PMA et GPA à leur place : la poubelle.

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« La fuite est parfois une victoire » disait Napoléon. Eh bien, concernant la loi famille, ce que certains appellent reculade est une victoire. Pas la victoire des quelques dizaines de milliers de réacs qui ont défilé, mais une victoire de la lucidité et du bon sens. Cette loi – positive par bien des aspects et notamment sur le statut du beau-père et de la belle-mère – était (est?) suicidaire pour le gouvernement car elle réveille des ferments de cassure grave, voire de guerre civile dans le pays. Parce que, n'en déplaise aux rodomontades de Valls et de François, elle est la porte grande ouverte à ces horreurs que sont la marchandisation du corps des femmes avec la PMA, à la marchandisation du bébé-produit avec la GPA. Car ne doutons pas que les puissants lobbies gravitant autour des associations genre LGTB vont agir pour réintroduire ces horreurs.

 

Il faut avoir le courage de ses choix. La sexualité implique plaisir et procréation. Certaines personnes – et elles en ont parfaitement le droit – choisissent en toute liberté et en toutes connaissances de conséquences, une sexualité basée sur le seul plaisir et qui, par essence même, exclut la procréation, et donc les joies réelles d'avoir, d'élever, de vivre en symbiose avec des enfants. C'est leur choix, et chacun le respecte. Mais il est totalement incohérent et illogique de prétendre à une paternité ou une maternité artificielle basée sur une opération commerciale.

 

Un couple de lesbienne a parfaitement les moyens physiques d'enfanter, chacune d'elles pouvant se faire mettre naturellement enceinte par un ami, homo ou non, prêt à se « sacrifier » pour ce résultat ! Inutile donc de passer par la méthode particulièrement dégradante de la PMA, qui est celle des vaches, des juments et des brebis.

 

Quant à ceux qui ont pu former dans leur tête et de mettre en œuvre le projet de louer le ventre d'une femme pour se faire fabriquer un bébé-produit, un enfant-marchandise à travers la GPA, qu'ils aillent donc dans les pays - Etats-Unis, Ukraine, Inde – où ces pratiques sont permises. Et surtout qu'ils y restent.

 

 

 

Sextidi 16 pluviôse 222

 

 

 

Merci à Deligne

 

 

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