Le choc des mots, les autres comme crapaud

Les politiques de tout temps ont toujours utilisés les mots en préambule à l’action physique et violente dans la plupart des cas.

Les politiques de tout temps ont toujours utilisés les mots en préambule à l’action physique et violente dans la plupart des cas.

 

Nous pouvons considérer que Hitler, par exemple à par ses discours fait deux choses : raconter une histoire qui expliquait une situation et répondait à une inquiétude interrogative du peuple allemand à l’époque, et trouver une solution par l’apport de bouc-émissaire responsable désigné d’une situation.

 

Dans l’Allemagne d’après la première guerre, la situation de la population est pénible, les discours culpabilisateurs du futur chancelier, rendait coupable les supposés juifs et les communistes.

 

Dans le même temps une histoire revisitée de l’Allemagne est produite, ce qui met en perspective l’avenir. Il est bien question de vendre à une population, un paradis atteignable, par la volonté, le changement, la contrition et l’élimination de l’ennemi.

 

Bien sur les buts particulièrement répugnants d’Adolf Hitler ont débouché sur des horreurs, évidemment toute situation rhétorique de ce type ne conduit pas a cette situation. Toute fois le Rouanda et d’autre fait historique, nous conduisent à constater que cette utilisation de la parole à des fins politiques conduit à des drames.

 

Chose qui doit être aussi analysée, est qu’une situation économique difficile ou plus généralement une situation de crise génère cette communication.  

 

Dans l’histoire récente au Chili dans les années soixante dix, ces discours contre le gouvernement de gauche élu on fleuri, avant le coup d’état, tout comme en Espagne contre la république, avant le coups d’état, aussi au Rouanda avant les massacres.

 

La politique dans son ensemble sait répondre à des problèmes existants, voir à créer des problèmes, tout en affirmant avoir la solution aux circonstances engendrées.

L’utilisation du discours comme préambule à l’action, n’est pas au regard de l’expérience un objet neutre, mais bien un acte réfléchi par ceux qui l’utilisent qui a un véritable impact sur ceux qui l’entendent.        

 

Comment nier cette évidence, sinon pourquoi c’est discours aux troupes avant une bataille, fait constaté dans toute l’histoire humaine ? Ou bien encore les discours politiques pour convaincre avant une élection ou autre situation de la vie politique, ou alors Pourquoi cet acharnement des hommes et des femmes communiquant à utiliser l’art oratoire…

 

La rhétorique est de la communication qui a pour but, d’influencer la personne ou les personnes qui l’entendent. Croire à un objet neutre serait nier par exemple la calomnie, la rumeur qui parfois conduise à des faits divers sordides, le harcèlement, a un passage à l’acte, à des gestes répugnants.    

 

Tout discours qui conduit au schéma observé a comme conséquences l’opprobre, qui amène à la déconsidération de l’autre, à sa stigmatisation.

 

Il est temps de passer à la manière dont les personnes communicantes s’y prennent. Comme pour le harcèlement, les ou la personne visée, sont dévalorisés aux yeux d’un publique et si possible d’elle même.

 

Pour arrivé à ce but, il faut bien sur créer les conditions adéquate, construire une stratégie susceptible de fonctionner et cette organisation doit avoir pour conséquence la déstabilisation, la mise à l’index, voir l’élimination physique, si possible par une personne extérieurs au locuteur, c’est un classique dans l’histoire, l’assassinat de Jean Jaurès en est un exemple tragique.

 

La réalité sociétale étant complexe et donc difficilement appréhendable dans un discours qui doit avoir comme principal qualité d’être pour celui qui l’écoute, facile a comprendre. L’utilisation de coupable auto-proclamé est bien pratique pour les politiques, la tentation des anathèmes simplistes et réducteurs, ne demandent pas une grosse analyse de fond pour le locuteur.

 

Psychologiquement cela a l’avantage de produire quand le discours fonctionne chez le récepteurs différents sentiments émotionnelles forts : indignation, révolte, angoisse, avec l’avantage que cela entraine chez ceux qui écoutent l’incapacité à analyser le discours pour ce qu’il est. Deuxième avantage est qu’il suscite chez ceux qui adhère au contenu et ceux qui n’adhèrent pas le même ressenti, avec toute fois un effet pervers, les deux oppositions deviennent souvent de plus en plus irréconciliable. De plus la tentative de remédier à cet effet pervers dans le discours par des points prétendument commun par les politiques est plus que risible et sans possibilité d’efficacité, le « je te crache à la gueule » et en même temps je parle de valeurs partagée est purement ridicule…

 

La perversité du discours grandiloquent est qu’il ne peux reposer sur aucune forme de vérité, ainsi il est peux probable qu’une société se voulant démocratique accepte de condamner une personne sans qu’il y est un discours contradictoire et des pièces apportées au dossier comme moyens pour les juges ou les jurés, pour qu’ils se fassent une opinion. Par contre en politique, on demande aux récepteurs du discours de croire au contenu de celui-ci sans avoir pour se faire son opinion, que son jugement personnel. Il ne reste aux personnes misent en cause de d’avoir les moyens de répondre par sa propre communication, pour peut qu’il est accès à la presse de façon bienveillante à sont égard, ou a sa propre presse…

 

Il y a une petit jeu qui c’est fait jour depuis au moins une vingtaine d’année, des petites phrases englobant, péremptoire et diffamante : UMPS, islamo-gauchiste et autres.

Celles ci qui n’apportent rien au débat sociétal, mais permettent de donner des arguments aux personnes qui adhèrent au discours et qui sont dans un état émotionnel savamment travailler politiquement, point besoin de discourir sur un avis. Il est question d’éliminer la possibilité de répondre à la personne qui est d’un coups est mis en cause. Il s’agit d’un jugement moral, d’accusations graves ou sans fondement et non d’échange d’idées et d’arguments. Calomnier, calomnier il en restera toujours quelque chose.

 

La rhétorique employée n’a pas pour but, de construire avec les récepteurs une adhésion, mais d’éliminer l’adversaire politique. Il n’est pas question là de convaincre du bien fondé de sa vision politique, bien au contraire, si non le discours serai sur le contenu du programme, divergeant dans leurs objectifs, leurs visions, leurs analyses.

 

La raison des invectives qui font qu’aujourd’hui le contenu communicationnel de bien des hommes ou des femmes politiques n’est pas plus sur le contenu susceptible de créer l’adhésion du récepteur, mais un verbiage ayant comme seul finalité de discréditer son adversaire en politique.

 

Cordeil olivier       

 

 

    

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