LA GRÈCE ARNAQUÉE

 

 

 

« Au lieu de payer les banques, la Grèce devrait investir dans l'éducation, les sciences et la technologie, financer des infrastructures et récupérer ainsi une certaine productivité, ne serait-ce que dans les secteurs des services ou du tourisme. »

 

 

 

- La voix de la Raison :

 

Encore un yaka fokon irresponsable, forcément irresponsable, n’est-il pas ?

 

Et il est particulièrement grave, celui-là. À la question « Selon vous les plans d'austérité et de rigueur ne sont pas nécessaires mais c'est pourtant ce qu'on impose à la Grèce ? » il fait froidement la réponse démagogique suivante : « A tort car l'argent prêté risque de ne jamais être remboursé et le déficit fiscal grec est plus élevé aujourd'hui qu'avant la première injection d'argent frais. Ce sont les mêmes éternelles erreurs. C'est le secteur financier qui impose sa manière de voir les choses au monde entier. On préfère sauver les banques plutôt que les gens qui ont des crédits immobiliers à rembourser. »

 

 

 

- La voix de la Raison :

 

 

 

Facile à dire.

On voudrait bien le voir au pied du mur, celui-là. À la place de Papandréou hier ou de Papademos aujourd’hui il ferait moins le fier. Qui c’est ce monsieur Yaka Razégratis ? Un gauchiste grec à bout de nerfs ?

 

 

 

Il aggrave son cas :

 

 

 

« Les sorties de crise se font en dehors des chemins tracés par le FMI. Cette institution propose toujours le même type de contrat d'ajustement fiscal qui consiste à diminuer l'argent qu'on donne aux gens - les salaires, les pensions, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l'emploi - pour consacrer l'argent économisé à payer les créanciers. C'est absurde. Après 4 ans de crise on ne peut pas continuer à prélever l'argent aux mêmes. Or c'est exactement ce qu'on veut imposer à la Grèce! Tout diminuer pour donner aux banques. Le FMI s'est transformé en une institution chargée de protéger les seuls intérêts financiers. Quand on est dans une situation désespérée, comme l'était l'Argentine en 2001, il faut savoir changer la donne. »

 

 

 

Qu’est-ce que vient faire ici l’Argentine ?!

 

 

 

C’est juste que le gauchiste irresponsable et démagogue qui nous parle n’est autre que Roberto Lavagna, l’ancien ministre des finances de l’Argentine dont la politique a sorti son pays d’un gouffre du même ordre que celui dans lequel on pousse actuellement la Grèce.

 

Voici le lien vers l’entretien qu’il a accordé à Gérard Thomas dans Libération et que j’ai pillé sans vergogne : http://www.liberation.fr/economie/01012390907-nous-avons-sauve-les-gens-plutot-que-les-banques

 

Bonne lecture.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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