Le capitaine François Boulo et son équipe de rugby "Gilets Jaunes" ...

À partir de 2014, François Boulo commence à étudier le budget de l'État français et à écouter des conférences d'Emmanuel Todd, de Frédéric Lordon et de Michel Onfray.

François Boulo

Positions politiques

À partir de 2014, il commence à étudier le budget de l'État français et à écouter des conférences d'Emmanuel Todd, de Frédéric Lordon et de Michel Onfray[réf. nécessaire]. Il écoute des débats politiques ayant eu lieu depuis les années 1970 pour s'imprégner de connaissances politiques et économiques[2], notamment sur l'économie réelle[6].

Il se dit sans engagement politique ni syndical[4] et sans religion[2]. Admettant faire partie d'un milieu relativement favorisé, il déclare « défendre les gens menacés de saisie de leur maison contre les banques »[2]. Il dénonce les « dispositifs fiscaux contreproductifs du gouvernement Macron, au bénéfice des 1 % les plus riches, et au détriment des services publics et des PME »[2]. Il se considère « pourfendeur d'un gouvernement des ultrariches »[2], pensant que c'est ce gouvernement même qui conduit à ce que le phénomène de l'extrême-droite s'amplifie. Pour lui, « le problème n'est pas l'immigré, c'est le banquier, c'est-à-dire l'indépendance de la Banque centrale européenne »[2]. Il prône « une autre UE »[2] et déplore avoir voté « oui » au référendum pour la constitution européenne en 2005[2].

Mouvement des Gilets jaunes

Il apparaît dans le mouvement des Gilets jaunes en décembre 2018, après que « 200 signatures issues des ronds-points de sa région eurent été apposées sur un document stipulant qu’il avait procuration pour s’exprimer auprès des médias »[1]. Dès lors, il intervient dans plusieurs de ces médias[7],[8],[9]. Il affirme qu'il n’est pas porte-parole national des Gilets jaunes, estimant qu'un seul représentant des Gilets jaunes n'est pas souhaitable[2]. Un sondage d'Éric Drouet lancé en janvier 2019 sur Facebook pour connaître l'opinion des Gilets jaunes sur leur meilleur représentant médiatique place pourtant en tête François Boulo[10].

Fin 2018, François Boulo rédige une lettre ouverte au président de la République, Emmanuel Macron, dans laquelle il lui expose ses recommandations économiques et sociales pour 2019[11]. Il préconise notamment que « les 1 % les plus riches contribuent à l'impôt à proportion de leurs facultés, avec rétablissement de l'ISF et limitation du crédit d'impôt CICE aux seules PME »[1].

Le 5 février 2019, il lance un appel à rejoindre la grève générale illimitée organisée par le syndicat CGT[2],[12]. Il indique que « sans paralysie de l'économie, les mouvements populaires n'aboutissent pas »[1], et pronostique que « si on pose un couvercle par la force, cela réexplosera plus tard ». La vidéo dans laquelle il appelle à la grève générale illimitée, publiée à la mi-janvier par le site Le Média, est vue près de deux millions de fois[13].

https://everybodywiki.com/Fran%C3%A7ois_Boulo

Jean-Pierre Chevènement

Positionnement politique

Jean-Pierre Chevènement s’inscrit résolument dans la mouvance souverainiste63,61,60 : il est opposé à la construction de type État fédéraliste de l'Union européenne. Cette réticence s'exprime notamment au travers de ses charges régulières envers le traité de Maastricht (1992). Il regrette ainsi que la France n'ait pas davantage d'indépendance en matière de monnaie, de commerce extérieur, de flux financier ; mais aussi, de manière plus générale, la subordination du droit français au droit de l'Union européenne. Bien que l'idée de construction européenne lui importe, il critique la forme prise par celle-ci. Sa volonté est d'imposer une vision « républicaine » de la nation, basée sur le consentement et l'adhésion. Il propose de réviser les traités européens pour refonder le projet européen « sur des bases nouvelles : la démocratie, les nations »64. Il analyse ainsi le mouvement des Gilets jaunes en France : « C'est une crise de la démocratie illustrant la coupure entre les élites et les classes populaires. La révolte des classes populaires vient de loin et s'enracine dans des choix vieux de 30 ans, par exemple l'Acte unique européen ou les pleins pouvoirs de la Commission européenne pour, par exemple, libérer les mouvements de capitaux »65.

Il est également opposé à la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, y voyant une menace de subordination de la politique étrangère de la France à celle des États-Unis. Selon Roger Martelli, Jean-Pierre Chevènement assimile le fédéralisme européen au prolongement naturel du modèle allemand, reprenant ainsi les positions de Régis Debray, qui voit par ailleurs l'Allemagne comme une tête de pont de l'« Empire américain »66. Jean-Pierre Chevènement estime de plus que l'Allemagne ne peut pas assurer le coût des transferts de solidarité qu'une Europe fédérale exigerait67.

Économiquement, il se montre opposé au capitalisme financier. Il juge que le Parti socialiste s’est conformé au « dogme mondialiste néolibéral », qu’il rejette. Il estime que les politiques mises en place pour sauver l’euro dans le cadre de la crise de la dette sont des politiques d’austérité menant à la récession. Si les réformes appliquées ne permettent pas de sortir l’union monétaire de l'ornière, il se dit alors favorable à ce qu'un glissement d'une monnaie unique à une monnaie commune se mette en place. Il prône une relance salariale couplée à une politique de change visant à faire baisser le cours de l'euro. En cela, sa pensée peut être qualifiée de keynésienne. Il se fait par ailleurs le défenseur d'une politique de protectionnisme « raisonnable » : il reprend le concept de démondialisation marchande et financière visant à réindustrialiser la France. En effet, il est selon lui impossible de conserver des services publics et un système de protection sociale forts sans la solidité d'une base productive.

Il est perçu comme un tenant de la ligne « bolcho-bonapartiste » face à la ligne libérale-libertaire incarnée par Daniel Cohn-Bendit68. Le journaliste David Desgouilles le situe comme faisant partie des souverainistes de gauche, mais précise qu'après sa « main tendue » à Pasqua, il est « vite apparu comme un homme de droite, au sein d’une gauche qui n’aime pas qu’on brouille ses repères »63.

Il se montre favorable à une politique sécuritaire de gauche « non laxiste », étant par exemple hostile à la légalisation des drogues. Il met cependant en garde contre d'éventuelles dérives liberticides des politiques de sécurité : il a ainsi marqué son opposition au développement des systèmes de vidéosurveillance publique ou à la loi Hadopi.

L'école est un sujet important dans le projet de Jean-Pierre Chevènement. Il souhaite mettre l'accent sur la formation des enseignants, l'école primaire et l’enseignement supérieur. L'école publique doit, selon lui, reposer sur les valeurs de transmission et d'autorité du maître vers l'élève, ainsi que du travail et de l'égalité des chances.

Il est favorable à une laïcité assez stricte cantonnant la religion uniquement à la sphère privée. Il souhaite une intégration poussée des immigrés, en opposition au communautarisme. Pour cela il préconise que les immigrés soient assimilés culturellement à la population d'origine (langue, traditions), de manière à rendre pérenne l'idée d'une nation une et indivisible. Il est de fait opposé au concept de la discrimination positive. En 2019, il dénonce le « danger certain de fragmentation » de la société française et met en garde contre la possibilité d'une guerre civile69.

Jean-Pierre Chevènement est également un jacobin convaincu[réf. nécessaire] : il est opposé à toute idée de régionalisme allant dans le sens de plus de décentralisation et d'autonomie pour les régions françaises. Ses prises de positions régulières contre les idées autonomistes et indépendantistes corses en témoignent.

Sur le plan écologique, ses préférences vont à une sauvegarde du potentiel nucléaire français, ainsi qu'à la réduction des gaz à effet de serre, qui constituent, selon lui, la véritable menace.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Chev%C3%A8nement

Philippe Douste-Blazy

Conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies

En 2008, il devient professeur des universités – praticien hospitalier (PU-PH), enseignant à la faculté de médecine Paris-Diderot, et rattaché à l'hôpital Lariboisière20.

En février 2008, il devient conseiller spécial chargé des sources novatrices de financement du développement21, auprès du secrétaire général des Nations unies22. Dans ce cadre, il a lancé MassiveGood, un programme humanitaire par lequel les voyageurs peuvent faire de micro-contributions à Unitaid lors d'une réservation d'un billet d'avion ou d'autres moyens de transports sur Internet.

Ce programme, qu'il dirige, se révèle une déception, malgré les contacts établis avec Bill Clinton ou Ban Ki-moon. La fondation Unitaid qui chapeautait ce programme le stoppe en 2010 devant les coûts supérieurs aux recettes réelles, après que le lancement lui a coûté 22 millions de dollars23. Néanmoins, à la suite des résultats positifs obtenus en Espagne avec la campagne « Ninõs Sin Malaria »24, le logiciel, qui a fait ses preuves, est aujourd'hui au service d'autres organisations internationales qui lèvent des fonds par micro-donations.

Le 8 janvier 2012, il appelle à un soutien pour François Bayrou, candidat du MoDem pour l'élection présidentielle, via une tribune dans le journal Le Monde25 dans laquelle il dénonce une droitisation de l'UMP dont il faisait partie. La même année, il convainc plusieurs chefs d'États africains de donner 10 cents par baril de pétrole vendu pour lutter contre la malnutrition dans le cadre du projet Unitlife, qu'il préside26.

Pour l'élection présidentielle de 2017, il soutient Alain Juppé, candidat à la primaire présidentielle des Républicains de 201627, puis Emmanuel Macron28.

Depuis janvier 2016, il est professeur à la Medical School de Harvard29. Il est candidat à la présidence de l'Organisation mondiale de la santé en 201630, mais sa candidature n'est pas retenue par le conseil exécutif réuni le 25 janvier 2017.

Retour en France

Lors des élections municipales de 2020, il est candidat en deuxième position sur la liste de Danièle Giazzi, maire sortante du 16e arrondissement de Paris, dissidente LR31. Celle-ci obtient 3,28 % des suffrages exprimés au premier tour32. Il n'est donc pas élu.

Membre bénévole du conseil d’administration de l’IHU Méditerranée Infection de Marseille dirigé par Didier Raoult, il apporte avec d'autres médecins, son soutien aux recherches du professeur et demande, le 3 avril 2020, la modification du décret 293 du 26 mars 2020 complété par le décret 337 du 26 mars 2020 pour autoriser l'utilisation du Plaquenil (hydroxychloroquine) pour toutes les formes symptomatiques du Covid-19 et pour le mettre à disposition afin que les médecins de ville puissent le prescrire dans le cadre de l'urgence sanitaire33,34.

Jacques Sapir

Critique des politiques économiques dominantes

Jacques Sapir est enfin connu pour des interventions qu'il a faites dans plusieurs débats importants aux frontières de l'économie, de la politique économique et de la politique. Il a été l'un des économistes qui se sont opposés aux politiques libérales inspirées du « Consensus de Washington » en Russie. Il fut l'un des rares économistes à annoncer le krach financier de 1998 et à prédire que la Russie s'en relèverait par des politiques hétérodoxes. La pertinence de ses analyses lui a valu d'être choisi pour prononcer la Edward Hewett Memorial Lecture lors de la Convention annuelle de l'American Association for the Advancement of Slavic Studies en 2001. Il a pris position contre le Traité constitutionnel européen en 2005 ainsi que pour un retour à des formes modérées de protectionnisme. Il développe une analyse critique de la mise en place de l'euro, en particulier dans un article de 2006, « La Crise de l’euro : erreurs et impasses de l’européisme », où il annonçait la fragilité de la monnaie européenne en cas de choc financier international majeur.

Depuis l'automne 2007, il est un analyste écouté de la crise financière globale née sur le marché hypothécaire américain (dite aussi « crise des subprimes »). Il considère que la crise de la dette publique grecque et l'incapacité des banques européennes de se refinancer constituent une opportunité pour les gouvernements pour nationaliser celles-ci et « mettre de l'ordre dans les systèmes bancaires, et en particulier rétablir la distinction impérative entre banques de dépôts et banques d'affaires31 ». Très critique depuis le printemps 2010 sur les tentatives des gouvernements européens de sauver la zone euro, il considère que devant l'accumulation des plans d'austérité qui frappent divers pays d'Europe dont la France, en particulier depuis septembre 2011, il conviendrait pour la France de réquisitionner la Banque de France pour qu'elle puisse racheter massivement des titres de la dette publique et de se préparer à sortir de l'euro.

Il a publié une série d'articles qui ont mis en évidence l'implication des politiques de libre-échange dans la crise actuelle. Aux États-Unis, ces politiques se sont traduites par la baisse des salaires, qu'il s'agisse de la baisse relative ou absolue, qui a été un facteur décisif dans la dégradation de la solvabilité des ménages. En Europe, ces politiques ont accru ce qu'il appelle le phénomène de l' « Eurodivergence », ou divergence entre les principaux indicateurs économiques des pays de la zone euro, phénomène dont l'ampleur s'est accrue dans les années 2006-2008, mais qui commence en fait dès 2002. Ces articles attirent l'attention sur l'importance de l'économie politique internationale de cette crise, et ses relations avec les désordres monétaires internationaux. Il en déduit la nécessité de politiques protectionnistes mais aussi la montée inéluctable de monnaies de réserve régionales (comme le Sucre (monnaie de l'ALBA) en Amérique Latine), qui viendront peu à peu se substituer au dollar. Il est cependant peu convaincu du futur de l'euro, qu'il considère aujourd'hui comme miné justement par ce phénomène d'eurodivergence et fragilisé par la multiplication des mesures de « rigueur » dont il a comparé les effets à ceux des politiques déflationnistes menées dans les années 1930 par le Président Hoover aux États-Unis, le Chancelier Brüning en Allemagne, et Pierre Laval en France. Ses positions sont, depuis 2010, reprises en tout ou partie par un certain nombre de responsables politiques parmi lesquels on peut citer à gauche Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), Arnaud Montebourg (Parti socialiste), à droite Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) et Marine Le Pen (Front national). Il serait ainsi devenu, sur ce point du moins, une personnalité inévitable du débat économique et politique français. Il a publié en janvier 2012 un essai qui vient s'insérer dans la polémique sur un éclatement ou une possible sortie de l'euro, Faut-il sortir de l'euro ?.

Jacques Sapir est un contributeur régulier de la presse française, mais aussi russe (en particulier du magazine Expert et des quotidiens Nezavissimaïa Gazeta et Rossiysskaya Gazeta). Il intervient régulièrement sur la politique économique de ce dernier pays et ses dernières interventions ont porté sur la question de la crise et du taux de change du rouble. Il contribue aussi à la revue électronique de référence des économistes hétérodoxes, la Real-World Economics Review (ex Post-Autistic Economics Review). Ses chroniques sont publiées sur le site de RIA Novosti, Sputnik32. Il publie depuis septembre 2012 ses notes et ses réactions sur son carnet RussEurope sur la plateforme de blogs académiques Hypotheses.org, et qu'il alimente régulièrement. La plateforme a décidé de lui retirer le droit de publication le 26 septembre 2017, pour « publication de contenu dépassant le périmètre éditorial »33. À la suite de cette décision, Olivier Berruyer héberge sur son blog les-crises.fr le carnet RussEurope34.

Proposition de sortie de l'euro

En octobre 2012, il recommande pour la France une sortie de l'euro suivie d'une dévaluation de la nouvelle monnaie de 25 %35. Il en chiffre les conséquences dans un rapport de la Fondation Res Publica36.

En 2016, Jacques Sapir estime qu' « une sortie de l’euro est nécessaire si l’on veut éviter une catastrophe non seulement en France, mais aussi en Europe ». Il pose trois conditions pour que cela soit une réussite : il faut mettre en place un contrôle des mouvements de capitaux, placer la Banque de France sous tutelle gouvernementale, et réguler les taux d’intérêt. Il explique que ces mesures reviennent à passer « d’une situation de libéralisation financière totale à une situation de finance contrôlée ». Il présente un scénario de ce basculement qui s'opèrerait pendant un week-end qu’il qualifie de « crucial ». Jacques Sapir juge que cette opération ne peut être que bénéfique et déclare : « L’incertitude ne porte pas sur la mécanique de ce changement, qui est assez bien maîtrisée, mais sur ses effets. Ces derniers seront-ils positifs ou… très positifs ? »37.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Sapir

Mathieu Bock-Côté

Orientations idéologiques

Souverainiste, Mathieu Bock-Côté dénonce la dénationalisation et l’oubli de la dimension identitaire de la lutte pour l’indépendance25,26. Il expose ses idées dans La Dénationalisation tranquille, un essai publié à l'automne 2007.

Il devient[Quand ?] collaborateur à L'Action nationale. Depuis la controverse québécoise sur les accommodements raisonnables, il critique le multiculturalisme, qu'il qualifie de « religion » et qui pour lui s'oppose à la démocratie, à partir d’une défense conjuguée de la démocratie libérale et de la nation comme communauté historique27.

L'écrivain Louis Cornellier, dans une tribune publiée dans Le Devoir, le considère comme issu des « nationalistes conservateurs ». Selon lui, il critique « le culte du pluralisme et les accommodements raisonnables au nom de la protection des valeurs québécoises, pas toujours bien définies », par opposition à un modèle « libéral-pluraliste favorisant une laïcité ouverte et les accommodements raisonnables, au nom de la liberté de conscience et de l'intégration »28.

Mathieu Bock-Côté juge très positivement L'Identité malheureuse d'Alain Finkielkraut et est son invité dans l'émission Répliques sur France Culture les 27 août 2007 et 18 mai 2019, où il a abordé respectivement les questions du souverainisme29 et du politiquement correct30.

Réception

En 2013, dans la foulée du Printemps érable, le groupe de musique anarchiste Mise en Demeure diffuse une chanson intitulée Mathieu Boycotté. Celle-ci se moque du nationalisme et des discours anti-immigration de Bock-Côté, le comparant à Maurice Duplessis en plus de ridiculiser son apparence et son élocution31.

En France, 20 minutes le décrit en 2017 comme une nouvelle voix de la droite conservatrice32.

Au Québec, dans le magazine Urbania, le doctorant Mathieu Noury estime que « M. Bock-Côté n’est pas sociologue et ses analyses ne peuvent pas se revendiquer et être qualifiées de sociologiques »33. Il est aussi perçu par le sociologue Mark Fortier comme un « militant » : « ses chroniques sont des textes militants, qui tiennent par le sentiment »34.

Début 2019, le reporter Luc Chartrand le nomme dans son analyse de l'islamophobie et de la montée d'un courant identitaire au Québec. Ce dernier considère ainsi : « Mathieu Bock-Côté, par exemple, un intellectuel dont l’influence a grandi ces dernières années, voit dans les niveaux d’immigration élevés et dans la politique canadienne du multiculturalisme des menaces pour la nation québécoise »35.

Son essai intitulé L’empire du politiquement correct, publié en 2019, connaît un grand succès populaire et a été bien accueilli, en général, par la critique, tant au Québec qu’en France. Par exemple, dans Le Nouvelliste de Trois-Rivières, Réjean Boivin écrit : « Le nouvel ouvrage de Mathieu Bock-Côté, L’empire du politiquement correct, sorti le 15 avril au Québec, est une contribution lumineuse sur l’importance de la liberté d’expression dans une société démocratique »36 Pour sa part, Guillaume Perrault, dans Le Figaro, décrit cet essai comme une « vaillante défense de la liberté de l’esprit »37.

Mark Fortier, dans son essai Mélancolies identitaires : une année à lire Mathieu Bock-Côté publié en 2019, affirme que « le discours de Mathieu Bock-Côté est une forme de malbouffe pour l’esprit »38. « La plus importante critique que fait Mark Fortier de Mathieu Bock-Coté dans son livre est d’exercer une pensée qui s’autoalimente, à coups de grands concepts un peu pompeux, mais qui ne naît pas dans le réel, dans les détails de la vie, qui n’a que faire du terrain. »38. Selon lui, Mathieu Bock-Côté fait « une sociologie sans société »39.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mathieu_Bock-C%C3%B4t%C3%A9

Barbara Lefebvre

Présence dans les médias et analyses

En 2002, elle contribue à l'ouvrage collectif Les Territoires perdus de la République sous la direction d’Emmanuel Brenner (pseudonyme de Georges Bensoussan). Elle y livre un témoignage personnel sur la montée de l'antisémitisme et du sexisme dans les établissements scolaires des zones urbaines sensibles. Elle dénonce avec ses coauteurs l'inertie des autorités devant la montée de la haine anti-juive et anti-occidentale provenant de jeunes se réclamant de leur identité musulmane. Elle participe activement à la médiatisation de l'ouvrage entre 2003 et 2005 (interventions télévisuelles, radiophoniques, conférences). L'ouvrage est un des premiers livres à avoir révélé l'ampleur de la désintégration culturelle des quartiers sensibles et la montée contingente de l'islamisme. En 2004, un rapport de l'Inspection générale de l'Éducation nationale connu sous le nom de Rapport Obin viendra largement confirmer le constat des ces témoignages3.

En 2005, dans Élèves sous influence, elle analyse avec quel a priori idéologique anti-américain et quelle avalanche de simplifications le terrorisme est, selon elle, présenté par les éditeurs de manuels scolaires4.

Entre 2006 et 2009, elle est membre du comité éditorial du mensuel Le Meilleur des mondes (publié chez Denoël). Entre 2006 et 2010 elle est membre du comité éditorial de la revue Controverses dirigée par Shmuel Trigano.

Elle publie de nombreuses tribunes dans la presse française classée à droite (Le Figaro, Causeur, Valeurs Actuelles)5 sur la question scolaire et éducative, l'antisémitisme, la défense de la laïcité républicaine6.

En 2018, dans Génération « j'ai le droit », elle témoigne de son expérience face à une génération d'élèves et de parents qui croient que leurs droits individuels prévalent sur l'intérêt général dans un phénomène de non-consentement à l'autorité sensible dans les années 2000 mais encore accentué dans les années 2010 par l'explosion des réseaux sociaux. Des élèves, dès la 6e, se lèvent en plein cours et tutoient leurs enseignants dans une école qui, en étant moins exigeante, s'est délégitimée et a perdu sa capacité intégratrice, la crise de l'autorité se doublant d'une crise de la culture7.

En 2019, dans C'est ça la France..., elle juge que les jeunes Français sont devenus des voyageurs sans bagages, ignorant l’histoire, la géographie et la littérature de leur propre pays. Elle juge que les ministères ont capitulé et dénonce un état d’esprit qui, selon elle, vise à discréditer l’idée de nation8.

Barbara Lefebvre est chroniqueuse depuis 2019 dans l'émission de radio-télévision Les Grandes Gueules présentée par Alain Marschall et Olivier Truchot sur RMC et RMC Story9. En 2020, elle intervient régulièrement sur LCI.

A partir de 2020, elle rédige régulièrement des articles dans la revue Front Populaire de Michel Onfray et Stéphane Simon, principalement sur les problématiques liées à l'enseignement.10

Prises de position et engagements

À la suite de son échange avec le candidat Emmanuel Macron dans L'Émission politique de France 2 en avril 2017 portant sur la fracture culturelle française, Barbara Lefebvre, professeur au collège Jean Lecanuet de Rouen, est accusée en direct par le journaliste qui l'a invitée d'avoir caché son parti-pris politique. Une polémique née pendant l'émission avec la diffusion de tweet porte sur son soutien au candidat François Fillon qu'elle a nié durant l'émission. Elle a participé à trois tables rondes d'experts de la société civile Familles avec Fillon portant sur le handicap à l'école11. Barbara Lefebvre assure ne pas avoir participé à la campagne officielle du candidat Les Républicains, alors que son nom apparaît sur le site officiel du candidat comme membre du comité national France solidaire avec Fillon12, ce qu'elle dément13. Après quelques jours elle publie une tribune dans Le Figaro dans laquelle elle répond aux critiques14.

Elle est signataire le 6 juin 2017 de l'appel de 17 intellectuels : Que la vérité soit dite sur le meurtre de Sarah Halimi15.

En avril 2018, elle signe le « manifeste contre le nouvel antisémitisme » paru dans Le Parisien16.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Barbara_Lefebvre

Eugénie Bastié

Points de vue

Sans être ouvertement affiliée à un parti politique21, Eugénie Bastié est proche de La Manif pour tous (notamment Les Veilleurs) et indique avoir voté pour Nicolas Dupont-Aignan au premier tour de l'élection présidentielle française de 20121,21. « Alterféministe »22, elle revendique comme mentors Élisabeth Lévy et Natacha Polony23, mais de nombreux analystes la comparent volontiers à Éric Zemmour2,5,24.

Opposée philosophiquement à l'avortement, Eugénie Bastié affirme ne pas être opposée à sa légalisation. Elle estime également qu'en France certaines femmes sont « poussées à avorter » et déplore qu'aucune alternative ne leur soit proposée2.

Rejetant l'idée qu'il existe un patriarcat, elle attribue les inégalités salariales hommes/femmes au choix qui serait fait par ces dernières de travailler à temps partiel25, du fait de « la maternité et le fait que les femmes s’arrêtent parce qu’elles ont des enfants et du coup, sont moins performantes au travail. » Elle souligne l'hypocrisie d'un féminisme libéral qui ne présente que le salariat capitaliste comme unique vecteur d'émancipation. Et dans un même entretien, elle regrette que le foyer soit autant dévalorisé par le mouvement féministe26.

Plus généralement, elle dit s'« érige[r] contre la notion même de "féminisme" »25, et récuse la légitimité de ce mouvement :

« Non, car pour moi le féminisme est une idéologie. On peut très bien être sensible à la condition des femmes et vouloir qu’elles soient épanouies sans être féministe, c’est-à-dire adhérer à une lecture du monde inventée par Simone de Beauvoir qui consiste à percevoir les relations entre hommes et femmes sous le prisme d’une domination qui dure depuis des siècles. C’est une vision quasi-complotiste du monde et même si j’entends sa critique, je n’y adhère pas27. »

Le 17 avril 2016, dans Le Supplément de Canal+, en réponse à Ali Baddou — lui demandant si elle pourrait voter pour Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle de 2017 —, elle déclare « refuse[r] d'exclure ni d'adouber quiconque »24,28.

Denis Souchon, d'Acrimed, la décrit comme un phénomène médiatique débouchant sur la naissance d'une énième éditocrate française « comparable à Eric Zemmour » mais plus bankable, « "Chroniqueuse", mais surtout "polémiqueuse", pour que ça "clashe" et que ça "buzze" »29.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A9nie_Basti%C3%A9

Thibault Isabel

Thibault Isabel est Docteur en philosophie esthétique. Il a été rédacteur en chef de la revue de Sciences Humaines Krisis entre 2003 et 2018. Il est directeur de publication de L'inactuelle.


Il est l'auteur d'un recueil d'essais intitulé Le champ du possible, publié en 2005 aux éditions de la Méduse, dans lequel il s'efforce de mettre au jour les caractéristiques idéologiques, culturelles, psychologiques et existentielles fondamentales de l'époque moderne, à travers des textes portant sur la sociologie, l'histoire des idées, l'art, la philosophie et la politique. Cet ouvrage a été traduit en italien sous le titre "Il Campo del possibile". > Ouvrage épuisé

Il a publié également une étude sur La fin de siècle du cinéma américain, en 2006, afin de mettre en parallèle l'évolution des thématiques et des formes privilégiées du cinéma hollywoodien avec l’évolution des mentalités américaines, entre les années 1970 et les années 2000. 

Dans Le paradoxe de la civilisation, publié cette fois en 2010, Thibault ISABEL s’interroge sur la nature du processus de civilisation et ses rapports avec le problème de la violence. Par quels moyens un peuple parvient-il à se civiliser ? A quel moment ce processus trouve-t-il son terme ? Comment survient l’inévitable déclin qui guette toutes les sociétés ? Qu’est-ce que la barbarie ? Ces questions sont indissociables du thème de la violence, car c’est en parvenant à réguler sereinement les tensions interindividuelles et intercommunautaires que les Etats peuvent instaurer une civilisation harmonieuse et épanouie. 

En 2012, Thibault ISABEL a publié un recueil d’études et d’entretiens intitulé A bout de souffle, dans lequel il aborde la question du spleen et du mal de vivre dans les sociétés industrialisées contemporaines. Le suicide se développe d’une manière alarmante dans les pays occidentaux et la dépression devient une des causes principales de mortalité. Pourquoi une telle déshérence se développe-t-elle précisément au moment où les grandes nations accèdent à un degré inédit de confort et de richesse matérielle? Cela ne signifierait-il pas que, dans le monde ultralibéral du matérialisme marchand, la virtualisation des contacts humains et l’effondrement des rapports de confiance entre les personnes aboutissent à une solitude existentielle d’un genre nouveau?

Le parti de la tolérance, publié en 2014, s’interroge sur l’idée de pluralisme dans un monde globalisé, où l’hétérogénéité morale et culturelle croissante des nations aboutit à un durcissement des mentalités et à une tentation assimilationniste de plus en plus affirmée. Face à ce culte du monologisme, qui s’exprime à gauche autant qu’à droite - quoique sous des formes différentes -, le livre milite pour le retour à une éthique du dialogue, fondée sur les notions traditionnelles de dialectique et de juste milieu. C’est de la contradiction que naît la plus belle harmonie, selon la formule d’Héraclite! 

En mai 2016, il publie en Espagne La causa del pueblo en la era liberal de las masas, sur les questions du populisme et du progressisme. En mars 2017 il publie en Italie Sesso e genere, Uomini e donne nella società liquida, sur les questions de sexe et de genre.

Pierre-Joseph Proudhon, l'anarchie sans le désordre paru le 31 mai 2017 aux éditions Autrement est préfacé par Michel Onfray. Thibault Isabel y retrace la pensée politique de Pierre-Joseph Proudhon, anticapitaliste déterminé prônant une forme de démocratie libérale qu'il nomme anarchie.

Manuel de sagesse païenne paraît le 9 janvier 2020 aux éditions du Passeur. Thibault Isabel montre en quoi les sagesses antiques peuvent permettre de bâtir une nouvelle conception de la spiritualité. En étudiant la pensée de Confucius, Héraclite et leurs contemporains, il décrit un monde où l'esprit ne dominait pas encore la chair et où la culture ne dominait pas encore la nature. Il invite ainsi à explorer de nouvelles voies spirituelles et morales.


Depuis avril 2020, Thibault Isabel collabore à la revue de Michel Onfray, «Front populaire», qui a pour but de rassembler les opposants à la mondialisation néolibérale, et de jeter les bases du monde d’après la crise. > Lire en ligne

Thibault Isabel dirige depuis octobre 2020 une collection d'auteurs contemporains aux éditions R&N.
Premiers ouvrages de cette série : 

La force la morale. Comment nous devenons humains, de Denis Collin et Marie-Pierre Frondziak.
Ce monde qui vient. Face à la crise, réenchanter l'avenir", avec des contributions de Séverine Auffret, Renaud Beauchard, Kévin Boucaud-Victoire, Patrick Chastenet, Denis Collin, Camille Dalmas, Olivier Dard, Matthieu Giroux, Andreaa-Maria Lemnaru, Alain Gras, Serge Latouche, Michel Maffesoli, Jean-Paul Mialet, Corine Pelluchon, Olivier Rey et Renaud Vignes.

http://www.thibaultisabel.com/p/wikipedia-thibault-isabel_3.html

Henri Peña-Ruiz

Pensée

Il est, entre autres, spécialiste des questions de laïcité7 et de politique sociale. S'intéressant à l'expression sensible des idées et des concepts, il a écrit plusieurs livres sur les légendes de la pensée et conçu des émissions culturelles pour commenter les mythes fondateurs, comme ceux de Prométhée, d'Icare, etc. (cf. Le Roman du Monde, Histoires de toujours, parus chez Flammarion). Son but est celui d'un éclairage laïque de l'ensemble de la culture, et de ce qu'on appelait si bien les « humanités », et ce en conjuguant l'approche ludique que permet la narration et l'approche réflexive que permet le commentaire explicatif. Selon le sociologue Marc Jacquemain, en 2012 : « Il est généralement considéré comme le principal théoricien de la « laïcité à la française » sous sa forme la plus intransigeante, telle qu’elle s’est radicalisée depuis une vingtaine d’années5. »

En ce qui concerne sa philosophie de la laïcité, il souligne que dans un monde où les nations reposent sur des populations marquées par une diversité croissante des origines culturelles, seul un cadre politique et juridique fondé sur des principes universels garantit l'intégration de tous. Cette universalité implique que les lois communes à tous soient affranchies des conceptions religieuses propres à certains. La séparation laïque de l'État et des Églises, de l'École et des églises, n'est nullement tournée contre les religions mais contre leurs privilèges publics, incompatibles avec l'égalité de droit des citoyens. Son livre majeur sur ce sujet, axe de sa thèse de doctorat, paraît en 1999 et s'intitule Dieu et Marianne. Philosophie de la laïcité. Selon Jacquemain, l'ouvrage est dense et érudit, et sont plus accessibles Qu’est-ce que la laïcité ? (2003) et Qu’est-ce que l’école ? (2005)5.

Peña-Ruiz classe la croyance religieuse au rang des « options spirituelles », au même titre que l'agnosticisme et l'athéisme. Militant pour une égalité de traitement des convictions personnelles, il refuse tout privilège public accordé à la religion, de même que tout privilège public qui pourrait être accordé à l'athéisme. Le respect de la sphère privée des personnes implique que l'État s'abstienne de valoriser toute croyance particulière. Il s'oppose à l'instrumentalisation de la politique par la religion, ou de la religion par la politique. Il souligne que les valeurs républicaines sont largement battues en brèche par ce genre d'instrumentalisation et que l'histoire de l'Europe en a montré les dangers (massacre de la Saint-Barthélemy, censure multiforme de la culture, meurtre de Giordano Bruno, de Michel Servet, de Jean Calas ou du Chevalier de la Barre). Il souligne la portée émancipatrice de la laïcité, notamment pour les femmes, mais aussi pour tous ceux qui entendent disposer d'eux-mêmes librement. C'est dans cet esprit qu'il met en évidence la dimension universaliste de l'idéal laïque. Dans Dieu et Marianne5, il développe une philosophie de la laïcité. Marianne, allégorie de la république, n'a pas à s'affirmer athée ou croyante, mais à s'interdire de privilégier une option spirituelle, sauf à discriminer certains citoyens par rapport à d'autres, ce qui offre le plus de liberté aux croyances religieuses comme aux humanistes athées et agnostiques, les traitant à égalité. Pour Aurélien Dupouey-Delezay, Henri Pena-Ruiz n'est pas sans présenter « une vision délibérément partielle et partiale de l'histoire [de l'Église catholique] »9.

Il dénonce la notion de « laïcité ouverte » ou « plurielle », proposée par certains penseurs, comme étant une contestation dissimulée des principes de la laïcité qui, par définition, est l'ouverture même aux différents registres de la liberté humaine mais aussi de l'égalité. En 2007, cette conception s'est développée contre le Discours du Latran dans lequel le président Nicolas Sarkozy développe le concept de « laïcité positive »10 qui lui semble de même nature que la laïcité « plurielle ». Quant au repli communautaire, il peut résulter quelquefois de la stigmatisation sociale, voire raciste ou xénophobe dont sont victimes les populations d'origine maghrébine. Pour lui, la justice sociale et les « dispositifs juridiques » (lois) sont des moyens complémentaires de défendre la laïcité.

D'où son effort pour penser aussi les mécanismes de « l'exploitation capitaliste et de l'exclusion sociale ». Dans cette perspective, il a consacré plusieurs livres à l'œuvre de Marx11, dont il tente de démontrer qu'il n'est nullement responsable du stalinisme et des réalisations historiques qui ont caricaturé le message de l'auteur du Capital. Dans un entretien imaginaire de Karl Marx12 il cherche a mettre en évidence l'actualité d'une telle pensée à l'âge d'un capitalisme mondialisé Son ouvrage de synthèse approfondie intitulé Marx quand-même éclaire plus largement cette pensée en en montrant la dimension démystificatrice et émancipatrice par rapport aux préjugés de notre époque et aux nouvelles figures de l'exploitation capitaliste.

Henri Peña-Ruiz, dans Qu'est-ce que l'école ? (2005) définit l'essence de cette dernière dans une perspective à la fois humaniste et républicaine, qui se veut fidèle aux Lumières. Selon le mot de Bachelard, l'École n'est pas pour la société, mais la société pour l'École.

Dans Le Roman du monde, il montre, à travers les légendes et les mythes fondateurs de la philosophie, quelles sont les grandes questions qui interpellent encore l'homme du xxie siècle (angoisse face à la mort, désir de progrès techniques, etc.).

Engagement politique

En 1999, Henri Peña-Ruiz signe, pour s'opposer à la guerre en Serbie, la pétition « Les Européens veulent la paix »13, initiée par le collectif Non à la guerre14. Il est également membre du conseil scientifique15 de la Fondation Res Publica, think tank créé en 2005 par Jean-Pierre Chevènement.

Engagé en politique, il est membre du Parti de gauche et fait campagne pour le Front de gauche pour changer d'Europe à l'occasion des élections européennes de 2009. Il soutient de nouveau le Front de gauche aux élections régionales françaises de 201016. Il soutient ensuite La France insoumise à l'élection présidentielle (présentant Jean-Luc Mélenchon comme candidat) et aux élections législatives de 201717. Durant les premiers jours de la campagne des législatives, il soutient publiquement Elliott Aubin, le candidat de La France insoumise pour la première circonscription du Rhône18.

Engagé à La France insoumise, il participe au cours sur la laïcité de l'école de formation du parti, avec Elliott Aubin19. Cependant, en mai 2019, lors des élections européennes, il fait parvenir une lettre au Parti communiste français, qui est lue au cours du meeting du 16 mai au gymnase Japy, dans laquelle il affirme soutenir la liste menée par Ian Brossat20,21.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Pe%C3%B1a-Ruiz

Jacline Mouraud

La présence des femmes dans le mouvement des Gilets jaunes a été largement commentée par les médias. Impliquées dès le début du mouvement, leurs revendications, axées sur l'amélioration de leur niveau de vie et la dénonciation de la baisse du pouvoir d'achat et du coût de la vie, témoignent à la fois de la précarité économique vécue plus souvent par des femmes que des hommes et de l'inégalité entre hommes et femmes sur le plan économique.

Le mouvement est initié par deux femmes sur les réseaux sociaux, Priscillia Ludosky et Jacline Mouraud. La première lance le 29 mai 2018 une pétition en ligne réclamant une baisse des prix du carburant à la pompe. La seconde publie une vidéo virale sur Facebook contre le projet d'écotaxe et la hausse du prix du carburant. Elles sont ensuite présentes à la fois sur le terrain, sur les réseaux sociaux et dans les médias. D'autres femmes prennent le rôle de porte-paroles du mouvement, notamment Laëtitia Dewalle, Marine Charrette-Labadie et Ingrid Levavasseur. De plus, des femmes du mouvement sont à l'origine de la formation de partis politiques, le Ralliement d'initiative citoyenne et Les Émergents.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Femmes_dans_le_mouvement_des_Gilets_jaunes_en_France#Jacline_Mouraud

Renaud Vignes

Docteur en science économique, est maître de conférences associé à l'Institut universitaire technologoque (IUT) d'Aix-Marseille. Il conseille également de jeunes entreprises innovantes sur leurs stratégies de croissance et leur management, 63 ans, Docteur en Sciences économiques, est Maître de Conférences associé à l’Institut Universitaire de Technologie d’Aix-Marseille Université. Il conseille par ailleurs des jeunes entreprises innovantes dans les domaines de la stratégie et du management.

Ses dernières publications :

  • La valeur du temps, au cœur du grand bouleversement de nos sociétés, the conversation, octobre 2018
  • La déformation sociale du temps est un défi pour nos institutions, est à paraitre dans la revue du Mauss n°52, novembre 2018
  • L’impasse, une étude sur les contradictions fondamentales du technocapitalisme et les voies pour les dépasser, Editions CitizenLab décembre 2018

https://www.franceaudacieuse.com/renaud-vignes/

Yves Pérez

Économiste Ancien doyen de la faculté de droit, économie et gestion de l'Université catholique de l'ouest (Angers), Yves Perez enseigne l'économie aux écoles militaires de Saint Cyr Coetquidan. Son dernier ouvrage: "Les vertus du protectionnisme; crises et mondialisation, les surprenantes leçons du passé" (L'Artilleur, 2019).

 

Henri de Monvallier

Philosophe Agrégé et docteur en philosophie, Henri de Monvallier est spécialiste de la pensée de Michel Onfray. Il anime également l’Université populaire d’Issy-les-Moulineaux (UPIM) depuis 2018 où il propose un séminaire intitulé «Philosopher en dehors des clous». Son dernier ouvrage: Les Imposteurs de la philo (Le Passeur, 2019).

https://frontpopulaire.fr/o/Author/au122584/henri-de-monvallier

Frédéric Dufoing 

 Essayiste belge né à Liège en 1973[1].

Diplômé en philosophie et en sciences politiques, il a dirigé, avec l'écrivain et critique littéraire Frédéric Saenen, la revue Jibrile[2]. Il a collaboré à divers revues et sites : Cancer !, Impur, La revue du cinéma, La presse littéraire, Limite[3], La Nef[4], Eléments[5] et Krisis[6].

Il a participé à plusieurs ouvrages collectifs : Têtes de Turcs (L'Âge d'homme, 2002), Gueules d'amour (Mille et une nuits, 2003), Enquête sur le roman (Le Grand souffle, 2007), Faut-il se libérer du libéralisme ? (Pierre Guillaume de Roux, 2016) et est l'auteur de deux monographies consacrées à l'histoire intellectuelle de l'écologisme : L'Ecologie radicale (Infolio, 2012) et Vers un écologisme chrétien (Médiaspaul, 2016).

Il défend la démocratie directe, le fédéralisme, le végétarisme, une écologie radicale, agrarienne et anarchisante - inspirée des œuvres de Ivan Illich et de Jacques Ellul - et un point de vue luddite hostile aux transhumanisme ainsi qu'à l'ingénierie génétique, à l'eugénisme et à l'avortement[7]. Quoique écrivant dans des revues classées à droite (Eléments, Krisis, la Nef), il a vivement critiqué le (néo)colonialisme[8], le racisme[9] et le polémiste d'extrême-droite Alain Soral[10].

https://everybodywiki.com/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Dufoing

Céline Piña

Après un diplôme en sciences politiques et un diplôme d'études approfondies (DEA) d'administration publique à l'Institut d'études politiques de Grenoble, Céline Pina part à Paris faire un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) de gestion des collectivités locales2.

Après avoir travaillé au sein de diverses collectivités territoriales, soit dans l'administration soit en cabinet — notamment auprès du maire de Pontoise et de celui des Mureaux —, elle est pendant sept ans assistante parlementaire au Sénat, puis à l'Assemblée nationale jusqu'à fin janvier 2016. À la suite de vingt ans de militantisme au sein du Parti socialiste (PS), elle est élue pour la première fois en 2008 adjointe au maire de Jouy-le-Moutier dans le Val-d'Oise et, jusqu'en 2015, conseillère régionale d'Île-de-France3[source insuffisante],4. De 2012 à 2017, elle est la suppléante du député Dominique Lefebvre5.

Céline Pina accède à la notoriété en 2015, en dénonçant un « salon de la femme musulmane » organisé à Pontoise4.

En avril 2016, Celine Pina dénonce, dans son premier livre, Silence coupable, les compromissions des élus vis-à-vis de l'islamisme6. En réaction aux attentats terroristes et notamment à ce qu'elle nomme « l'assassinat politique de Charlie Hebdo », elle crée avec Fatiha Boudjahlat le mouvement Viv(r)e la République4.

https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9line_Pina

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