît qu'il partait en vacances à compter du 1er septembre 2015 ?

Sait-on jamais... ?

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Le travail à Montpellier, c'est la santé.

Mais ne rien faire, c'est la conserver.

Par ailleurs, un rien railleur, ce Président de la Cour d'Appel de Montpellier  fit justement remarquer à l'avocat parisien  qui osait citer les usages de la Cour parisienne, que revenir à Montpellier lui permettrait de découvrir les us et coutumes de la justice en province, pour son plus grand bien.  

 

Le magistrat ajouta même qu'il n'avait pas passé onze ans à Montpellier à occuper des fonctions de juge pour se laisser impressionner  et  imposer des dates d'audience par un avocat  parisien.

- "A la date chosie par les magistrats de la Cour d'Appel de Montpellier pour le report d'audience, vous travaillez ? La belle affaire !

Ne venez pas, puisque vous ne pourrez pas venir.

Nous avons déjà dû déplacer une affaire (!) pour pouvoir faire reporter cette audience (sic), étant donné que toutes nos audiences sont surchargées jusqu'à la fin de l'année 2015.

Et vous voudriez pouvoir choisir une date à votre convenance ?

Ne vous déplacez pas, alors !"

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Cependant, l'impudent avocat , vu ainsi par l'inamovible magistrat montpelliérain,  sut se montrer prudent. Non vaincu, il évita l'accusation d'être un "fauteur de troubles", devenu la cible d'un "quasi-incident" d'audience qui  obligea la Cour à se retirer quelques minutes pour délibérer sur la demande de  renvoi de la "consoeur" partie en vacances, pourtant présente puisque représentée par sa consoeur, l'"ignorante".

Suspension d'audience, c'est du sérieux, ça,  non ?

Pour des vacances  !?

Décision de renvoi maintenu.

Les vacances : un cas de force majeure à Montpellier.

 

Insistant, l'avocat parisien expliqua qu'il avait déposé des conclusions et démontré que les vices de forme et de procédure étaient si nombreux que se revoir pour l'exercice d'un contradictoire de pure forme, qui plus est verbal car oral au pénal, en Cour d'appel, est-ce vraiment nécessaire, sans vouloir abuser ?

- "A voir, a répliqué le Président de la Cour d'Appel de Montpellier, car apprenez que le droit de Montpellier n'est pas celui de Paris !" (sic)

Pour ceux qui en doutent encore, le Sud n'est pas au Nord.

La Justice a une boussole et il ne suffit pas de s'orienter sur un code pénal pour trouver sa direction.

 

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Rue du Grand Orient, la Larme à l'Oeil, Oeil d'Horus et tête d'Autruche.

 

La pièce n'est pas donc pas encore jouée à l'amphithéâtre de Montpellier.

Y aura-t-il un rappel du public au théâtre de la Cour d'Appel de Montpellier pour ces magistrats inamovibles ?

Dans ce cas, je conseille aux "Frères invisibles" de cette pièce "molièresque" de bien vouloir utiliser les micros qui sont à portée de mains et de voix.

A croire qu'ils le font exprès, de parler à voix basse, micros fermés, alors qu'ils sont les premiers à exiger que les justiciables s'expriment à voix haute et forte, atteints qu'ils seraient par une surdité précoce, due à leur grand âge !

Auraient-ils peur, ces sages magistrats, d'être entendus, écoutés, pire, enregistrés dans ces moments où la justice se donne en spectacle ?  

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Théâtre de la Lumière où y'a "Matière à rire" !

L'avocat parisien attend toujours d'avoir la réponse à ses messages écrits, demandes antérieures à la date de l'audience, envoyées pour savoir s'il lui fallait ou pas se déplacer, puisqu'il avait été informé que la partie adverse avait demandé un renvoi d'audience,  à réception de ses conclusions.

C'eût été pure correction de la part des juges de la Cour d'Appel de Montpellier de répondre à la question du volubile avocat parisien, pour lui éviter, à lui, un déplacement inutile et, à moi, des frais d'avocats non volatiles.

 

Je n'oserais pas écrire, une simple "courtoisie", observance découlant des moeurs à la Cour de France.

Paris n'est pas la France !

Nous l'avons bien compris.

Et qui en est surpris ?

 

Moteur !

 

 

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Conservons notre santé, donc, et conversons des départs en vacances, de leur incidence sur l'injustice des pauvres, pour ceux qui ne peuvent pas partir en vacances.

 

Une consolation pour ceux qui restent dans le Nord :

-  Partir, c'est toujours mourir un peu, non ?

Et partir dans le Sud, c'est parfois mourir vraiment.

 

De rire ! 

Pour les observateurs et...

- spectateurs d'"Au Théâtre, ce soir" !

En France.

 

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