Pour une Sécurité Sociale et Écologique Universelle

Menacée d’extinction en quelques décennies, l’humanité est propulsée vers sa possible fin au nom des profits d’une minorité et d'un système dévastateur devenu tout puissant. Nous sommes aussi les otages de notre incapacité à penser et construire une alternative à la hauteur des défis.

Pour une Sécurité Sociale et Écologique Universelle vitale pour Demain Pour une Sécurité Sociale et Écologique Universelle vitale pour Demain
Plus que jamais, nous avons besoin d’un projet de grande transformation, inspirant et fédérateur, capable de faire rupture avec les logiques qui nous mènent au chaos.

En 1946, face aux impératifs de reconstruction, le Conseil National de la Résistance a donné naissance à un grand projet inédit, garantissant la santé et la protection sociale pour tou.tes les habitant.es du territoire national. Gérée par les travailleuses et travailleurs hors logique du profit, malgré les attaques et indépendamment des alternances électorales, « la Sécu » reste une institution au service du bien commun, inspirante à l’échelle internationale.

Dans notre contexte de dégradation sociale et écologique grandissante, ce projet fondateur nous semble devoir s’élargir à l’ensemble des besoins essentiels conditionnant nos vies. L’objectif serait de concrétiser le changement d’échelle de cet héritage révolutionnaire et démocratique, en instituant au niveau national un important système de « Sécurité sociale et écologique universelle » :

  • Cette Sécu élargie serait gérée par et pour les citoyen.nes en vue de garantir l’accès de toutes et tous à un panel de droits fondamentaux : santé, alimentation, logement basse consommation ; base en eau, en énergie renouvelable et en transport bas carbone ; ainsi que culture, revenus, travail et formation.
  • Pour répondre à ces objectifs, et inclure la restauration des écosystèmes, cette « Sécurité Sociale et Écologique universelle » développerait un large réseau d’économie alternative conventionnée, respectant des critères sociaux et écologiques élevés et priorisant les réponses locales aux besoins locaux, hors lucrativité des investissements et hors croissance verte.
  • Pour assurer son financement à la hauteur des enjeux, au-delà des cotisations sociales, il serait nécessaire de développer les possibilités de création monétaire ciblée, libre de dette, au niveau national puis européen.
  • L’évaluation des besoins et la planification de la production des biens et services nécessaires seraient assurées par les instances de gestion démocratique organisées du local au national, répondant à la question : « De quoi avons nous besoin et comment pouvons nous y répondre au regard de nos moyens humains et des ressources disponibles, avec l’objectif de réduire rapidement nos impacts sur le climat et la biodiversité, rester sous le seuil des +2°C, et développer le « bien vivre » social.
  • Pour garantir sa complémentarité avec les institutions d’État et les services publics, ce projet devrait être intégré à un projet de transformation plus vaste, à mettre en œuvre dans le cadre d’une VIème République sociale, écologique, solidaire et démocratique.

Même si nous pensons que seule une candidature sociale et écologiste unitaire pourrait mener à ce changement de cap en 2022, nous choisissons de centrer notre action sur le projet à travailler et partager avec autant de partenaires que possible.

Pour susciter l’envie du plus grand nombre, nous proposons d’enrichir et de porter collectivement ce projet de grande transformation concrète à la hauteur des enjeux de notre temps, permettant de répondre ensemble et durablement aux besoins essentiels de toutes et tous, en incluant la sauvegarde des écosystèmes qui nous font vivre.

Souhaitant rendre cette perspective réalisable, nous invitons les personnes que ces propositions motivent, à construire avec nous les différents niveaux d’élaboration et de mise en valeur de ce projet, jusqu’à sa possible concrétisation.

Toutes les informations sont sur : www.changeonsdesysteme2022.fr

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