Saint Boy, devenu symbole de la résistance animale

À travers ce cheval, qui a brisé les codes des JO de Tokyo en refusant d’obéir à une cavalière allemande, le monde semble découvrir que les animaux que nous soumettons à nos désirs égoïstes ne sont pas consentants.

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Si aveuglé·es qu’iels sont par l’idéologie spéciste, la plupart des spectateurs et spectatrices de cette scène n’y ont vu que le malheur tout relatif de la cavalière, qui n’a pourtant pas lésiné sur les coups de cravache et d’éperons donnés au pauvre équidé insoumis, pendant de longues minutes et devant les caméras du monde entier.

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Non, elles et ils n’ont jamais donné leur accord pour faire les pitres dans des cirques, dans les prisons de verre des parcs aquatiques, pour se faire transpercer par des piques et se vider de leur sang sur le sable d’une arène, ou pour sauter des obstacles avec 65kgs d’humain·e sur le dos et une barre de fer dans la bouche.
Non, elles et ils n’ont jamais donné leur accord pour qu’on leur arrache peau, plumes, laine, fourrure, ou qu’on leur vole leurs oeufs, leur lait maternel, et même leurs enfants.
Non, elles et ils n’ont jamais donné leur accord pour finir la gorge tranchée, pendu·es par une patte dans un lieu où se pratique le meurtre industriel et qu’on appelle un abattoir, juste parce que vous aimez le goût de leur chair.

Non seulement ils ne sont pas consentants, mais les animaux que nous connaissons aujourd’hui sont sélectionnés génétiquement pour leur docilité et brisés psychologiquement par la violence pour se soumettre.
Que ce soit dans l’Élevage, où les veaux sont écornés pour protéger les éleveurs, et laissés attachés par un licol 8h par jour pour le « travail de la docilité », le dressage des animaux de cirques en coulisses maintes fois documentés, le rituel du « phajaan » pour les éléphants thaïlandais, le « débourrage » pour l’équitation, les beagles Marshall (marque déposée) des labos créés pour leur passivité, etc... toutes ces pratiques d’impuissance apprise et de cassage psychologique de toute volonté de résistance.

Combien y aurait-il de Saint Boy si tout n’était pas fait pour étouffer toute velléité de rébellion, jusque dans leur patrimoine génétique, et ce depuis que nous les utilisons ?

Saint Boy est un symbole. Le symbole que même lorsque tout semble inégal et joué d’avance, il est impossible de contenir une force de résistance lorsqu’elle a décidé de s’exprimer.

Pour tous les Saint Boy qui se sont rebellés hors caméras, et tous·tes les autres, partout dans le monde qui ont lutté contre la violence du spécisme et l’ont payé de leur vie, nous nous devons de résister avec eux.

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