Le changement de paradigme

quelques reflexions sur le changement

Dans l’ancien monde, quand on se penche sur les analyses , on a des critères entre ce qui est conforme, ce qui ne l’est pas : partant de là, on désigne ce qui est bon ou mauvais. Il y a le statut convenable, le caractère enviable, les attitudes , les modes de vie conformes : hors de ceci, point de salut, il faut aller dans telle ou telle école, et c’est la catastrophe si le fils ne reprend pas l’affaire du père.

A certains moment, on a la cravate, le costume trois pièces, à d’autres il vaut mieux être jeans, basket, foulard et veste Old English, si ce n’est pas Loden dans certains milieux de l’aristocratie, et de la bourgeoisie des châteaux de la Loire ou d’ailleurs.

Pour le métier, c’est pareil : certains font taches, certains sont bien considérés, et on ne touchera pas à l’ENA finalement, on changera juste le nom
Il est de bon ton de faire du tennis ou bien au contraire, tout à coup on se débauche et on préfère le foot aux tribunes de Roland Garros. On se tatoue pour embêter la famille.

Et malgré les années, malgré les manifestations, les guerres, rien ne change, on fait ruisseler vers les bas, quand on a le temps.
Au milieu de tout cela des voix se sont élevées pour expliquer, que rien n’est bizarre, tout est normal, les normes (pas les fonds) sont faites pour être détournées, et c’est l’originalité qui est créatrice, l’uniformisation détruit la vie, les gens qui se reproduisent ensembles  favorisent les maladies génétiques.


La vie nous montre de soi- disant bonnes personnes qui à cause de leur « perfection », ne se rendent pas compte des travers des gens qui les entourent et favorisent leurs mauvais penchants, tandis qu’un peu de malheur créé par des circonstances moins bonnes, ouvre les yeux sur la « vraie » vie, donnant plus d’armes pour se battre. Et on se dit finalement ,  à quelque chose malheur est bon ! Et c'est le comble !

La réalité n’est pas juste, on ne cesse de positiver, on rêve d’un monde parfait, mais il n’existe pas.

Les esclaves existent depuis la nuit des temps, les colons sont passés, ils ont été remplacés par des  firmes qui  ont remplacées les comptoirs, on ne refera pas l’histoire, c’est elle qui nous a fait tels que nous sommes et c'est l'homme qui a fait l'histoire. c'est une injustice sans fin, la lutte pour la vie... L'asservissement de l'homme par l'homme est la règle.

Quel changement de paradigme ? Machin retire sa plainte ému par une nomination, machine se met dans les mains d'un probable manipulateur,  une autre triomphe de l'injustice en revenant en grâce,   la justice est passée avec sa clémence pour les riches qui pourrait être malade en prison,  mais on y a laissé pourrir pour l'exemple une femme martyrisée par son mari , qui bousillée par toute sa souffrance a fini par mourir chez elle, à peine sortie. Le nouveau monde, quel nouveau monde ?

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