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Billet de blog 25 juin 2022

Les grands projets d'Elizabeth de Portzamparc

Cette architecte née au Brésil travaille sur plusieurs projets du Grand Paris. Elle vient de remporter deux concours prestigieux, la gare du Bourget et la grande bibliothèque du futur campus d’Aubervilliers, mais on lui demande encore de prouver qu’elle est bien une architecte.

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https://www.parismatch.com/Culture/Art/Les-grands-projets-d-Elizabeth-de-Portzamparc-architecture-746840

Les grands projets d'Elizabeth de Portzamparc - Architecture

Marie-France Chatrier 20/04/2015 à 03:00, Mis à jour le 16/04/2015 à 19:00

Cette architecte née au Brésil travaille sur plusieurs projets du Grand Paris.

Elle vient de remporter deux concours prestigieux, la gare du Bourget et la grande bibliothèque du futur campus d’Aubervilliers, mais on lui demande encore de prouver qu’elle est bien une architecte.

Pas facile de se faire admettre dans la confrérie, surtout quand on est femme d’architecte.

Elizabeth de Portzamparc est une habituée de la nage à contre-courant. Franco-Brésilienne, née Jardim Neves, à Rio de Janeiro, sa vie commence dans une grande famille de la région de Minas Gerais, riche en mines de pierres précieuses.

Elle se passionne très tôt pour le dessin, pas n’importe lequel : les portraits de Napoléon. La petite aime les hommes forts.

A l’adolescence, Elizabeth milite pourtant contre la dictature du maréchal Castello Branco. Ses parents préfèrent la laisser partir pour Paris, où elle se jette dans les études comme les Cariocas dans la fête.

Elle enseigne l’architecture pendant cinq ans, ce qui ne l’empêche pas d’aimer.

Mariée une première fois à un Français, elle réitère en épousant en 1981 Christian de Portzamparc , avec qui elle aura deux enfants.

Le monument qu'est son mari lui fait de l'ombre

Au début, Elizabeth et Christian ont tout à prouver. Puis l’auteur de la tour LVMH à New York et de la Cité de la musique à Paris devient le premier Français à recevoir le prix Pritzker.

Alors, ce sera encore moins simple.

Le monument qu’est son mari lui fait de l’ombre.

« C’était comme si je n’avais rien fait avant. Pourtant, dès 25 ans, j’ai eu de grandes responsabilités en matière de politique urbaine. »

Même si elle fond lorsqu’elle parle de son bonheur de mère et d’épouse, elle reconnaît qu’elle a été bloquée par l’éducation de ses fils…

Elle conçoit des meubles : son bureau-coiffeuse, le « 24 h », exposé au Salon des artistes décorateurs, puis à la Fondation Cartier, fait aujourd’hui partie de la collection du Fonds national d’art contemporain.

Elizabeth fait ses premières armes dans l’architecture avec l’extension du Café de la musique, à la Villette. Bronca, on parle de connivence avec son mari. Elle répond en signant une rénovation saluée par tous.

Elle conçoit ensuite la muséographie du musée de Bretagne, les aménagements de l’ambassade de France à Berlin, le musée de la Romanité à Nîmes.

Elle imagine aussi la coulée verte qui va de Vanves à Massy, un ensemble piétonnier et cyclable de 12 kilomètres.

Sa maîtrise de l’identité urbaine, acquise avec la création du mobilier et de l’éclairage du tramway de Bordeaux, a contribué à faire d’elle l’une des rares femmes à remporter un concours de catégorie A, ceux réservés aux grands projets. Jamais une femme n’avait conçu une gare !

« Il fallait, dit-elle, une idée-force mais empreinte de douceur.

Un lieu de verre, de bois, de céramique, éclairé par une cour anglaise, un espace de vie structurant et responsable. »

Connecter l’homme à la nature, c’est sa promesse. Parole de femme architecte.

Elle conçoit des meubles : son bureau-coiffeuse, le « 24 h », exposé au Salon des artistes décorateurs, puis à la Fondation Cartier, fait aujourd’hui partie de la collection du Fonds national d’art contemporain.

Elizabeth fait ses premières armes dans l’architecture avec l’extension du Café de la musique, à la Villette. Bronca, on parle de connivence avec son mari.

Elle répond en signant une rénovation saluée par tous.

Elle conçoit ensuite la muséographie du musée de Bretagne, les aménagements de l’ambassade de France à Berlin, le musée de la Romanité à Nîmes. Elle imagine aussi la coulée verte qui va de Vanves à Massy, un ensemble piétonnier et cyclable de 12 kilomètres.

Sa maîtrise de l’identité urbaine, acquise avec la création du mobilier et de l’éclairage du tramway de Bordeaux, a contribué à faire d’elle l’une des rares femmes à remporter un concours de catégorie A, ceux réservés aux grands projets. Jamais une femme n’avait conçu une gare !

« Il fallait, dit-elle, une idée-force mais empreinte de douceur.

Un lieu de verre, de bois, de céramique, éclairé par une cour anglaise, un espace de vie structurant et responsable. »

Connecter l’homme à la nature, c’est sa promesse.

Parole de femme architecte.

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