Qui est Claude BALAND, le Directeur Général de la Police Nationale ?
Réponse :
[ "[...], les nombreux élus présents ont tenu à rendre hommage à Claude Baland, qui a marqué par son accessibilité et une bonhomie assez inhabituelle.
A commencer par le député-maire UMP du Raincy, Eric Raoult, qui a salué un représentant de l'Etat « tenace et efficace », rappelant que lui-même avait été convoqué à deux reprises pour évoquer la loi SRU (qui impose un minimum de 20 % de logements sociaux aux communes).
« Nous vous regretterons. Nous avions appris à vous écouter même quand vous nous engueuliez. » Le président PS du conseil général, Claude Bartolone, a rappelé le parcours de celui qui fut instituteur avant de devenir agrégé puis énarque. Issu d'un milieu modeste, Claude Baland aimait souvent raconter qu'il avait été élevé par une grand-mère tenancière d'un bistrot parlant le patois et un grand-père menuisier. « Vous correspondiez en tout point à la Seine-Saint-Denis », lui a dit Claude Bartolone. Un bel hommage adressé au successeur de Jean-François Cordet, le préfet des émeutes, « qui avait imposé l'estime et l'amitié de tout un département », comme l'a rappelé Eric Raoult, et pour lequel le préfet a eu une « pensée d'estime. Je remercie les maires, sous pression quotidienne, notamment de la misère humaine. Vu l'importance des choses que l'on a à gérer, on s'entend mieux ici qu'ailleurs », a poursuivi Claude Baland, qui a exprimé sa « grande affection » à la police nationale, puis, comme souvent, à ses proches collaborateurs. Et de convoquer Martin Luther King pour des voeux lyriques : « Les rêves les plus fous se réalisent toujours. » ]
Le Parisien – 12/01/09
Aujourd'hui, l'homme est resté tel qu'en lui-même. Claude BALAND n'a pas changé. Le DGPN pose sa marque personnelle, une accessibilité réelle et une bonhommie inhabituelle. Ce haut fonctionnaire vient d'"oser" un geste médiatique fort, engager un dialogue direct avec tous les fonctionnaires de sa direction générale, celle de la police nationale.
La preuve :
En cette rentrée 2013, le Préfet Claude Baland, directeur général de la Police nationale, a souhaité s'adresser à chaque fonctionnaire de police pour faire un point d'étape.
Si vous souhaitez poser des questions sur ce point d’étape, le directeur général de la Police nationale s’attachera à vous répondre.
Lien sur lequel il faut cliquer et que je ne peux copier pour des raisons de sécurité évidente.
(messagerie ouverte du 19 septembre 2013 au 4 octobre 2013 inclus)
Ce message "personnel" a été adressé à tous les agents de la police nationale, quelque soit leur grade, leur fonction ou leur poste.
Aussi, lorsque, certains chefs de service localement se servent de son nom, du nom de ce haut fonctionnaire, pour s'abriter frileusement sous son autorité et prétendre même que ce serait lui qui voudrait la fermeture d'un blog syndical, blog resté ouvert même sous un gouvernement de droite !, je m'interroge sérieusement sur la fiabilité de tels propos "verbaux".
Il est facile en période de congés annuels et de vacances du pouvoir, aussi courtes furent-elles, d'obtenir des signatures pour des décisions qui, une fois prises, peuvent engager la DGPN. C'est même devenu récurrent, chaque été. Certains chefs de service peu scrupuleux profitent de l'absence de l'autorité en titre pour lancer ou relancer des procédures disciplinaires, procédures tout à coup sorties ou ressorties de leurs fonds de tiroirs.
Certains chefs de service placés par la droite peuvent trouver avantageux d'ouvrir une guerre syndicale avant les élections municipales de 2014, ou de faire taire une syndicaliste de gauche qui dénonce des pratiques locales non encore assainies (Assassanelli(es)).
Faire perdre la gauche sur le terrain de Manuel VALLS, la valeur montante "sécuritaire", c'est le rêve de tout vassal inféodé "sarkozyste". Il suffit de si peu pour retourner l'opinion publique !
Comme par exemple exiger la fermeture d'un blog syndical de gauche, vraiment à gauche, où, sur le site de MEDIAPART, les billets d'humeur et l'humour se rencontrent librement.
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| 18/08/2013 - 15:36
Éric Ciotti offre un casque à Manuel Valls
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Éric Ciotti a profité de la récente visite de Manuel Valls dans les Alpes-Maritimes pour lui faire un cadeau. Spécialiste des questions de sécurité à l’UMP, le député de Nice n’a pas ménagé le ministre de l’Intérieur durant l’été allant jusqu’à réclamer la démission du premier flic de France après sa passe d’armes avec la garde des Sceaux. Pas rancunier, le socialiste a accepté avec plaisir le casque de pompier que lui a tendu son adversaire politique. ]
Il m'est impossible d'ignorer les réformes lancées par l'actuel ministre de l'intérieur, Manuel VALLS, sur la politique des chiffres qui doit "coller" à la réalité du terrain, sur le renforcement d'une Sécurité Publique, la police au service des citoyens, créée pour les citoyens, auparavant laissée pour compte, à cause d'un gouvernement de droite qui était obnubilé par le vote FN, la transparence jusqu'à l'apposition d'un matricule pour rompre une uniformité qui était devenue synonyme d'impunité dans l'esprit du peuple français.
Et la réforme de l'IGPN ? Je teste, comme on testerait la meilleure lessive, celle qui lave plus blanc que blanc, hein, Coluche ?
Je m'interroge. Si j'écris que les enquêteurs ont été cordiaux et courtois, ils vont "se faire tuer", non ? Si j'écris que les enquêteurs ont été mauvais et méchants, seront-ils félicités ? Le silence me permet de les protéger.
Je note simplement que l'IGPN doit s'affranchir de la tutelle de la hiérarchie policière, si elle veut prouver sa capacité à être indépendante. Cette réflexion doit être conduite avec sérieux et ténacité. Sinon c'est la police nationale qui disparaîtra, car incapable de se réformer de l'intérieur.
Il restera alors une police territoriale"intercommunale", qui ne sera plus la police nationale, et une police judiciaire, placée directement sous le contrôle des Juges d'Instruction et/ou du Parquet.
L'intérêt pour les élus ? Avoir une gestion de proximité avec une police de proximité, gain de temps et d'effectifs, possédant une meilleure connaissance du terrain et des problèmes locaux, d'où une réactivité qui serait immédiate, puisque non conditionnée à des prises de décision trop centralisées.
Nous pourrions alors sortir la police nationale de l'ornière des affaires locales dites de "Clochemerle" où elle s'enlise, batailles d'ego de petits chefs et "saigneurs" féodaux.