Les mensonges des "experts" économiques (suite)

Je me rends compte, en lisant tous ces commentaires sur le premier article du même titre, que je ne sais pas vraiment où me situer, ni que penser.

Je me rends compte, en lisant tous ces commentaires sur le premier article du même titre, que je ne sais pas vraiment où me situer, ni que penser.

d'une part, j'ai bien sûr envie que les pauvres soient moins pauvres... encore que, personnellement, je trouve pour moi le minimum vieillesse très bien -ce qui ne m'empêche pas de constater, dans mon budget personnel, que tout augmente, probablement en grande partie par l'augmentation des taxes.... autrement dit, en apparence, le salaire des fonctionnaires... alors que les services publics se dégradent :

-une journée entière pour qu'une vieille dame victime d'un AVC soit prise en charge dans un hôpital... une autre réopérée trois fois pour un coude cassé... une autre relation ne trouvant qu'après 24h le médicament nécessaire à ses très graves crises d'asthme... personne n'étant habilité, dans le service d'urgence local à le lui prescrire... on se sent très inquiet ...plus du tout en sécurité. (bon mais en ce qui me concerne, je suppose qu'il faut bien que je meure de quelque chose, et je ne sais pas si j'ai envie d'encombrer cette terre trop longtemps !).

-de moins en moins d'enfants de pauvres pouvant accéder aux études dites supérieures (et, o mesure éminemment de "gauche" : blocage des l'augmentation des bourses (après les avoir étendues à des gens qui n'en ont peut-être pas vraiment besoin !!!)...

-etc. etc.

Si je dois revendiquer, ce n'est pas pour moi. Je trouve que les retraités riches et moyen-riches devraient être plus raisonnables et accepter une diminution de leurs retraites en or tandis que leurs enfants et petits enfants tire le diable par la queue !

Et d'autre part, j'ai même envie d'encourager l'humanité à la sobriété. Il me semble que nous faisons un tel gâchis des richesses de la terre ! le bonheur de cultiver ses légumes est (même si c'est dure et fatigant à mon âge) est irremplaçable ! Je ne pars pas en vacances, mais aller au jardin est souvent un bonheur intense (quand il n'est pas un peu gâché par les voleurs qui sont trop nombreux dans ce domaine, ne se rendant pas compte du travail que cela demande, sans doute). Cynisme et violence de ces voleurs lâches et stupides !

Je viens d'entr'apercevoir les images d'une croisière qui concentre pour moi le summum de l'horreur consumériste ! les touristes débarquent tels un vol de proies-prédateurs sur des lieux dont la grande beauté disparait à leur vue et de leur présence ... ils peuvent cependant "faire des photos" et "avoir l'air" ensuite, sans doute ? et le défilé des serveurs asiatiques chantant une chanson napolitaine en servant un dessert industriel infect mais entouré de feux d'artifice et de flonflons pour la "grande soirée de gala" est à pleurer de rire, ou à pleurer tout court peut-être !

Je regrette les beaux bleu de travail chinois et les bicyclettes silencieuses de la Chine 30 ans en arrière. Je regrette toute cette pollution qui envahit la vie des villes, villes à laquelle  une grande part de l'humanité en demande de travail est condamnée.

Mais en même temps, je ne pense pas que toute l'humanité puisse vivre dans un petit pavillon à la campagne, sans dégrader irréversiblement les terres cultivables si précieuses, par le terrain construit,  les transports, les autoroutes, les ronds points, qui s'ajoutent à ce dispositif des banlieues à l'Américaine.

Même les "quartiers écologiques" qui me font rêver sont-ils vraiment une solution à l'échelle de l'humanité ? j'en doute. Et si l'existence de ceux-ci est entourée de banlieues sordides, de squats sans hygiène, de bidonvilles-décharges... de populations déplacées par des guerres inutiles, est-ce vraiment ce dont j'ai envie ?

Je me pose beaucoup de questions, et je ne sais pas y répondre. Mais peut-être est-ce ce confort, petit confort certes, qui m'empêche de faire des choix ?

 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.