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Billet de blog 16 mai 2013

"Cigarette électronique", contexte et enjeux, espoir ou illusion?

La « cigarette électronique » était un objet fumant non identifié jusqu'à il y a peu de temps. Plus de 500 000 français ont déjà vapoté selon la terminologie consacrée!

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La « cigarette électronique » était un objet fumant non identifié jusqu'à il y a peu de temps. Plus de 500 000 français ont déjà vapoté selon la terminologie consacrée!

Au départ, c'est à dire entre 2005 et 2010, ces nouveaux produits étaient exclusivement vendus via internet. Mais depuis 2011-2012 en France, des boutiques ont été créées dans toutes les grandes villes et désormais dans les villes moyennes et  petites.

On peut même affirmer qu’en ce premier semestre 2013, les magasins de « cigarette électronique » sont désormais installés quasiment partout en France.

La dénomination est entre guillemets car c’est pour l’instant celle qui est admise dans le langage courant (et nous le verrons, ce n’est pas un hasard). Nous utiliserons donc également l’expression "dispositif d’inhalation de nicotine" sans doute plus proche de la réalité.

Qu'en est-il réellement en ce printemps 2013, quels sont les enjeux économiques, les rapports de force et les perspectives d’avenir ?

Des enjeux économiques énormes

On peut voir l’arrivée de la "cigarette" électronique comme un terrain d’affrontement commercial Chine vs Etats-Unis d’Amérique.

Pour bien comprendre, il faut savoir que le marché du tabac, premier marché de la drogue au monde est contrôlé par un trust, constituant un monopole radical puisque les 4 Géants formant "Big Tobacco" (Philip Morris International, British American Tobacco, Japan Tobacco International et Imperial Tobacco) contrôlent la quasi-totalité du marché mondial, excepté… la Chine ! le pays où il y a le plus de fumeurs au monde.

Le tabac tue en Chine plus de 1 100 000 personnes par an, et cela s’aggrave chaque année…

L’entrée de la Chine dans l’OMC a été négociée avec les américains et Philip Morris a depuis commencé à pénétrer le marché chinois.

Et ce sont des chinois qui commercialisent la cigarette électronique qui a envahi le marché amércain et européen !

La commission européenne, depuis toujours aux ordres des grands industriels, cigarettiers en tête est donc pour le moment hostile à la cigarette électronique, et obéit docilement aux industries du tabac et pharmaceutiques qui ont de nombreux intérêts communs.

Cette petite mise au point sur Big Pharma me paraît nécessaire, l’industrie pharmaceutique vivant essentiellement (entre 50% et 90% selon les médicaments, sauf pour le domaine de la vaccination évidemment) des maladies provoquées par l’industrie du tabac, elle ne souhaite pas que l’on remplace un produit qui rend systématiquement malade par une drogue qui ne donnera pas des maladies cardiovasculaires, des cancers et autres BPCO…)

D'ailleurs, drug signifie en anglais aussi bien médicament que drogue. Et pharmakon,le mot grec qui a donnée pharmacie et pharmacopée pouvait signifier aussi bien « remède », « drogue », « philtre », que « poison » ou « venin ».

Rassurons nos lecteurs sur le devenir de l’industrie pharmaceutique, il n’est pas encore en péril, les dégâts causés par l’industrie du tabac, l’industrie de l’alcool (cf notre article sur le sujet) et l’industrie agroalimentaire (HTA, diabète, obésité, maladies cardiovasculaires et cancers…) ainsi que la complicité aveugle des assureurs, publics comme privés , sont la garantie de profits qui s’accroissent chaque année.

L’industrie pharmaceutique s’est ainsi engraissée de façon extraordinaire depuis le début des années 1950, avec une croissance oscillant entre environ  5% et 15% chaque année ! Le libre échange et la globalisation assurant des profits immenses sur un marché de plusieurs milliards d’individus qui rappelons-le, sont tous des malades (c'est-à-dire des clients) potentiels.

Les français ont dépensé pour leur « santé » la coquette somme de 240 milliards d’euros en 2011, passant de 5% du PIB en 1970 à 11.6% en 2011! Sans compter les milliards de la formation des « personnels de santé » dont votre serviteur a très modestement bénéficié!

Il n’y a jamais eu autant de médecins en France que ces 10 dernières années !

Et notre espérance de vie (qui est pourtant calculée sur les décès d’aujourd’hui !) commence à reculer. Et ce n’est que le début…

Autrement dit,  énormément  d’argent a été gaspillé pour « pallier » l’absence de prévention et d’action sur l’environnement…

L’industrie du tabac (Big Four)  n’a jamais gagné autant d’argent en France, tout comme l’industrie de l’alcool (Cf le marché de l’alcool en France) , l’industrie agroalimentaire, les compagnies d’assurances… sans oublier d’autres entreprises comme les Publicitaires (Publicis, Havas360) les vendeurs d’oxygène (Air Liquide, Linde) les entreprises de BTP qui ont construit et construisent des hôpitaux qu’il faudra bientôt fermer les uns après les autres !

La croissance de ces industries a ses revers : explosion des maladies, dépendance des individus , appauvrissement des savoirs « traditionnels », médicalisation de la société (iatrogénèse sociale et structurelles), diminution de la quantité et surtout de la qualité de vie, impuissance face à des compagnies multinationales soutenues par des gouvernements corrompus

Recommandons à ce stade la lecture attentive d’un ouvrage de Ivan Illich « Némésis médicale », œuvre remarquable de clarté..et de prévoyance, 40 ans après sa parution…

La cigarette électronique arrive donc dans ce contexte qu’il convient de rappeler…

Les rapports de force en France et en Europe : quel statut,quel rôle donner à ce nouveau produit ?

Force est de constater qu’un nombre important de pharmacies vendent de tels dispositifs d’inhalation de nicotine sans combustion du tabac (sans goudrons ni monoxyde de carbone) et autres additifs cancérigènes (une soixantaine répertoriés, aucun interdit!), et que les buralistes omniprésents dans les articles de la presse nationale et régionale revendiquent l’exclusivité de la vente.

Les pharmacies sont soutenues par l’industrie pharmaceutique, qui veut récupérer ce juteux marché (plus encore que les substituts morphiniques) et qui a obtenu de la commission européenne que dans la nouvelle directive la cigarette électronique contenant de la nicotine soit considérée comme un médicament ! A l’instar des patchs et autres gommes à mâcher appelés communément « substituts nicotiniques »

Les buralistes, forts de leurs relais politiques, à l’Ump comme au PS, (sans parler du front national) profitent également du soutien de l’industrie du tabac, qui voit dans la cigarette électronique un enjeu de taille.

Le but de l’industrie du tabac, qui n’a sans doute pas pu (ou voulu?) empêcher la commercialisation en Europe via la Chine est de faire de la cigarette électronique un marché supplémentaire et non le seul et unique marché légal.

Il y a fort à parier que la schizophrénie des pouvoirs publics à savoir ne pas interdire les molécules cancérigènes de la fumée de tabac, responsables de 700 000 décès chaque année dans l’UE,  et tout faire pour discréditer l’inhalateur de nicotine, va durer encore quelques années.

En France, il existe donc une rivalité pour le contrôle de ce nouveau marché : schématiquement le match oppose les anciens dealers : buralistes en tête ( certains souhaitent également avoir le monopole de la vente de cannabis) et les pharmaciens (qui eux ont fait des études et ne vendent pas que de la drogue!)   contre les nouveaux venus sur le marché de la drogue nicotinique : les entreprises de cigarettes électroniques, la plupart étant de petits entrepreneurs… qui sont donc  potentiellement appelés à disparaître aussi rapidement qu’il sont arrivés (si l’industrie du tabac et ses alliés le décide)

Des gens se sont pourtant mis à y croire en ouvrant des « magasins spécialisés » dans la vente de ces nouveaux produits, et comme dans  aventure commerciale aussi jeune, les sociétés crées sont très nombreuses :

certaines vendent uniquement sur internet,

absolut vapor,  e-cig-factory.fr , mistercig.com,  ciga-tech.fr, e-cigarette-home,  e-cigarette-web.com,  cigareless, smokelec.fr, my ecigarette,

certaines ont 1 seul magasin,

ismoke31.fr à Toulouse, ecovapoteur.fr à Brest , aston-ecigarette.com à Pessac ,  altobene.com à Paris 8, Vapshop.fr à Paris 11 , lavaporeuse.com à Paris 3, Taklope.com à Grenoble, la-vapote27.com à Evreux, smokingNosmoking et Néovapo à Limoges, ivap à Fos sur Mer,  libertédefumer.com à Périgueux, Ouismoke à Nogent sur Marne  et sans doute bien d’autres…

certaines sont distribuées par les buralistes et/ou les pharmacies

la centralevapeur.com , ecigarette-France.fr, be-free-cigarette.fr , cigartexinternational, nhoss.com, EdSylver, Cigway, web-ecigarette.com

D’autres commencent à former un réseau, (avec parfois une franchise)

Clopinette (11 Ile de France, Rennes,Limoges, Tours, Angers,Lille, Alençon, Caen, Albi, Clermont-Ferrand, Lyon, Montpellier, Amiens)

Yes-attitude.com (Bordeaux, Montpellier, Anglet,Troyes, Paris 11, Limoges, Douai, Berck,Pornic, Bezons,Compiègne, Chalon sur Saône, Saint Brieuc, Nîmes, La Roche sur Yon)

WebMcortex (LeBlanc, Montmorilln, Chateauroux, Poitiers, Hyères, Meaux, Saumur, Avignon, Arles) et Smok’air Store (Malo les Bains, Dunkerque, Boulogne sur Mer)

Cigaverte (Saint Etienne, Lyon, Roanne, Macon, Saint Genis-Laval, Annecy, Grenoble, Blois, Toulouse, Albi,Montauban, Reims, Saint Raphael, Montbrison,  

KYF (2 à Paris 15, 2 à Paris 16, Chateauroux + très nombreux bureaux de tabac)

C3boutique (2 Perpignan, Valence, Saint-Cyprien, Elne, Thuire)

Point-smoke.fr (Lagny sur Marne, Villemonble, Cergy Pontoise, Antony, Le Plessis Trèvise, Maisons Alfort, Nogent sur Marne, Vincennes, Saint-Maur la Varenne)

Bord02 (2 Bordeaux, Arcachon, Cap Ferret)

Nicotech (Montpellier, Nîmes, Marseille, Salon de Provence)

Vap-story.com (Toulouse, Montauban, Paris  15 et 20)

altersmoke.com (Paris 6, 8 et 11)

Eclope.net (Montluçon, Gueret, Limoges, Bourges)

e-fumeur.fr (Nantes et Vannes)

La production des dispositifs électroniques est réalisée en Chine, comme la plupart des « eliquides »

Il existe plusieurs fabriquants de « eliquide »  que j’ai essayé de recenser (dont certains se revendiquent comme « made in France »)

Dekang (Chine), Joyetech, Flavourart (Italie), Halo, Johnson Creeks, Alphaliquid (France), Anyvape, Greensmartliving, Kargertech, Nhoss,Dlice(France), Pelinex, PT Technology, Redline, Liqua(Ritchy France), Smok, Perfumer’s Apprentice, Vincent Dans Les Vapes (France)

Enfin, de nombreux forums et sites internet se sont développés sur le sujet, vapoteurs et vapoteuses ayant souvent à coeur d'échanger leurs conseils, de témoigner de leurs difficultés ou de leurs réussites.

(Recherche réalisée sur internet début mai 2013)

En Europe, pour l’instant, aucune loi n’interdit la vente de la « cigarette electronique ». Ce n’est pas le cas partout ailleurs dans le monde.

Des pays ont déjà interdit complètement (Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Colombie, Hong-Kong, Israël, Mexique, Panama, Qatar, Singapour, Thaïlande (source wikipedia), peut –être bientôt la Turquie ?)… non pas le tabac mais bien la « cigarette électronique » ! Sans doute en invoquant des raisons de « santé publique » !

En Italie, autre pays où l’industrie du tabac tire les ficelles, les buralistes réclament que la taxe sur la cigarette électronique soit identique à celle des produits du tabac ! Concurrence déloyale sans doute !

Au niveau sémantique et juridique, les buralistes, qui en vendent déjà d’ailleurs entre les bonbons, les jeux à gratter et les cigarettes, voient d’abord le mot « cigarette » et donc tente un habile rapprochement avec le tabac. Le tabac contient de la nicotine, la cigarette (la « vraie » cigarette !!! avec les vrais cancers) contient de la nicotine donc, la cigarette electronique, qui contient de la nicotine est un « produit du tabac » et donc devrait être en « toute logique » le monopole des buralistes appelés aussi « débitants de tabac »

C’est un beau raccourci, trompeur comme d’habitude, qui fait  bien sûr le jeu (et l’initiative est sans doute à chercher de ce coté) de l’industrie du tabac. Pour preuve ce vilain jeu de mot « la cigarette electronique fait un tabac » repris en cœur par des journalistes aussi peu inspirés pour enquêter sur la chose qu’ils ne le sont pour rencontrer et faire témoigner les millions de malades du tabac, si nombreux et pourtant si transparents dans le cirque médiatique et même dans la presse dite indépendante 

Pour l’instant les grandes compagnies de tabac n’ont pas de contrôle sur ce nouveau marché, Il s’agit donc de démontrer que la cigarette electronique pourrait être dangereuse, d’insister sur son caractère addictif (alors qu’ils nient le caractère addictif de leurs produits !), sur la nécessité de faire de nouvelles études etc.…

Insinuer du doute dans la population, recruter des « experts »influencer les décideurs,  l’industrie du tabac a l’habitude et sait y faire !

La balle est donc dans le camp des citoyens, mais aussi des journalistes et des politiques. Voici les deux grandes orientations qui se présentent :

1ère hypothèse, optimiste
Les fumeurs y trouvent un produit agréable, moins coûteux, et abandonnent complètement les cigarettes et leurs additifs toxiques.
Certains arrêtent même complètement de vapoter.
Les cigarettiers qui auraient pu mettre sur le marché ce genre de produit depuis des décennies décident de modifier leur stratégie (d'ailleurs, ils rachètent à prix d'or les entreprises de cigarettes électroniques!)
Ils arrêtent leurs collaboration avec les agriculteurs (Asie, Afrique, Amérique) et abandonnent leurs alliés buralistes (en France)
Contraints par les décideurs politiques eux même contraints par l'opinion publique, l'interdiction des produits à base de tabac devient inéluctable...
Les décideurs politiques saisissent l'occasion pour accompagner ce mouvement de remplacement d'un produit par un autre beaucoup moins nocif avec un marché équivalent et des dépenses de santé en très forte baisse!
Car si c'est de la nicotine qu'il faut aux fumeurs, on peut leur en fournir sans pour autant rendre malade et faire mourir systématiquement le consommateur/toxicomane!
2ème hypothèse, pessimiste
Les fumeurs continuent à fumer des cigarettes car les additifs sont particulièrement addictifs. Et 125 000 décès sont annoncés en France chaque année à l'horizon 2025!
Des jeunes vapoteurs se mettent à fumer (la cigarette electronique devient une initiation du tabagisme)
Les cigarettiers achetant les entreprises de cigarettes electroniques, contrôlent le marché,les prix, décident de limiter ces nouveaux produits, et comme par le passé renforcent l'addictivité des cigarettes electroniques.
Les décideurs politiques, passifs et peu courageux comme à l' habitude se laissent à penser que finalement les millions de malades et de morts du tabac, c'est normal et inévitable, augmentent la taxation des cigarettes electroniques comme les cigarettes à base de tabac, n'interdisent pas de fait les centaines de produits chimiques toxiques et perpétuent l' hécatombe.

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