François Ruffin vient de s'exprimer près de l'Elysée, cintré de son écharpe tricolore pour demander la démission du Président de la République. Emmanuel Macron est élu avec plus de 20.700.000 voix avec 75% de votants, Ruffin, lui est élu avec un peu plus de 19.000 voix pour 44% de votants.
Venant de n'importe quel individu, pourquoi pas, venant d'un élu du peuple cette position est paradoxale. Où est le respect des institutions et de la représentation ?
Enfant de Déroulède ou du Général Boulanger, il développe une logique séditieuse incompatible avec des institutions pacifiées. On se croirait à l'époque du putsch d'Alger.
Ruffin ne rend pas service à la démocratie en poursuivant cette logique bien personnelle propagandiste et en cherchant à exercer cela près des lieux de pouvoir.
La France Insoumise porte en son nom cette sédition potentielle, cette colère irraisonnée qui autorise aujourd'hui l'explosion du phénomène des Gilets Jaunes. Ruffin est de fait l'électron libre de ce mouvement à côté d'un leader qui incarne la République, qui évoque le Sacré de sa personne, le second se conduit comme un activiste d'ultra-droite (il n'y a pas de référence de républicain de gauche séditieux), adoptant l'attitude de celui qui voudrait en Amérique mettre son adversaire en prison, et en ayant le même comportement.
Cette position montre une inconsistance politique et culturelle qui si elle plait n'en n'est pas moins une attaque contre la République et ce n'est pas le Rassemblement National qui va vers la France Insoumise mais bien l'inverse.
En attendant, cet extrémisme ne donne rien de bon à la gauche. Dans le passé la classe ouvrière avait une tout autre éducation, une toute autre ouverture.
L'immunité parlementaire prévue par la Constitution porte sur l'irresponsabilité et l'inviolabilité, ce concept suppose que nos élus porte la charge de comportements responsables. Ici nous sommes face à un nouveau cas d'irresponsabilité après l'appel à la démission, le refus de la séparation des pouvoirs et du droit pour des perquisitions, l'octroi d'APL , le blocage des centres d'examen quoi d'autre à venir d'un élu FI ?
L'élection comme député ouvre un peu plus de responsabilités que celles d'un élu étudiant non ?