No Passanitaran!

L’UE vient d’adopter le pass sanitaire, possible antichambre du pass vaccinal, et inversion du principe de séparation du droit de liberté de l’état de santé.

D'accord, c’est facile. Reste que l’emblème de la résistance des républicains espagnols face aux fascistes de Franco a toute sa place dans la lutte contre la dictature sanitaire qui, après ses confinements désastreux, ses masques inutiles, son couvre-feu et ses attestations à la con, sa vaccination de masse hors de toute proportion avec la réalité médicale, fonce au pas de l’oie sanitaire vers une ségrégation des populations inédite depuis 80 ans.

A l’instar des petits triangles de couleur qui marquaient les différentes classes de prisonniers au sein des camps de concentration nazis, le marquage sanitaire classe les heureux participants et participantes selon leur preuve vaccinale (les modernes), leur protection naturelle suite à infection (les anciens combattants et combattantes), ou leur test PCR / antigénique négatif (les tire-au-flanc toujours un peu suspects).

De quoi le pass sanitaire est-il le nom?

Avant toute considération idéologique, politique ou morale relative à l’idée d’un pass sanitaire qui, pour rappel, permettra à ses heureux détenteurs et détentrices l’accès aux festivals et aux voyages (y compris au sein de l’UE), il faut commencer par l’analyse rationnelle de la chose: le principe du pass est de garantir que seules les personnes non contaminées et non contaminantes, du moins à l’instant t, pourront bénéficier de certaines libertés devenues privilèges, ce bien sûr afin de prévenir toute reprise épidémique via quelque contaminant ou contaminante qui s’ignorerait.

Cela paraît rationnel, sauf que cela ne l’est pas vraiment du fait que:

  • Le fait d’être vacciné(e) ne garantit pas la non-contagion ni la non-contamination, ce pour deux grandes raisons: d’abord il est tout à fait reconnu que l’on peut être vacciné et néanmoins contagieux, le vaccin ne faisant qu’éviter que la maladie ne se développe. Ensuite, l’efficacité vaccinale oscille, selon les sources et les vaccins, entre 60% et 95%, ce qui fait qu’il y aura toujours une proportion de gens vaccinés sur lesquels le vaccin ne fonctionne pas. C’est bien pour cela que, bien souvent, un test PCR est exigé pour entrer dans un pays, peu importe que l’on soit vacciné ou non (1).
  • Le test PCR est une aide au diagnostic, et pas une solution de dépistage. Selon une méta-étude parue dans Annals of Internal Medicine, de l’ordre de 75% des gens testés positifs au PCR sont asymptomatiques (2). Autrement dit, ils sont dans le cas des vaccinés contaminés: peut-être contagieux, mais pas malades.
  • Dans le cadre européen du moins (3), en l’absence de pass on pourra faire un test antigénique rapide. Ces tests détectent, avec une fiabilité raisonnable, les cas à forte charge virale (4). Ils laissent donc passer ceux et celles à faible charge, c’est-à-dire les positifs asymptomatiques et les vaccinés contagieux.

Voilà pour la partie « technique », d’où il ressort que l’effectivité d’un tel pass est plus que discutable. Evidemment ce pass est surtout demandé par les gens peu à risque mais néanmoins vaccinés, ceux et celles qui ont pris un risque avec leur propre santé au nom de leur « liberté », et qui ne semblent pas se rendre compte que, finalement, on va donner les mêmes droits à ceux et celles qui se contentent d’un simple test antigénique, peu intrusif et sans aucun danger. Sacrée arnaque, mais ça semble passer.

Le lobby vaccinatoire, les VRP de Big Pharma qui gangrènent les autorités sanitaires de la plupart des pays, communiquent férocement sur les « avantages » de la vaccination de masse sans prendre en compte les risques d’échappement immunitaire de variants (5). Ils et elles tentent de faire l’amalgame entre pass sanitaire (version UE) et pass vaccinal, et visent désormais les enfants par le biais d’une stratégie de corruption qui, si cela ne tenait qu’à moi, les mènerait droit à l’échafaud (6).

L’enjeu vital de l’analyse bénéfices-risques.

Pour cette engeance, il n’est plus nécessaire d’établir un rapport bénéfice-risque au cas par cas, mais d’établir le vaccin en tant que sésame d’un retour vers une vie « normale », même si c’est surtout illusoire car les fermetures, confinements, masques et autres joyeuses débilités s’appliquent à toutes et tous, vaccinés ou pas. Hors les amateurs et amatrices de gros festivals, cela se joue essentiellement sur l’accès aux voyages. Qui, pour l’UE du moins, seront possibles sur base d’un simple test antigénique…

Il est pourtant vital, au sens premier du mot, de revenir sur la question du bénéfice-risque. Le bénéfice, pour les gens peu ou pas à risque de formes graves (la vaste majorité des moins de 70 ans, hors ceux et celles avec les fameuses comorbidités), est proche de zéro: c’est juste la liberté de voyager sans faire de tests. Pour les autres, il y a effectivement un bénéfice, le fait de ne pas développer la maladie dont les conséquences peuvent être funestes. Mais ceux-là voyagent peu, et ne vont pas dans les gros festivals.

Côté risques, par contre, c’est autre chose. Autant il est faible pour ceux et celles d’un âge avancé avec une faible espérance de vie de toute manière, autant il semble non négligeable pour les adultes en général, si l’on en croit les nombreux témoignages d’effets secondaires graves, de thromboses et des décès par AVC associés à la vaccination (7).

Mais bien pire que cela, le risque est inconnu pour les jeunes, car nous sommes loin d’avoir le recul nécessaire, surtout sur la technologie « innovante » des injections à base de mARN qui caractérisent les deux vaccins dominants en Europe, le Pfizer et le Moderna.

Le retour de la banalité du mal.

Nous n’avons aucune idée des possibles effets, à moyen et long terme, de ces injections sur des enfants et de jeunes adultes: cancer, fertilité, maladies auto-immunes susceptibles de se développer du fait de la présence d’ARN d’origine vaccinale au sein des cellules d’organes vitaux ou reproductifs: c’est l’inconnu, et c’est pour cela que ces vaccins ne disposent que d’une autorisation temporaire de mise sur le marché: nous sommes toujours en phase expérimentale, et les volontaires à la vaccination en sont les cobayes. Certes c’est leur choix, à condition qu’ils en soient correctement informés, ce qui n’est pas le cas, loin s’en faut.

Par contre les adultes qui soumettent des enfants mineurs à cette vaccination, c’est-à-dire ceux et celles pour qui le risque futur est le plus élevé mais la compréhension de l’enjeu la plus faible, ces enfants déjà traumatisés par une politique psychopathique (8), sont des monstres ou des criminels (au choix) comparables à ces « médecins » menant des expériences « scientifiques » sur les fameux prisonniers porteurs de petits triangles colorés. Un mécanisme proche, sans doute, de celui décrit par Hannah Arendt dans « La banalité du mal » (9).

Manipulation à l’INSERM.

Nous sommes dans le cas où l’avantage sanitaire immédiat pour les uns (les vieux) justifierait la prise de risques peut-être importants pour les autres (les jeunes), demain. L’eugénisme poussait loin cette philosophie, interdisant par la force aux indigents de se reproduire afin de ne pas « polluer » la société. Nous n’en sommes pas là, sauf que nous ne savons pas quels seront les effets de la vaccination mARN sur la fertilité de nos jeunes.

Conscient de ces inquiétudes, l’INSERM publiait en décembre 2020 un article visant à calmer (tromper?) la population:

Des inquiétudes ont également été soulevées concernant les effets secondaires à long terme encore mal documentés de ces vaccins. Il faut dans un premier temps souligner que les personnes qui seront vaccinées dès le début de l’année 2021 seront suivies de près par les médecins pour répertorier tout effet indésirable qui pourrait se produire.

Par ailleurs, il est important de préciser que l’ARN injecté via le vaccin n’a aucun risque de transformer notre génome ou d’être transmis à notre descendance dans la mesure où, comme mentionné plus haut, il ne pénètre pas dans le noyau des cellules. Or, c’est dans ce noyau cellulaire que se situe notre matériel génétique.

Même après l’injection du vaccin, lors de la division cellulaire, les noyaux continuent à ne contenir que notre ADN humain naturel.

Par ailleurs, l’injection est locale et les cellules qui reçoivent l’ARN codant pour la protéine Spike sont principalement les cellules musculaires : en aucun cas l’ARN ne va jusqu’aux cellules des organes reproducteurs (les gonades). Il ne peut donc pas être transmis d’une génération à l’autre. 

Enfin, les cellules produisant la protéine Spike suite à l’injection du vaccin sont rapidement détruites par le système immunitaire. L’ARN étranger ne reste donc pas longtemps dans l’organisme : il produit juste ce qu’il faut pour entraîner le système immunitaire à réagir en cas d’infection « naturelle » par le virus avant d’être éliminé.

https://presse.inserm.fr/les-vaccins-a-arnm-susceptibles-de-modifier-notre-genome-vraiment/41781/

Une assertion remise en cause par la simple lecture des dossiers d’autorisation, comme le rapporte cet article de Réinfo Covid:

Les ARNm vaccinaux se distribuent donc dans une grande variété d’organes, dont les organes reproducteurs ou gonades.

https://reinfocovid.fr/science/les-arnm-vaccinaux-atteignent-les-organes-reproducteurs/?fbclid=IwAR20OI2GSmPVhiwFpZmzxzHiteGa8mNuX3c-9E0G-mqEWPgUBIu94rrEICs

L’inversion des valeurs liberté et santé.

Outre ces considérations médicales, le pass sanitaire est une inversion de valeurs considérées, jusqu’ici, comme indéboulonnables: il introduit l’idée que nos droits civiques sont assujettis à notre état de santé. Dans sa version « dure », où le pass sanitaire serait en fait un pass vaccinal, ce qui est l’idée que s’en font la plupart des gens vaccinés et leurs meneurs, le vaccin conditionnerait l’accès à certains événements, aux voyages, et demain pourquoi pas au droit de voter, d’avoir des enfants, de devenir fonctionnaire, etc… Tout cela au nom, faut-il le rappeler, d’une maladie réellement grave pour une toute petite partie de la population, essentiellement âgée, qui est elle-même vaccinée. On ne parle ici ni de la peste, ni d’Ebola.

Dans sa version actuelle, fruit d’un accord commun des 27 pays de l’UE, il nous est demandé d’accepter de déclarer notre état de santé pour se déplacer au sein de l’UE, remettant en cause une liberté de circulation pourtant entérinée par Schengen. Il est clair que plein de gens veulent la fin de Schengen, au nom de défenses sanitaires voilant surtout une volonté souverainiste qui n’est pas le sujet ici, mais accepter une telle condition aujourd’hui signifie accepter qu’elle se développera encore plus demain.

C’est accepter un pas de plus sur le chemin déjà emprunté par l’arnaque des onze vaccins pour nouveau-nés (10), ou par les questionnaires médicaux qu’il faut remplir pour une demande de crédit bancaire. C’est accepter que l’ensemble de notre dossier médical soit un jour utilisé comme outil de contrôle de nos vies quotidiennes, à l’instar du fameux crédit social chinois.

Comme le disait récemment, à peu près, le philosophe Comte-Sponville, la liberté est une valeur et la santé un bien. Le bien doit être subordonné à la valeur, et non l’inverse. Il faut donc, à mon avis, refuser toute forme de pass sanitaire, quitte à ne voyager que localement pour le moment, et à boycotter tout événement le requérant.

Liens et sources:

(1) https://se.ambafrance.org/COVID19-La-situation-en-Suede#:~:text=Un%20test%20PCR%20ou%20antig%C3%A9nique,accept%C3%A9s%20par%20les%20autorit%C3%A9s%20su%C3%A9doises.

(2) https://www.practiceupdate.com/journalscan/78357/75/24?elsca1=TrendMD_Country&elsca2=email&elsca3=practiceupdate_cv19&elsca4=cv19&elsca5=newsletter&rid=NDk4NDE3OTUyODY5S0&lid=31048596

(3) https://www.linternaute.com/voyage/pratique/2533402-passeport-sanitaire-europeen-un-accord-trouve-disponible-des-le-1er-juillet-pour-voyager-cet-ete/

(4) https://science.sciencemag.org/content/372/6542/571?utm_campaign=TrendMD_1&utm_source=TrendMD&utm_medium=cpc

(5) https://zerhubarbeblog.net/2021/04/26/vaccination-covid-la-catastrophe-qui-vient/

(6) https://zerhubarbeblog.net/2021/05/18/vaccins-covid-pour-enfants-limmonde-racket/

(7) https://reseauinternational.net/deja-presque-12-000-morts-et-plus-de-12-million-deffets-secondaires-susceptibles-detre-lies-aux-vaccins-anti-covid-dans-lue/

(8) https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-des-enfants-de-6-ans-font-des-tentatives-de-pendaison-l-hopital-subit-les-effets-du-covid_42031662.html?fbclid=IwAR1HFbVjClSNWxmXOBrNNdEvSKDzUcmePDgtQ45C7vw6c1Qw_BHWgglOy6E

(9) https://zerhubarbeblog.net/2021/04/18/la-banalite-du-mal-vraiment/

(10) https://zerhubarbeblog.net/2017/07/05/sur-vaccination-le-lobby-pharma-en-marche-avec-edouard-philippe/

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