Le Grand Mythe de la Bourgeoisie… La Compétitivité

Dans les journaux, dans la bouche des politiques, du patronat et autres valets du capital, un Grand Mythe nous est vendu presque quotidiennement. A des périodes précises celui-ci semble justifier en réalité toutes les attaques contre les travailleurs : La Compétitivité ! Ah elle n’est jamais assez bonne. Le « coût du travail » est toujours trop cher…

Dans les journaux, dans la bouche des politiques, du patronat et autres valets du capital, un Grand Mythe nous est vendu presque quotidiennement.

A des périodes précises celui-ci semble justifier en réalité toutes les attaques contre les travailleurs : La Compétitivité !

Ah elle n’est jamais assez bonne. Le « coût du travail » est toujours trop cher…

 

 

 

Cette vision des choses nous est posée de la manière suivante :

Le prix des produits est trop élevé car le « coût de production » revient trop cher aux entreprises… en gros les travailleurs coûtent cher aux entreprises. CQFD (Ce Qu’il Fallait Démontrer)

Je passe sur le fait que celui qui produit (le travailleur) est perçu comme LE problème… par le capitaliste même qu’il enrichit !

Vu du côté capitaliste, le produit est trop élevé sur le marché, et donc, diminue les possibilités de vente.

 

 

On est sur la question de la « concurrence ». Le raisonnement capitalistique peut sembler juste, les produits de même facture étant sur le même marché concurrentiel…

D’ailleurs, Karl Marx (1) lui-même voit dans le produit, le travail des travailleurs et travailleuses. Dans sa polémique avec Proudhon (2) il lui fait justement remarquer cette réalité.

 

Par contre, là où le Grand Analyste du Capital voit dans la réalité économique une réalité à multiples variables, les capitalistes ne voient eux, qu’une question de « coûts ».

Bien sûr, pour eux, les travailleurs ne sont uniquement que des « frais » de production, même pas à minima la « Production » par exemple..

Il serait peut-être intéressant d’envisager cette question sur les deux points de vue.

 

 

 

Les capitalistes ne s’embarrassent pas de complexité. Ils sont justes de petits boutiquiers qui s’ignorent !

Les produits doivent impérativement être les moins chers… point barre…

Avec le jeu de la concurrence, le coût de production doit toujours être le plus bas. Leur vision des choses reste au niveau d’une apparence la plus subjective possible.

 

 

Regardons sous cet angle là (celui du capitaliste) :

Voyons, c’est logique.  Pour « vendre plus » que mon voisin je dois baisser les coûts de reviens en rognant sur tout, y compris sur le « coût du travail ».

Notons au passage que la diminution de la rémunération du travail – contrepartie chichement accordée par les employeurs- sera toujours insuffisante pour un capitaliste...

Evidemment mon voisin fait de même, puisqu’il est lui-même en compétition plus ou moins directe avec moi.

 

Or pour baisser mes coûts de reviens et pour rester devant mes concurrents j’ai été obligé de produire plus (avec le même nombre de travailleurs).

Revers de la médaille : en inondant mes clients potentiels avec un produit certes moins cher j’en ai diminué sa « valeur » !

Or comme mes concurrents ont fait de même, ledit produit est devenu « de grande consommation ». Il se vends donc « à petit prix ».

Du coup, mes propres bénéfices ont nettement diminué.

Comme le marché était assez restreint pour ce produit, des entreprises vont alors fermer… en supprimant des emplois.

 

 

Et à l’échelle d’un pays me direz-vous ?

Le fond de l’histoire est que notre Monsieur Courte-Vue capitaliste reste sur sa volonté constante de « baisser les coûts »… souvent soutenu par ses amis politiques.

Mais ce qui est grave c’est que son petit calcul de boutiquier se heurte à une logique implacable :

 

Si effectivement il a réussi à diminuer ses fameux « coûts de production » pour ses propres produits, il en a aussi réduit le Marché à une hauteur variable.

Logique, comme les salaires ont baissé -pour augmenter les profits-, le pouvoir d’achat de chaque travailleur va également baisser.

Par effet de ricochet le produit vendu par le capitaliste se vendra plus ou moins bien, les salariés (travailleurs) n’ayant plus forcément les moyens de se l’acheter.

 

A contrario si ce produit se vends mieux, il faudra en produire plus.

Mais comme les concurrents seront plus nombreux -puisque ledit produit se vends bien- il faudra en baisser à nouveau le prix, en réduisant à nouveau les « coûts de production ».

A un moment donné ces fameux « coûts de production » ne pourront plus être diminués.

Alors le capitaliste va annoncer à grands effets « des mesures drastiques suite à une baisse de compétitivité de l’entreprise ».

La justice fera son travail de « liquidation », éventuellement de « redressement judiciaire ».

Puis le couperet tombera : « Non rentable », « Délocalisation ».

En Europe ça sera la fermeture des entreprises.

Pourtant les actionnaires eux, pourront exiger la recherche de nouveaux marchés dans le monde, pour continuer à toucher un profit sur le produit fabriqué.

 

Et la machinerie recommencera ailleurs dans le monde.

 

 

Les objectifs de rentabilité priment sur l’humain et conduisent à une crise permanente du système capitaliste.

 

 

Voilà où nous mènent ces politiques capitalistes et leurs alliés, les personnages politiques.

 

 

            J’espère vous avoir donné une argumentation utile…

           

Cordeil-olivier

 

 

 

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