UN SONDAGE MONTRE QUE LES FRANCAIS ONT PEUR DE LA CHASSE

des associations ont fait réaliser un sondage par l'IFOP, interrogeant les gens sur leur sentiment vis à vis de la chasse............des résultats très nets! quand on voit ces réponses des citoyens, toutes opinions politiques confondues, on comprend combien le lobbying pèse sur les décisions des politiques, et pas les avis du peuple!

La majorité des Français ne se sent pas en sécurité dans la nature en période de chasse, comme le prouve ce récent sondage IFOP réalisé à la demande de l’ASPAS et de One-Voice, du 12 au 14 septembre 2016.

Il confirme que 8 Français sur 10 souhaitent que le dimanche devienne un jour non chassé, et révèle que 9 sur 10 sont favorables à une réforme de l’organisation et de la réglementation sur la chasse.

Un dimanche sans chasse ? La question ne divise pas ! 78 % des sondés y sont favorables (contre 54 % en 2009) (1). Une demande qui n’est pas portée par des « bobos écolos urbains » tant vilipendés par le monde de la chasse, mais bien par 76 % de la population vivant en milieu rural.

Les accidents de chasse restent un sujet tabou en France. Pourtant, aucune autre activité de loisir que la chasse ne pose un tel problème de sécurité publique.
Ce week-end en Loire-Atlantique, une femme a pris une balle de sanglier dans la cuisse, pendant qu’elle jardinait. Un accident qui est survenu alors que l’ouverture de la saison de chasse au gibier ne débutait que le lendemain dans ce département ! et 2 autres non chasseurs ont été blessés.
Sur les 71 % de Français fréquentant régulièrement la nature (plusieurs fois par mois), 61 % ne se sentent pas en sécurité lors de leurs sorties, en période de chasse.

L’an dernier, près de 2 victimes sur 10 n’étaient pas chasseurs. La mort de Samuel (20 ans) en Isère, puis celle de Gaël (43 ans) en Haute-Savoie avaient souligné une nouvelle fois la difficile cohabitation de l’activité chasse avec toutes les autres activités de plein air.

Depuis 1982, il n’existe plus de périmètre de sécurité autour des habitations (2). En 2003, l’obligation d’un jour national sans chasse par semaine était supprimée par Roselyne Bachelot. Il n’existe pas de validation régulière des connaissances ni des aptitudes physiques des chasseurs, et les contrôles d’alcoolémie ne sont pas possibles pendant un acte de chasse : un laxisme que la majorité des Français trouvent injustifié.
Il n’est pas surprenant qu’aujourd’hui, 91 % de nos concitoyens soient favorables à une réforme de l’organisation et de la réglementation sur la chasse pour l’adapter à la société actuelle !

Depuis plus de 20 ans, l’ASPAS demande aux divers gouvernements une mesure simple et démocratique du partage de l’espace entre un petit million de chasseurs et la majorité des citoyens : la trêve de la chasse le dimanche. Vous avez dit lobby ?

Télécharger le sondage: http://www.aspas-nature.org/wp-content/uploads/Sondage-ASPAS-One.Voice_.pdf

Signer la pétition pour l'arrêt de la chasse le dimanche:

http://www.mesopinions.com/petition/animaux/arret-chasse-dimanche/15814

Le plus puissant groupe de l’Assemblée nationale, loin devant les autres est le groupe « Chasse ». En 2016, 115 élus sont membres du groupe chasse, contre 31 au groupe maladie orpheline, 60 au droit de l’enfance et protection de la jeunesse, 40 pour la protection des animaux. De fait, les lois et les arrêtés qui encadrent la chasse vont tous dans le sens de ses adeptes. Quelle que soit la couleur politique du gouvernement en place, les chasseurs reçoivent des « cadeaux » en période électorale. Ce sont en général des allongements des périodes de chasse totalement illégaux.

Puissance financière et politique influente, la chasse paie à prix d’or un lobbyiste professionnel pour faire pression sur les députés et les sénateurs et qui a, selon la Cour des comptes, « des contacts hebdomadaires avec les conseillers du Premier ministre et du président de la République ». Peu de lobbies disposent d’une telle proximité avec le pouvoir.


(1) Sondage IFOP/ASPAS réalisé en juillet 2009.


(2) Extrait de: Comment se promener dans les bois sans se faire tirer dessus « Depuis la circulaire Deferre du 15 octobre 1982, les préfets sont invités à ne plus interdire la chasse dans un périmètre autour des habitations, mais à réglementer le tir en direction de ces habitations. Ainsi, les tirs « à portée de fusil » ou à moins d’une certaine distance (de 150 mètres bien souvent) sont généralement interdits en direction des « habitations, routes et chemins publics, voies ferrées et emprises des chemins de fer, des lignes électriques, des aéroports, des lieux de réunions publiques et des stades. Dans ce cadre, rien n’empêche les chasseurs d’être adossés à une maison et de tirer vers l’extérieur ! » (Voir le communiqué de presse du 5/09/2016)

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