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Billet de blog 27 févr. 2013

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Réformes bidon et aliboffis qui gonflent, qui gonflent...

 

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J'ai voté François Normalou Hollande pour une nécessité et deux promesses séduisantes. La nécessité était évidente: se débarrasser de Sarkozy et de sa clique. Les deux promesses qui m'ont décidé: 1 - mettre la finance au pas: réforme bancaire; 2 – mettre de l'ordre et de la justice dans l'impôt: réforme fiscale. Le premier contrat a été rempli...sans changement évident. Les deux autres; réforme bancaire et réforme fiscale... Tè! Fume! Que dalle, sinon de l'enfumage.

Réforme bancaire. Sous la pression des lobbies bancaires relayés par les haut fonctionnaires de Bercy ouvertement acquis aux positions les plus ultra libérales, Moscovici – le pire ministre à ce poste depuis longtemps – présente une « réforme bancaire » bidon étalant au grand jour sa servilité vis à vis des force de l'argent. Et pour cause: cette pseudo réforme a été concoctée...par le ci-devant Ramon Fernandez, directeur du trésor mis en place par…Sarkozy! Qui a été à la manœuvre pour concocter une réforme bien douce pour les banques ? Ben, des banquiers bien sûr ! Un puissant lobby de « gens du peuple » comme le ci-devant Baudouin Prot, patron de BNP Paribas, le ci-devant Frédéric Oudéa, patron de la Société Générale, le ci-devant François Pérol, placé par Sarko à la tête du groupe  Banques Populaires-Caisses d’épargne, le ci-devant Jean-Paul Chifflet, patron du Crédit Agricole. Sans oublier, dans la coulisse mais très près des oreilles des décideurs politiques, l’inévitable Pébereau…

« Mon ennemi, c'est le monde de la finance! qu'il tonitruait François! Putaing! Ça avait de la gueule. Enfin, qu'on se disait, quelqu'un qui va leur rentrer dans le lard aux financiers, aux banquiers, aux « hedges funds », aux paradis fiscaux, etc. Banzaïe François! qu'on se disait. On est avec toi! On va voir ce qu'on va voir. Et on a vu arriver...Moscovici. Insipide et incompétent, laissant la bride sur le cou aux nuisibles de Bercy et donc laissant à ce « monde de la finance » honni le soin de choisir le doux plumeau que devait le châtier!

Cette réforme? La « loi de séparation et de régulation bancaire », c'est à peine mieux que rien puisque ça ne touchera que1,5 % du total des activités des banques… On appelle ça prendre les gens pour des cons. Non mais écoutez-les brailler, pleurer, se tordre les mains de douleurs les banquiers français. Ils glapissent que, empêchés de conduire ces opérations de marché, ils perdraient clients, chiffre d’affaire et profit. S’agissant de leur chiffre d’affaire, de leur place dans la hiérarchie mondiale des plus grandes banques, et de leur profit, la collectivité nationale – vous, moi, nous - doit leur dire clairement qu’elle s’en fout ! S'ils sont mauvais, qu'ils fassent faillite. Comme tout le monde. Il faut leur dire, à ces charlots cupides et menteurs, leurs quatre vérites:  il a fallu tout de même lever 97 milliards d’euros pour nos « chères » banques, dont 77 milliards au titre des prêts de la SFEF (Société de financement de l’économie française) et 20 milliards au titre des prises de participation de la SPPE pour les crédits de secours (Société de prise de participation de l’Etat) pour les apports en (quasi) fonds propres. Oui, mais on a remboursé qu'ils disent. Et avec de l'avance. On leur rappellera que les contribuables français et belges plongent — pour l’heure — de 12 milliards pour le compte de Dexia. On leur rappellera surtout que le remboursement en question ne les exonère de rien du tout, et notamment pas de l’effondrement de croissance qu’ils ont laissé derrière eux, où nous sommes encore pour un moment, avec les dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires qui vont avec.

Réforme fiscale. Elle est où cette grande remise à plat toujours promise, jamais réalisée? On nage dans un foutoir invraisemblable d'exonérations, de subventions et autres passe-droits aberrants. Et que font-ils nos grosses têtes? Des mesures farfelues retoquées (la fameuse tranche à 75%). Le gouvernement a manifestement renoncé à mettre en œuvre la « révolution fiscale » qui aurait permis de reconstruire un véritable impôt républicain et progressif sur tous les revenus. Ne disposant donc pas d’un outil fiscal juste, qui permettrait de faire peser sur les contribuables, au prorata de leurs revenus, les efforts éventuellement nécessaires, le gouvernement en est réduit au grand n’importe quoi : sans la moindre cohérence, sans le moindre souci de justice sociale, c’est à qui annoncera la mesure fiscale la plus contestable, la plus biscornue, ou la plus imprévue.

Toujours aux avant-postes pour suggérer des mesures socialement injustes, le président socialiste de la Cour des comptes, Didier Migaud, fait ainsi la promotion depuis quelques semaines d’un rapport de son institution qui préconise une remise en cause drastique des indemnités chômage!

Voilà la « réforme » Mosco. Du bricolage bidon alors qu'il convient de tout foutre à plat, supprimer toutes les dérogations, fusionner – comme il en était question durant la campagne et comme font les autres grands pays européens – l’impôt sur le revenu et la CSG, et instituer de nouvelles tranches non seulement à 45% mais à 50, 55, 60% et plus de façon a avoir un impôt sur le revenu cohérent, efficace et véritablement progressif. Comme c’était avant les ravages ultra libéraux que les criminels contre l’humanité Reagan et Thatcher ont imposé au monde. Sous Raffarin, la tranche haute était de 48% et sous Giscard, de 60% ! Elle a même été de 90% en 1939, sous Daladier, pour préparer (trop tard…) la France à la confrontation avec les nazis…


Et puis enfin, puisqu'il faut du pognon, au lieu de penser à faire les poches de ces « salauds de retraités » et de ces « feignasses de chômeurs » ne vaudrait-il pas mieux entamer par exemple, une lutte acharnée pour faire reculer la fraude fiscale qui, selon un rapport récent, coûte environ 60 milliards d'euros aux finances publiques?


François Normaloumollet, ton double langage, l'inefficacité de ton gouvernement commencent à nous gonfler sérieusement les aliboffis!

Nonidi 9 ventôse 221

Illustration X – Droits réservés


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Ecoute ! Ecoute !

C'est un gosse qui crie:

- Maman, Maman! Le banquier est là. Tu as l'argent ou bien je dois aller jouer dehors? 

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