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Billet de blog 6 septembre 2011

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Rappelons-nous, en 2011, de commémorer cet autre 11 Septembre américain

« Il ne faudrait surtout pas oublier Henry Kissinger, l’homme qui déclencha la contre-révolution en soutenant le coup d’Etat de Pinochet. Dans son livre de 2006 (2007 pour la traduction française) intitulé « Mensonges d’Etat.Comment Bush a perdu la guerre », Bob Woodward révèle que Dick Cheney voit Kissinger tous les mois

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« Il ne faudrait surtout pas oublier Henry Kissinger, l’homme qui déclencha la contre-révolution en soutenant le coup d’Etat de Pinochet. Dans son livre de 2006 (2007 pour la traduction française) intitulé « Mensonges d’Etat.Comment Bush a perdu la guerre », Bob Woodward révèle que Dick Cheney voit Kissinger tous les mois, tandis que Bush le rencontre touts les deux mois, ce qui fait de lui « le conseiller » le plus régulier et le plus souvent reçu pour tout ce qui concerne la politique étrangère ». Cheney confie à Woodward : « De toutes les personnes extérieures à la maison blanche Kisinger st sans doute celui que je vois le plus souvent (Bob Woodward, Mensonges d’Etat. Comment Bush a pedu la guerre, traduite de l’américain par Michel Bessières, Johan-Frédérik Hel-Guedj, Sylvie Klienman-Lafon et Constant Winter, Denoël, Paris 2007, p.420-421.)

Mais qui Kissinger représentait-il à l’occasion d ces réunions au sommet ? Comme Baker et Schulz, il avait été secrétaire d’Etat, mais il avait quitté ce poste trente ans plus tôt. Depuis 1982, année de sa création de son entreprise ultrasecrète, Kissinger Associates, il représente une brochette de clients prestigieux dont feraient partie Coca-Cola, Union Carbide, Hunt Oil, Fluor (géant de l’ingénierie bénéficiaire de l’un des plus importants contrats de reconstruction octroyés en Irak) et m^me sa vieille complice dans l’action clandestine menée au Chili, l’ITT (James Dao, « Making or Return to the Political Stage », New York Times, le 28 Novembre 2002 : Leslie H. Gelb, « Kissinger Means Business », New York Times le 20 Avril 1986 ; Jeff Gerth, « Ethics Disclosure Filed witn Panel », New York Times, le 9 Mars 1989). Lors de ses rencontres avec Cheney, Kissinger agissait-il comme homme d’état éminent ou comme lobbyiste généreusement rémunéré par des clients des secteurs du pétrole et de l’ingénierie ?

Kissinger donna une idée on ne peut plus claire des intérêts qu’il servait lorsque, en Novembre 2002, le président Bush le nomma à la tête de la commission du 11 Septembre, sans doute le poste le plus crucial qu’un patriote à la retraite pût se voir confier. Pourtant, quand les familles des victimes lui demandèrent de produire la liste des entreprises qui comptaient parmi ses clients (elles voulaient éviter les conflits d’intérêts susceptibles de nuire à l’enquête), Kissinger leur refusa ce geste de responsabilité et de transparence élémentaire. Plutôt que de dévoiler le nom de ses clients, il préféra démissionner (Jams Harding, « Kissinger Second Take », Financial Times (Londres), le 14 Déceùbre 2002). Richard Perle, ami et associé de Kissinger, ferait exactement le même choix un an plus tard. »

La stratégie du choc, La montée d’un capitalisme du désastre Essai traduit de l’anglais (Canada) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné Lemés/Acte sud pages 385-386

http://youtu.be/j1C-GXQ1LdY

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