la grande saignée

Au moyens âge, quand les personnes étaient malade, on pratiquait des saignées pour les soigner, bien sur la plupart des malades mouraient de l'infection du aux microbes qui avaient un avantage certain sur la maladie, étant introduit via ce qui faisait office de scalpel, qui bien sur n'était pas stérilisé.

Cela correspond plus à un exorcisme, qu'a un acte médical, en gros on faisait sortir le mal du corps, par la saignée...

En Europe depuis quelque temps, on nous explique que nous vivons au dessus de nos moyens et que la dette des Etats est un gouffre sans fond. Aujourd'hui les données d'EUROSTAT font apparaître deux phénomènes, la baisse quasi général de l'endettement public et la baisse, quasi général, des déficits publics en Europe.

Mais ne pensez pas que cela va changer la politique ORDO-LIBERAL, on va vous affirmer que l'effort doit être poursuivi pour faire revenir la croissance et un hypothétique plein emploi...

 

Si le taux de chômage baisse partout en Europe, le nombre de personne dans la précarité, lui aussi fait un bon, la situation est celle d'une croissance accrue, mais bien sur les statistiques fiables et récentes sont plus difficiles à se procurer, un Hasard surement…

 

Par contre, le chômage baisse, sans que l'on voit très bien le rapport avec les dettes, mise à part que là ou les politiques d'austérité ont été suivies le moins que l'on puisse dire est que le chômage lui a explosé : Italie, Grèce, Portugal et même la France malgré les bidouillages des chiffres : chômeurs que l'on envoient en stage ou que l'on radient par inadvertance....

Alors quel sens donner aux politiques, prônées par l'Union Européen et ses Etats, soyons claire, les politiques ont tendance à accusé l'Europe dès que des obligations stupides nous tombent sur la figure. Ce sont bien ces même individus qui votent pour les lois qui vont s'appliquer par la suite dans les pays de l'Europe, mais là n'est pas la question, mais bien plus dans quel but, car ces politiques aujourd'hui ont une lisibilité bien supérieure a ils y a quelque années.

Ce que nous pouvons constater est le décrochage des droits des travailleurs et travailleuses et une précarité galopante, comme une flexibilité qui rapproche de plus en plus  le salariat de l'Europe du statut d'esclave. Les reformes réactionnaires qui ont eu lieux en Italie, Belgique, France, Portugal, l'on étaient pour relancer l'emploi et non eut comme conséquence qu'un appauvrissement des pays et de leurs population.

Tout semble n'être qu'un immense marché de dupe, qui n'a comme but que de faire accepter par la population, une baisse de ses revenus, directes et socialisés, un peu comme s’il se faisait en Europe une politique d'inspiration  économique à la Milton Friedman.

C'est a dire la politique du choc, si justement dénoncée par  Naomi Klein (1) dans son livre, et tout cela n'a-t-il pas été imposé sous prétexte d'une dettes abyssale!

Cette hystérie n'a t-elle pas comme but, de faire accepter à la population, une régression sociale sans précédent, car une dette c'est quoi ? Un engagement entre un prêteur et un emprunteur la vrai question est : de la possibilité ou non que l'emprunteur paye sa dette rubis sur ongle, en temps et en heure. Comme la fait justement  remarquer Jean-Luc-Mélenchon à la journaliste Vanessa Burggraf dans l'émission « on est pas couché », une des première fois dans le petit écran, la thèse de la dette justificatrice des politiques suivies a été mise en charpie à la télévision!

Comme la politique économique des 3%  d'on même Le Figaro reconnais sont ridicule, ou l'excellent livre de Christophe Alévêque et Vincent Glenn (2) économiste explique la chose suivante, François Mitterrand héritier d'une forte crise économique, demande aux services de la direction économique de lui trouver une argumentation pour répondre au demande de moyens de ses ministres. Un économiste du nom Guy Abeille, s'exprimera ainsi sur la question des 3% : il fallait donner au président une norme qui frappe les esprits, donc trois pour cent du PIB, ce monsieur reconnait que l’arbitrage « Canada dry » il n’a pas de raison scientifique mais elle a le gout du scientifique… alors l'Europe l’a adopté.

 

Elle a permis de faire passer les réformes libérales promus pas la démocratie chrétienne et par la suite fut adoptées par les partis sociaux démocrates en pleine déliquescence, par leurs éloignement de la population.

On sait aujourd'hui que ces politiques, aggravent la désindustrialisation en Europe, favorisent les entreprises de service et les bas salaires. Et l'on continue dans la désindustrialisation au profit des pays émergents avec une industrie moyenâgeuse et une Europe qui se dirige vers une société de service à l'américaine. Dérégulation des droits des salarié (e)s , avec comme conséquence une dette qui peut prendre des proportions réellement abyssales à la manière des Etats Unis d'Amérique.

On peut se demander comment des personnes qui font de la politique peuvent se dire que cela va continuer, et faire une politique qui nous conduit droit dans le mur. D'abord parce que la question de la dette est une question de confiance, donc il faut que les prêteurs soit convaincue de la solvabilité des emprunteurs, pour se faire il faut que les emprunteurs ne semblent pas de gros dépensier, c'est aussi simpliste que cela, rien de très subtil.

Malgré les airs de « je sais tout » des économistes, publicité de la télévision et autres presses aux mains des lobbys financiers et de l'oligarchie politique.

Pourtant, il y a d'autres pistes, qui elles ne sont pas une saignée qui risque de tuer le malade qui ne l'ait d'ailleurs qu'imaginaire. Les dettes c'est de l'activité économique, et elles doivent aller à l'économie réelle, de plus comme le fait remarquer dans un article Philipe Férmeaux (3) la Banque Centrale Européenne au moins provisoirement doit prêter directement aux Etats, dans une situation de crise.

On nous dit qu'il y a une crise, alors que la BCE prête directement aux Etats ! Ce qui préservera de plus la confiance des investisseurs.

 

En Amérique la politique mise en place pour sortir de la dette néo-libérale à pour conséquences économiques, la désindustrialisation, (comme en Grèce, en France et dans bien d’autres pays), avec comme corolaire le chômage, le résultat est : de l'activité en moins, donc des salaires en moins, donc des impôts en moins, et donc une solvabilité des états moins bonne, un vrai cercle vicieux.

La seule politique possible est une relance économique par l'activité comme la si bien compris JLM (4), car oui il faut de l'investissement dans du capital fixe, (les éoliennes) capital qui crée de l'activité produit par des hommes et des femmes qui sont impliqués (es) dans le processus de production (d'électricité en circonstance). Celui-ci est vendu est donc crée de la richesse, fait appel à des financements, un des moteurs important de l'activité, qui engendre des impôts, qui financent des infrastructures, dont a besoin la population.

Il en va de même avec l'activité paysanne, qui créera de l'emploi, donc des ventes de produits, des impôts dans un cercle vertueux celui-là.

Seule une politique de relance économique remettra en route le marché de l'emploi, puis des revenus, puis des impôts, fera que les dettes ne serons plus des machines à faire peur, mais un rouage de l'économies ce qu'elles sont d'ailleurs , pas de dettes pas de circulation de monnaie.

Il faut une autre politique en Europe et dans le monde, quoi que l'on veuille nous vendre le libéralisme à montré son échec total...

La médecine de la saignée est inefficace et amorale, cela suffit !

Il est temps de passer aux temps modernes et aux politiques rationnelles !

Cordeil. Olivier

 

-(1) Naomi Klein, « la stratégie du choc », acte sud, Babel.

-(2) « On marche sur la dette » Christophe Alévêque et Vincent Glenn aux éditions la marinière.

-(3) Alternative Economique du 07 mars 2012.

-(4) voir le blog de Jean-Luc-Mélenchon.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.