BOVE (EELV ) et ANDRIEU (PS) DEMANDENT L'AUGMENTATION DES QUOTAS DE LOUPS A ABATTRE

VOILA LA LETTRE HONTEUSE qu'ils ont osé adresser, main dans la main, à S. Royal et Le Foll. Cette lettre est bourrée de contre-vérités. Le seuil de 36 loups est déjà honteusement haut et ne permet plus de renouveler la population, qui n'est plus en expansion. De plus, on rappelle que le loup est une espèce protégée.

Les éleveurs sont grassement indemnisés quand ils ont des pertes, même s'il n'est pas prouvé que ce sont des loups qui ont tué les moutons.........la crise de la filière ovine n'est pas du tout dûe au retour du loup en France, c'est juste un bouc émissaire!

ces gens sont vraiment des nuisibles, pas les loups! amis et défenseurs des animaux, rappelez vous bien de cette lettre, qui fait suite aux positions résolument anti loups de Bové, et donc, rappelez vous de ne jamais voter EELV ou P"S"!

homme danger pour loup homme danger pour loup

lire les infos sur toutes les contre vérités qu'ils font courir sur les loups:

http://www.ferus.fr/wp-content/uploads/2012/12/contre-verites-A5-bd-30avril-2.pdf

http://www.ferus.fr/wp-content/uploads/2010/06/plaquette-loup-FERUS-2016.pdf


quelques rappels avant que vous lisiez ci-dessous la lettre de Bové et Andrieu:

Les brebis meurent surtout d’autres causes que de la prédation du loup:

 

Depuis dix ans, le total de pertes attribuées au « loup non exclu » est de 2 500 à 5 000 ovins par an, soit au maximum 0,6% par an du cheptel présent dans les secteurs concernés (700 000 brebis). La mortalité hors loup est infiniment supérieure : au moins 3 à 7% par an pour les brebis et 10 à 15% pour les agneaux! Maladies, parasitisme, chutes ou disparitions dans les estives, chiens divagants... causent la perte d’un millier de moutons par jour en France !

 

Mais le mouton résiste mieux dans l’arc alpin où le loup est installé

 

Depuis 1990, le cheptel ovin a chuté de 26% en Rhône-Alpes est  de 8% en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Mais il s'est effondré de 50% en Poitou-Charentes, Auvergne et Limousin... des régions sans loup ! La région PACA est même de loin celle qui s’en sort le mieux en France, alors que le loup y est présent depuis vingt ans !

 

Des aides importantes qui permettent le gardiennage des troupeaux

 

Dans les zones de présence de loup, l’état subventionne les dispositifs de protection des troupeaux et l’emploi de bergers. Ce gardiennage des troupeaux est indispensable à la pratique d’un pastoralisme de qualité, comme il existait autrefois lorsque les troupeaux étaient plus petits et la main d’œuvre moins chère.


 
Eric Andrieu
José Bové
Membres du Parlement Européen

Madame la Ministre de l’Environnement, Monsieur le Ministre de l’Agriculture,

Le 1er décembre 2016

Plusieurs troupeaux de brebis du Sud-Aveyron ont subis ces derniers jours des attaques, vraisemblablement causées par le loup. Des dizaines de brebis ont été tuées, de nombreuses autres sont blessées. Et des impacts collatéraux sur les élevages sont encore à prévoir que l’indemnisation de l’Etat ne couvrira pas : stress des paysans, stress du troupeaux et possibles avortements, nécessaire renouvellement du troupeau suite aux pertes, etc.

Nombres des fermes victimes n’en sont pas à leur première attaque, mais ne peuvent se résoudre à s’installer dans la peur du prédateur. Les réitérations semblent pourtant sans limite.

Les éleveurs dénoncent, à juste titre, des procédures de constat opaques : ils n’ont pas accès au double du constat établi par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage suite aux attaques, aux résultats d’analyse ADN, aux vidéo-surveillance installées et peinent à obtenir des réponses. Et à la difficulté de soigner un troupeau blessé, s’ajoute l’incompréhension et la colère face à la rétention d’information de l’administration.

Le plafond de prélèvement autorisés, 36 loups jusqu’au 30 juin 2017, a déjà été atteint. Il n’est donc absolument pas suffisant, d’autant qu’il ne représente que 10% des loups présents sur le territoire, alors que leur accroissement naturel est de 20% par an. Il doit donc être renforcé d’urgence, et nous vous demandons de prendre de nouvelles dérogations.

Le loup, toujours protégé en France, gagne du terrain, s’installe dans de nombreux territoires. Il s’attaque à des troupeaux de plein air, à des élevages installés dans des milieux difficiles. Le pâturage dans ces zones contribue pourtant au maintien de paysages ouverts et à la biodiversité cultivée.

L’agriculture industrielle n’a rien à craindre du loup, c’est bien l’agriculture de qualité et paysanne qui est encore mise à mal. Ce sont ces outils de travail que nous vous demandons

aujourd’hui de défendre. L’Etat doit permettre aux éleveurs et bergers de pratiquer leur métier dignement.

Nous vous prions de croire, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, à l’assurance de notre haute considération.

Eric ANDRIEU José BOVÉ

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