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Billet de blog 26 septembre 2013

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"Non, Laurent, t'es pas tout seul !". Lettre ouverte aux Justes pour Laurent CUENCA

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Non, Jef, t'es pas tout seul

Mais arrête de pleurer

Comme ça devant tout l'monde

Parce qu'une demi-vieille

Parce qu'une fausse blonde

T'a relaissé tomber

Non, Jef, t'es pas tout seul

Mais tu sais qu'tu m'fais honte

A sangloter comme ça

Bêtement devant tout l'monde

Parce qu'un trois quarts putain

T'a claqué dans les mains

Non, Jef, t'es pas tout seul

Mais tu fais honte à voir

Les gens se paient not'tête

Foutons l'camp de c'trottoir

Viens, Jef, viens, viens, viens !

Non, Jef, t'es pas tout seul

Mais arrête tes grimaces

Soulève tes cent kilos

Fais bouger ta carcasse

Je sais qu't'as le coeur gros

Mais il faut le soulever, Jef

Non ,Jef t'es pas tout seul

Mais arrête de sangloter

Arrête de te répandre

Arrête de répéter

Qu't'es bon à t'foutre à l'eau

Qu't'es bon à te pendre

Non, Jef, t'es pas tout seul

Mais c'est plus un trottoir

Ca d'vient un cinéma

Où des gens viennent te voir

Viens, Jef, allez viens, viens !

Viens, il me reste ma guitare

Je l'allumerai pour toi

Et on s'ra espagnols

Jef, viens, viens,

Comme quand on était mômes

Même que j'aimais pas ça

T'imiteras l'rossignol

Jef,

Puis on s'trouvera un banc

On parlera d'l'Amérique

Où c'est qu'on va aller, tu sais

Quand on aura du fric  

Jef, viens

Et si t'es encore triste

Ou rien qu'si t'en as l'air

J'te raconterai comment

Tu d'viendras Rockfeller

On s'ra bien tous les deux

On r'chantera comme avant

Comme quand on était beaux

Jef,

Comme quand c'était l'temps

D'avant qu'on soit poivrots

Allez, viens Jef, viens

Ouais ! Ouais, Jef, ouais, viens !

http://www.dailymotion.com/video/xv113_jacques-brel-jef_music

Vivre debout !

Parfois il faut se comporter comme un(e) "prostitupe" pour rester dans une administration  comme la nôtre.

Parfois il faut vendre son corps, son honneur et ses valeurs morales pour être payé(e)s comme des "putes".

Et forcément, y'en a qui s'comportent comme des "putes", parce qu'eux, y z'ont accepté de se prostituer pour de l'argent. Ils aiment la "baise", eux, "se faire baiser et baiser les autres", c'est la grande spécialité-maison, d'une "maison-poulaga" qui finit par ressembler à un "baisodrome".

Non, Laurent, t'es pas tout seul.   

Des gens bien, il y en a. Partout ! Autour de toi, de moi, autour de nous, à l'intérieur de la "maison-poulaga" et à l'extérieur. Des agents qui refusent de vendre leur honneur et de se vendre pour quelques sous !  Même s'il y a dessous certaines affaires comme un goût d'enfer. 

Non, ce n'est pas vrai que, pour ne pas salir l'honneur de la police, il faudrait laisser faire ceux qui salissent l'honneur des agents et de leurs collègues, pour arriver avant les autres, pour arriver sur les autres, en leur marchant dessus.

Non, ce n'est pas vrai que, pour être un bon policier, il faudrait être un "poli-chien" aux ordres d'une caste de "saigneurs".

Mais c'est vrai que, pour faire le bien  et bien faire son travail, aujourd'hui, c'est comme entrer en résistance.Il faut faire le bien, sans que cela se sache, surtout pas des quelques "loups/racailles" qui dirigent la meute de chiens et veulent la peau de leurs collègues, de ceux qui travaillent bien.

Pour faire le bien, aujourd'hui, il faut se cacher de ces quelques canailles qui "rapportent" tout en mal et "canardent" leurs collègues, dans le seul but de prendre un cordon ou du galon. Le banal de la vie d'un agent, une vie qu'a la couleur d'une "sale-eau", celle de l'argent. 

Non, il n'est plus acceptable d'entendre le discours délétère des "loups", de ces quelques chefs qui, eux, sont de vrais "fous"-furieux  qu'il faudrait faire interner d'office  :

"- J'ai le droit de te tuer, parce que tu es sur mon territoire, sous mon autorité. Et toi, tu n'as que le droit de te taire, de ne pas faire savoir le mal que je fais et que je te fais, pour ne pas salir mon honneur !"

L'honneur de ces tueurs est-il l'honneur de la police nationale ?

L'administration va-t-elle encore longtemps continuer à accorder la protection fonctionnelle à ces donneurs de coups, incapables de donner des ordres justifiés par l'intérêt du service,  à leurs subalternes ? L'administration va-t-elle encore longtemps protéger ceux qui sévissent et non pas ceux qui subissent des sévices graves ?

Cette protection fonctionnelle,  l'Etat refuse de l'accorder aux lanceurs d'alerte, ce qui est perçu par ces petits, très "petits chefs", "casseurs" d'agents, comme le signe d'une solidarité hiérarchique, un permis de tuer. L'administration  livre leurs victimes,  ces petites gens, sans argent, puisque sans salaire, donc sans aide pécuniaire de l'Etat, à des "prédateurs" sans scrupules, ivres de pouvoir. Pour elle, pour eux, pour nous,  ces petits agents sont déjà morts, radiés des cadres, réformés médicalement ou "suicidés".

Est-ce normal de "BANAL-iser" le MAL ?

Ceux qui officient pour faire le mal ne sont pas des officiers. Mais des canons sciés, des armes à tuer, manipulés par des "MAL-ades" !

Petits chefs, mais grands "MAL-ades".

La police doit re-devenir exemplaire,

non pas en faisant croire qu'elle est exemplaire, sur la base d'un principe de voleurs et de tueurs, l'air trop connu  du : - "Pas vu,  pas pris !  mais j't'laisse tout nu sur le carreau."

La police doit re-devenir exemplaire, en ayant le courage de ne plus flatter les plus forts en son sein, plutôt dans les entrailles de son ventre, l'antre de la Bête. Il faut oser récompenser celles et ceux qui font bien leur travail, tout simplement, ni plus, ni moins.

Le mérite est une notion républicaine qui permet à celles et ceux qui travaillent, ont appris un métier, acquis une qualification et des compétences, d'être récompensés. Or bien souvent, cette compétence se heurte au principe d'obéissance  érigé en règle absolue, pour protéger les "saigneurs" de leur incompétence. C'est bien connu : un chef imbécile préférera récompenser des personnes débiles, puisque ces "débiles" font preuve d'une obéissance aveugle. Le borgne est roi au royaume des aveugles. Obéir, c'est être habile.  Quand on est débile, il faut obéir.

Pour les chefs imbéciles, la compétence devient un problème quand elle devrait être la solution du problème et la solution aux problèmes qu'ils se posent bêtement. On peut être chef et bête. C'est pour cette raison que la fonction publique a édicté une règle interne qui fait primer la compétence sur le grade. Sauf que les petits, très petits chefs n'aiment pas, mais alors pas du tout, faire appliquer cette règle. Plutôt que d'opiner à ce sain(t) principe (princeps/prince)  de gestion publique, les chefs/voyous préfèrent sortir les "Opinel" et règler le problème à leur manière, à couteaux tirés, en se débarrassant des agents trop compétents. C'est la gestion "bordélique", quand la police devient un grand "bordel".

Qui va remettre de l'ordre ? 

Le procès de Laurent CUENCA devant le Tribunal Correctionnel, pour avoir crié combien il avait mal, combien on lui avait fait de mal,  ce mal qu'il aurait voulu pouvoir rendre à ceux qui lui ont fait du mal, pour ne pas mourir sans rien faire, lui à qui l'administration a pris son honneur de policier,   aura lieu le 11 octobre 2013 à Agen. 

Merci de penser à lui le 11 octobre 2013.

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