vilmauve
Abonné·e de Mediapart

367 Billets

0 Édition

Billet de blog 2 août 2018

Affaire Benalla: Disparition de l'armoire forte censée contenir des armes.

Benella a affirmé que ses armes "sont déclarées" et que l'armoire en question "a dû être emmenée en lieu sûr par une personne".

vilmauve
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Une porte compliquée à ouvrir un vendredi soir, un retour sur les lieux le lendemain matin et des armes qui disparaissent: la perquisition du domicile d'Alexandre Benalla pendant sa garde à vue a donné lieu à des interrogations, conduisant un syndicat policier à demander des investigations complémentaires.

Vendredi 20 juillet, 20H10: les enquêteurs se rendent à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) pour perquisitionner le logement de l'ex-collaborateur de l'Elysée, placé en garde à vue le matin même dans l'enquête sur les violences commises le 1er mai à Paris, selon un procès-verbal dont l'AFP a eu connaissance.

Sur place, n'ayant obtenu les clés d'Alexandre Benalla, ils réalisent qu'il leur est impossible d'ouvrir la porte, en l'absence de matériel adéquat et de serrurier à proximité. M. Benalla est présent mais il fait preuve d'un "manque de coopération", en refusant de communiquer les coordonnées de sa compagne.

Les policiers décident donc d'apposer un scellé sur la porte pour reconduire l'opération ultérieurement.

Samedi 21 juillet, 06H35: retour sur les lieux pour les enquêteurs, qui réussissent cette fois à accéder au domicile grâce à une unité spécialisée dans l'ouverture de porte, toujours en présence d'Alexandre Benalla.

Dans l'appartement de 70m2, "sommairement meublé", ils y découvrent, entre autres, une autorisation de port d'armes délivrée par la préfecture de police datée du 13 octobre 2017 et deux dispositifs semblables à des gyrophares.

"L'un est une machine équipée de Leds blanches tandis que l'autre est équipée de Leds de couleur bleue, se rapprochant plus des gyrophares agréés police. Sa structure ne s'apparente pourtant pas aux gyrophares actuellement utilisés dans les services de police", selon un autre PV dont a eu connaissance l'AFP.

Armoire forte

Aucune trace, cependant, d'une armoire forte censée contenir des armes et évoquée par Alexandre Benalla au cours de sa garde à vue, selon une source proche du dossier, confirmant une information du Canard enchaîné.

Au cours de sa garde à vue, l'ancien collaborateur de l'Elysée a affirmé que ses armes "sont déclarées" et que l'armoire en question "a dû être emmenée en lieu sûr par une personne". Benalla a invoqué un "souci de sécurité", étant donné que son domicile "a été identifié par les journalistes". "Mais ce n'est pas moi qui me suis occupé de cela", a-t-il ajouté, selon la source proche du dossier.

Face au magistrat, au cours de son interrogation de première comparution, il a précisé ensuite avoir demandé à "un ami" d'aller chercher sa femme et "de récupérer tout ce qui pouvait être volé (...) et notamment les armes", a ajouté cette source.

Si des armes ont été finalement rapportées à la justice, selon une autre source proche du dossier, cet épisode fait s'interroger le syndicat de policiers Vigi, partie civile dans le dossier.

Dans un courrier daté du 30 juillet, l'avocat du syndicat policier, Me Yassine Bouzrou, demande ainsi aux juges d'instruction d'enquêter également sur les conditions de cette perquisition.

Il fait notamment valoir que le scellé apposé le vendredi soir, et qui était intact le samedi matin au retour des policiers, "aurait pu être remplacé dans la nuit", selon son courrier dont l'AFP a eu connaissance.

"Il est permis de penser que le coffre contenant les armes a été déplacé durant la nuit ayant précédé la perquisition reportée par les enquêteurs. (...) Il est permis de s'interroger sur le fait de savoir si certaines de ces armes ont été supprimées", ajoute-t-il, rappelant que le déplacement de ce coffre est susceptible de constituer un délit.

Un mafieux au service de Macron, un conseiller qui fait la fierté du roi:  "Je suis fier de l'avoir embauché à l'Élysée"

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

Les articles les plus lus
Journal — Nouvelle-Calédonie: débats autour du colonialisme français

À la Une de Mediapart

Journal — France
Des militants à l’assaut de l’oppression « validiste »
Ils et elles se battent contre les clichés sur le handicap, pour la fermeture des institutions spécialisées et pour démontrer que, loin de la charité et du médical, le handicap est une question politique. Rencontre avec ces nouvelles militantes et militants, très actifs sur les réseaux sociaux.
par Caroline Boudet
Journal — France
Une peine de prison aménageable est requise contre François Fillon
Cinq ans de prison dont quatre avec sursis, la partie ferme étant « aménagée sous le régime de la détention à domicile », ainsi que 375 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité ont été requis lundi 29 novembre contre François Fillon à la cour d’appel de Paris.
par Michel Deléan
Journal — France
Au tribunal, la FFF est accusée de discriminer des femmes
Neuf femmes accusent la Fédération française de football de les avoir licenciées en raison de leur sexe ou de leur orientation sexuelle. Mediapart a recueilli de nombreux témoignages mettant en cause le management de la FFF. Son président Noël Le Graët jure qu’il « n’y a pas d’atmosphère sexiste à la FFF ».
par Lénaïg Bredoux, Ilyes Ramdani et Antton Rouget
Journal — France
« La droite républicaine a oublié qu’elle pouvait porter des combats sociaux »
« À l’air libre » reçoit Aurélien Pradié, député du Lot et secrétaire général du parti Les Républicains, pour parler de la primaire. Un scrutin où les candidats et l’unique candidate rivalisent de propositions pour marquer leur territoire entre Emmanuel Macron et l’extrême droite.
par à l’air libre

La sélection du Club

Billet de blog
Escale - Le cinéma direct, un cinéma militant qui veut abolir les frontières
Briser le quatrième mur, celui entre cinéaste et spectateur·rices, est un acte libérateur, car il permet de se réapproprier un espace, une expérience et permet d'initier l'action. C'est tout le propos de notre escale « Éloge du partage » qui nous invite en 7 films à apprendre à regarder différemment.
par Tënk
Billet de blog
Militer pour survivre
Quand Metoo à commencé j’étais déjà féministe, parce qu’on m’a expliqué en grandissant que les gens étaient tous égaux, et que le sexisme c’était pas gentil. Ce qu’on ne m’avait pas expliqué c’est à quel point le sexisme est partout, en nous, autour de nous. Comment il forge la moindre de nos pensées. Comment toute la société est régie par des rapports de forces, des privilèges, des oppressions, des classes sociales.
par blaise.c
Billet de blog
Un jour dans ma vie militante : l’Etat réprime impunément des familles à la rue
[Rediffusion] Jeudi 28 octobre, soutenues par Utopia 56, plus de 200 personnes exilées à la rue réclamant l’accès à un hébergement pour passer l’hiver au chaud ont été froidement réprimées. L’Etat via son organe répressif policier est en roue libre. Bénévole au sein de l’association, j’ai été témoin direct de scènes très alarmantes. Il y a urgence. Voici le témoignage détaillé de cette journée.
par Emile Rabreau
Billet de blog
Faire militance ou faire communauté ?
Plus j'évolue dans le milieu du militantisme virtuel et de terrain, plus il en ressort une chose : l’impression d’impuissance, l’épuisement face à un éternel retour. Il survient une crise, on la dénonce à coups de critiques et d’indignation sur les réseaux, parfois on se mobilise, on tente tant bien que mal d’aider de manière concrète.
par Douce DIBONDO