« Lettre à son Altesse Macron 1er »

J’ai reçu ça dans ma boite courriel :

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« Sire, je voudrais vous féliciter. Il vous en a fallu du courage pour décider de ponctionner les soi-disant avantages de tous ces bienheureux retraités.

Il est vrai qu'ils sont redoutables et, pour tout dire, presque enragés avec leurs béquilles, leurs bandages sans parler des chaises percées.

Il y a même un bon côté. Peu s'en iront à l'abordage afin d'incendier l'Élysée ou de construire des barrages.

Et puis ils vont bientôt crever. Alors pourquoi donc s'en priver ?

Peut-être vous a-t-il échappé ce que fut leur enfance dorée ?

La deuxième guerre mondiale avec son lot de privations, de bombardements, un régal pour qui aime les films d'action.

Et ensuite ce fut l'école où l'on passa bien peu de temps, pas comme certains guignols qui n'en sortent qu'à 27 ans.

Souvent après, c'était l'usine où l'on entrait à 14 ans et travaillait quarante-huit heures par semaine. Quinze jours de congés payés.

Vraiment l'existence rêvée.

Puis notre service militaire. Dites-moi où l'avez-vous fait ? 

Pour nous, 28 mois d'une guerre.(Algérie, Indochine) Trente mille jeunes y sont tombés. Mais cela n'est pas votre affaire.

Alors pourquoi donc se gêner.

Pressurons-les tous, ces nantis, pour pouvoir mieux distribuer 

Pour ce qui est du logement, mon Dieu que nous fûmes gâtés, à six dans l'appartement d'à peine soixante mètres carrés sans aucune des commodités arrivés.

Sans doute l'histoire de France n'est pas votre tasse de thé. Elle fut traitée en votre absence ou bien vous l'avez oubliée.

Pas nous ! Un jour, vous vous en apercevrez... Macron, le Saigneur des retraités !

Appelons désormais Macron, le Saigneur des retraités car c'est vraiment le titre qui lui convient.

Bernard HERTZOG Maire de Silly-sur-Nied 57530 de 1977 à 2014
Conseiller général honoraire de Moselle, Chevalier dans l'ordre national du mérite, Chevalier dans l'ordre des palmes académiques. »

 

Moi aussi j’ai des idées. Pour résoudre le problème de la vieillesse galopante (salauds de vieux!), il existe une mesure ayant fait ses preuves dans les régions tropicales, « la montée au cocotier ».

Chaque année, comme il y avait avant le "passage au conseil", on déterminera une classe d’age (64 ans, l’age de la retraite « pivot » prévue pour le commun des kons, me semble opportun). Les gens de cette « classe » seront convoqués sur le stade de la ville où auront été plantés quelques mats de cocagne. Les impétrants devront grimper en haut du mat. Lorsqu’ils auront atteint une hauteur, disons de cinq à six mètres, des membres de la « commission de contrôle des vieux », secoueront fortement le pied du mat.

Résultat : ceux qui résisteront gagneront le droit de vivre un an de plus, jusqu’à la prochaine session de « Passage au cocotier ».

Ceux qui tomberont… Ben ils libèreront le territoire.

C’est-y pas une bonne idée ça ? Eh ! Micron, tu devrais me prendre comme conseiller spécial !

Trêve de plaisanterie cynique. La volonté réelle des gouvernements, tant de Sarko, de Hollande que de Macron est de faire prendre conscience aux salariés qu’ils n’auront jamais une retraite par répartition décente. En organisant l’incertitude, le doute sur ce que sera leur pension future, en leur suggérant cyniquement qu’elle ne sera qu’un minimum vital. La solution « raisonnable » pour les générations actives étant donc de se constituer une retraite par capitalisation.

Et à qui il dit merci le pote à Manu, le yankee Larry Flint, l’un des plus féroces vautours de la finance, PDG de BlackRock, l’un des plus gros fonds de pension US ? Ce personnage a ses entrées à l’Elysée, ses sbires ont « conseillé » les concepteurs de la retraite par points.

Cela vaut bien la Légion d’honneur pour le patron de la succursale française de ce requin de la finance, Jean-François Cirelli…

 

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