Après la torture, commence la torture du quotidien...

En France plus de 125 000 personnes, réfugiées sur notre sol ont été victimes de torture ou de violence politique dans leur pays d'origine.

En France plus de 125 000 personnes, réfugiées sur notre sol ont été victimes de torture ou de violence politique dans leur pays d'origine.

Cette éponge laisse des traces © Greys Paris. Photo François Ayme. Pour le Centre Primo Levi Cette éponge laisse des traces © Greys Paris. Photo François Ayme. Pour le Centre Primo Levi


Une personne ayant subi des tortures avec une éponge gorgée d'eau simulant la noyade doit réapprendre à vivre avec cet objet qui lui rappellera la torture toute sa vie.

Après la torture, commence la torture du quotidien.

  

 

Ces hommes, ces femmes, ces enfants originaires de Syrie, de République Démocratique du Congo, de Tchétchénie, de Tunisie..., ont vécu l'horreur : ils ont été torturés, violés, tabassés, humiliés, enfermés arbitrairement, témoins de scènes insupportables...

Cherchant refuge et protection en France, ils doivent pouvoir recevoir des soins appropriés pour faire face aux blessures physiques et aux traumatismes psychiques causés par la torture, sans lesquels aucune reconstruction, aucun avenir, n'est possible.

L'association Primo Levi - Soins et soutien aux personnes victimes de la torture et de la violence politique, lance aujourd'hui 26 juin, journée internationale des Nations unies pour le soutien aux victimes de tortures, la campagne "des soins pour les personnes victimes de tortures" avec une pétition ici, à l'adresse de Madame Marisol Tourraine, ministre de la Santé et des Affaires sociales.

En effet, ces personnes ont besoin de soins et d'accompagnements spécifiques alors qu'elles sont totalement exclues des politiques de santé publique et que la quasi-totalité d'entre elles ne bénéficie d'aucune prise en charge ou d'attention spécifique sur notre sol...

Le Centre Primo Levi

La pétition

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