Lettre ouverte à Vladimir POUTINE II, le président de la grande "Russie", appel à l'aide d'un média trotskiste.

Regard brillant (normal, c'est un mâle !) le Poutine II de la "grande" Russie, l'icône du pouvoir orthodoxe, se confronte à un nouveau phénomène médiatique, celui d'une "Femen" russe, cette jolie championne qui a remporté un exploit, celui d'emporter son coeur. Regardez-la, la belle "Catherine" de Russie, nouvel âge de l'amour et du glamour, pour l'Homen du nouveau siècle russe.

 

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Après s'être allié au nouveau  Pape des chrétiens catholiques,  pas orthodoxe, le pape François, pour obtenir victorieusement la paix en Syrie ou la paix à Bachar El Assad, le président syrien qui ne veut pas quitter le pouvoir, Vladimir POUTINE gracie d'autres Femelles, les Pussy Riots. Sauf que, comme toutes les filles, elles ne sont jamais contentes, ces filles. Même pas un "merci" pour avoir été graciées !

 

Le maître libère les esclaves, geste symbolique fort, très fort, la veille de Noël. Le président russe ouvre les cellules des pirates de Greenpeace, se réconciliant avec l'ONG, tout en ayant obtenu, mine de rien et la moue pateline,  que ces "Fous de Bassans", de la famille des "suicidés" parce que suicidaires, aillent ailleurs reproduire leurs cavales nuptiales et leurs parades navales.

 

Ainsi le monarque orthodoxe, déposant les armes, renoue avec la tradition chrétienne de la "grâce", l'absolution des fautes vénielles, lors de la trêve de Noël, la paix des Braves, ces guerriers sur leurs chevaux ou sur leurs vaisseaux  qu'en temps ordinaire, nul ne peut croiser, sans risquer d'être occis.

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Franchement, il l'a plutôt bien joué, le président de la grande Russie, Vladimir POUTINE . Autre victoire diplomatique à son actif : il vient de récupérer l'Ukraine, démocratiquement, sans violence, comme un grand frère qui porte assistance à son cadet, dans un pays en plein désarroi politique, car aux abois. Même pas besoin de lui écrire : - "Arrête ton char !"  puisque les chars sont restés en Russie. Il lui a juste laissé le choix, Vladimir, au peuple de l'Ukraine. Et le bon choix, c'était lui, le président russe, face à une Europe hésitante, dandinante,  faussement aguichante, badinante et baragouinante : - C'est la danse des canards, coin, coin, coin, coin...   

 

En Ukraine, le président russe a mis fin pacifiquement à des manifestations pro-européennes. Un sacré pied-de-nez à une Europe qui était, il faut l'écrire, plutôt étonnée et fort embarrassée, qu'un pays veuille encore faire partie de sa décadente splendeur "passée". Il a tout effacé, Vladimir, l'ardoise de l'Ukraine et la toise qui aurait permis de comparer la Russie libre avec une Europe enfermée dans sa forteresse munichoise. D'une main de velours qui caresse, il a ramené l'Ukraine au sein du giron soviétique, le gant de fer.

 

Parce qu'il a un projet politique et militaire, le président russe, Vladimir POUTINE : restaurer la grandeur de la Russie orthodoxe. Il aime son pays, lui. Il l'aime, sa Russie, comme l'aimait la grande Tsarine, Catherine II, avec cette passion de l'homme ou de la femme d'Etat, capable de tout pour arriver à ses fins, et pourquoi pas de réconcilier le Siècle des Lumières avec une dictature monarchique ou socialiste. Le capitalisme russe ne sert, comme en Chine, qu'à ruiner les pays qui ne sont pas ses alliés. La Russie reste communiste, avec à sa tête, un appareil élitiste et réformiste, affichant une volonté sans pareil de rapatrier les richesses extérieures vers l'intérieur de la Russie et de s'emparer de ce qui lui revient, ou pas.

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Exactement le contraire de nos dirigeants européens ! Ils n'aiment plus leurs pays. Ils sont cyniques et désabusés. La Bourse leur sert de patrie financière, d'image en papier pour racheter tout ou partie des votes populaires, contre du fiduciaire ou du judiciaire. Leurs stratagèmes sont usés jusqu'à la corde pour les faire pendre, pourvu que les frontières s'effacent au profit de la circulation des monnaies, leurs monnaies de singes pour ces instaurateurs sévères de politiques austères, au seul service des Banksters. Les peuples européens exsangues sont à terre, exemple d'une autre tyrannie, celle de l'argent et du vent, un vent qui souffle la tempête, la tempête du Siècle qui "foutra tout par terre", avec ou sans l'arme nucléaire.    

 

Il paraît que le président de la république française, François HOLLANDE, boudera les Jeux Olympiques d'Hiver de Sotchi, en 2014, parce qu'organisés par la Russie. Il  paraît que ce serait une "tradition française".

 

Quel exploit diplomatique à comparer avec les Jeux Olympiques organisés par la Chine à Pékin en 2008, où la France s'est illustrée lamentablement, se traînant péniblement et ignominieusement aux pieds d'une Chine dominante et triomphante, pendant que le peuple tibétain était enchaîné et qu'il était interdit à Taïwan de participer aux JO avec leur drapeau national. Taïwan a participé aux Jeux Olympiques d'été de 2008 à Pékin sous le nom de "Chinese Taipei", annexion sans complexe par la Chine d'un pays autrefois indépendant, sous le regard bienveillant des puissances occidentales.

 

Et ce sont ces mêmes dirigeants européens qui "bouderaient" la Russie aux JO d'hiver 2014, en méprisant les exploits de leurs propres sportifs européens parmi lesquels des futurs champions français, puisqu'eux  participeront "sportivement" à ces Jeux Olympiques. Tant il est vrai que "L'important dans la vie, ce n'est pas le triomphe, mais le combat, l'essentiel ce n'est pas d'avoir vaincu mais de s'être bien battu", de la bouche d'un certain Français, Pierre De COUBERTIN, le créateur des Jeux Olympiques modernes.    

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Quel courage que de rester en France plutôt que d'aller en Russie, quel courage de boycotter les Jeux Olympiques ré-inventés par un Français au début du XXème siècle parce qu'organisés par le peuple russe ", on ne peut rêver plus bel hommage du vice rendu à la vertu. 

 

Otages de leur diplomatie de "langue de bois", sans foi ni loi, "cirant les pompes" aux Chinois et  "virant leur cutie" au premier choc pétrolier, les Européens trompent le temps, un temps qui leur coûte de l'argent. Nos dirigeants croient qu'ils toquent à la bonne porte, nains à l'ombre d'un géant d'acier, en s'allongeant sur un tapis de Chine en soie. Une toile de jute aurait suffit pour une telle chute, nations sans devenir, puisque sans actions.

 

La France est l'alliée naturelle de la grande Russie.

 

Le Général De GAULLE l'avait bien compris, lui, le visionnaire  !

 

Le malheur de l'Europe a toujours fait le bonheur d'autres continents.

Lorsqu'il faudra défendre ses valeurs et ses terres, l'Europe baissera pavillon et laissera entrer sur son immense territoire ses ennemis, en  acclamant leur victoire qui ne sera plus la sienne.

 

Un seul pays tiendra alors l'Europe et ce sera la Russie, parce que la Russie vaincra.

 

En attendant, je me permets de solliciter du Président russe, Vladimir POUTINE, une avance financière pour permettre au journal MEDIAPART de résister contre  les assauts d'un gouvernement capitaliste mais "socialiste", il paraît.

 

Siouplaît, à vot'bon coeur ! C'est Noël, un peu passé, mais Noël quand même.

 

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Merci, Vladimir, je suis sûre que tu liras cet article et que tu sauras prouver que toi, la liberté d'expression, une liberté publique défendue par les Révolutionnaires français de 1789, tu la protèges, sur un autre territoire que la Russie, aussi, en France, par exemple. 

 

Principal actionnaire de MEDIAPART : Vladimir POUTINE. Il y en a qui n'ont pas fini de se faire quelques soucis, parce que le président russe, il sera trop content que MEDIAPART s'occupe de dénoncer tout ce qui est caché aux Français en France. - 'Allez, on sourit !' C'est pour la photographie de groupe, celle des actionnaires.

 

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Après tout,  la libre circulation des capitaux, c'est un rêve européen.

  

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