le rapport de force entre les pauvres et les riches

Avertissement : J'essaie de penser par moi-même, et le résultat n'est pas très brillant. Toutes vos critiques constructives seraient les bien venues.

sur quoi peut s'appuyer le rapport de force entre les pauvres et les riches ?

Il y avait la grève : un patron qui voulait produire pour gagner de l'argent, il avait besoin de producteurs, et de producteurs qualifiés. Leur grève permettait alors l'établissement d'un rapport de force.

Maintenant, un patron a besoin essentiellement de machines, et de machines déménageables, ou qui sont très vite amorties.  Et la main d'oeuvre n'est pas un problème pour produire des trucs dont l'obsolescence est partie intégrante... (donc, la qualité, la fiabilité, tout ça... c'est démodé !). Mondialement le manque de travail est si bien organisé que trop de gens sont prêts à travailler juste pour leur survie, et nous ne pouvons pas leur en vouloir.

La grève est donc la plupart du temps inutile, sauf dans de vieilles institutions comme Air France ou EDF ou SNCF, mais les medias se charge de les rendre impopulaire, leur caractère privilégié,  "à part" et "héréditaire" les rendant aussi très impopulaire, et les politiques n'ont qu'un but : sapper ces vieilles bastides (voir les dernières déclarations de Valls) - et aussi, last but not least, dans le monde des fonctionnaires...

En ce qui concerne les chômeurs, les précaires, les isolés, et les pauvres au minima sociaux... inutile de parler de grève...

Il y avait aussi l'occupation des locaux. Ca, ça fait encore un peu mal, car le système aime "fonctionner" avec son armée de "fonctionnaires ou assimilables" et n'aime pas que son autorité soit remise en cause . Mais en fait, ce n'est pas vraiment un drame : qui perd de l'argent pendant qu'une agence pôle emploi est occupée ? pendant qu'une usine qui doit fermer de toute façon est fermée ? la séquestration de certaines machines couteuses ? oui, peut-être... et encore...

Une économie peut-elle reposer essentiellement sur les produits de luxe destinés à une clientèle de luxe ? voilà peut-être le problème essentiel de cette économie d'exploitation, car sa logique fait que le quota des privilégiés va en se rétrécissant, et que le marché, même s'ils s'enrichissent, risque d'aller en se rétrécissant.

Il faut donc, pour certaines théories économico-politiques,  maintenir des "consommateurs" sur lesquels ont peu "faire de l'argent".

Il y a les serviteurs du système aussi, qu'il faut maintenir dans une certaine prospérité car la proximité et  l'intelligence minumum qui leur est demandée est souvent incompatible avec un taux trop fort d'exploitation. (on remarquera cependant qu'à l'intérieur des produits de luxe, on ne se gêne pas pour avoir une main d'oeuvre exploitée à mort - voir les dernières luttes dans les hôtels de luxe installés à Paris, voir les esclaves importés dans certains foyers richissimes...y a pas de petites économies ma bonne dame...).

(...à suivre)

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