Rétablir la peine de mort pour les non-Français

Je lance un appel à mon ministre préféré pour qu'on vienne enfin à bout de l'envahissement du territoire national par une racaille multicolore avec la complicité des droits-de-l'hommistes irresponsables, forcément irresponsables !Monsieur le ministre et cher camarade,Je suis un peu déçu de voir que vous n'avez pas répondu à ma précédente lettre de soutien. Vous devriez pourtant savoir combien un petit mot peut faire plaisir.

Je lance un appel à mon ministre préféré pour qu'on vienne enfin à bout de l'envahissement du territoire national par une racaille multicolore avec la complicité des droits-de-l'hommistes irresponsables, forcément irresponsables !

Monsieur le ministre et cher camarade,
Je suis un peu déçu de voir que vous n'avez pas répondu à ma précédente lettre de soutien. Vous devriez pourtant savoir combien un petit mot peut faire plaisir.
Rassurez vous : je comprends parfaitement que vous êtes très occupé à faire valoir vos convictions humanistes de gauche au poste hautement honorable que vous occupez et qu'il vous est de ce fait assez difficile de distraire de votre précieux temps pour remercier un simple "fan", d'autant que nous sommes certainement nombreux à soutenir votre action difficile et particulièrement courageuse.
Courageuse, nous ne saurions trop souligner à quel point.
En effet, vous n'avez de votre côté que le gouvernement et les services de l'Etat tels que les différentes polices et la gendarmerie ou encore l'administration préfectorale, les bons citoyens tels que les anciens électeurs du Front National et les quelques collaborateurs occasionnels (ne prenez pas mal ce mot de collaborateur, n'y voyez surtout pas quelque insinuation fielleuse et indigne, le passé est le passé, laissons les morts ensevelir les morts...) qui aiment envoyer des petits mots pour avertir vos services de telle ou telle situation qui leur paraît de nature à altérer l'identité française (notre bien le plus précieux). De plus, ces collaborateurs occasionnels font généralement preuve d'une modestie si touchante qu'ils évitent généralement de signer leur contribution à la pureté nationale, ce qui fait que vous ne savez comment faire appel à eux en cas de besoin.
Vous avez en revanche contre vous des légions d'irresponsables, dangereusement armés de leurs convictions fondées sur quelque texte archaïque qui par éponymie leur vaut fort justement le qualificatif infâmant de "droits-de-l'hommistes". Comme si cela n'était pas déjà assez inquiétant, voici qu'est venu s'y ajouter un illuminé, un artiste, un cinéaste qui a cru bon de faire un film qui semble mettre en cause les modalités d'application de la politique que vous avez l'honneur envié de mener avec tant d'humanité. On reste confondu devant tant de mauvaise foi et d'esprit séditieux, d'autant plus qu'à l'appui de sa thèse scélérate cet "artiste"ne craint pas d'utiliser des armes déloyales telles que le réalisme, l'appel plein de pudeur aux sentiments humains, une certaine conception de la citoyenneté... Je vous demande un peu ! Allons nous devoir supporter encore longtemps ce genre de chienlit ? De quelle légitimité cet individu peut-il bien se prévaloir, lui qui n'a pas connu la terrible épreuve de devoir quitter un parti où il jouissait d'un poste en vue (relativement peu payé, hélas) pour se rendre, armé de sa seule (mais impressionnante) vertu républicaine dans le camp adverse pour y occuper de modestes fonctions de simple ministre. Voilà qui vous forge un homme dans le métal qu'il faut pour affronter, par exemple, l'affaire suivante :
"Depuis quelques semaines, des voix s'élèvent pour dénoncer la mutliplication des procédures policières et judiciaires contre des militants associatifs ou simples citoyens qui apportent un soutien humain aux étrangers en situation irrégulière.
La solidarité n'est cependant pas la seule à faire l'objet d'attaques inacceptables : l'amour porté à un étranger en situation irrégulière devient également un acte criminel !
Mlle Charry, de nationalité française, est appelée à comparaître dans les prochaines semaines devant le tribunal correctionnel pour répondre du délit d'aide au séjour irrégulier de son concubin marocain, M. Naimi. Le couple devait se marier le 17 avril prochain à Dijon après plusieurs mois de concubinage. A la suite d'une transmission par la mairie du dossier de mariage au procureur, M. Naimi a été interpellé le 17 mars chez des amis et placé au centre de rétention de Lyon-St-Exupery en vue de son expulsion qui doit intervenir dans les prochains jours.
La situation vécue par ce couple n'est pas un cas isolé. Depuis sa naissance en juin 2007, le mouvement des « Amoureux au ban public » a eu connaissance de quatre autres procédures judiciaires engagées contre des français en concubinage avec des étrangers en situation irrégulière ainsi que de plusieurs rappels à la loi prononcés par le Parquet. De nombreux témoignages reçus relatent en outre les menaces de poursuites pénales régulièrement proférées par les services policiers ou administratifs et les conditions d'interpellation et d'audition humiliantes et dégradantes.
Scandaleuse, cette criminalisation de l'amour est également illégale. En effet, la loi interdit que le conjoint ou concubin d'un étranger en situation irrégulière soit poursuivi pour l'avoir hébergé et aidé dans sa vie quotidienne .
Les « Amoureux au ban public » demandent :
> l’abandon des poursuites pénales engagées contre Mlle Charry
> la libération de M. Naimi afin de lui permettre de se marier avec sa compagne.
> Les « Amoureux au ban public » demandent également au gouvernement de rappeler par voie de circulaire aux services de police et aux parquets que la loi interdit toute poursuite pénale pour aide au séjour irrégulier à l'encontre des conjoints et concubins d'un étranger et exigent plus généralement que cesse la criminalisation des gestes de solidarité ou de simple humanité envers les étrangers en situation irrégulière.

On frémit à l'idée de la tentation laxiste qui pourrait saisir un ministre moins vertueux que vous devant cet appel éhonté fondé
sur un inadmissible chantage moral.
Je compte bien sur vous pour faire sentir à tout ce beau monde la rigueur, sinon de la loi, qu'en l'occurrence vos services sont bien obligés de violer un peu, au moins de votre juste courroux au service de la noble cause identitaire.
A propos, cher camarade, comme vos nouveaux amis semblent adorer légiférer en fonction de l'actualité, ne pourriez vous leur suggérer de rétablir la peine de mort, au moins pour les non-Français ? Il est vrai que pour certains d'entre eux, c'est à cela que revient l'expulsion. Mais pas pour tous, non, on n'est pas en 1943, qu'alliez vous me faire dire !
Je vous prie d'agréer, monsieur le ministre et cher camarade, l'expression de mon très grand respect non seulement à l'égard de votre personne mais aussi de votre fonction, à la mesure de vos hautes qualités personnelles, morales et politiques.
Virgil Brill

 

Aux abonnés irresponsables qui voudraient signer la pétition des amoureux : http://placeauxdroits.net/petition2/?petition=20

 

 

 

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