Mon dernier billet a laissé des traces, le mot d'entrepreneur est effectivement un gros mot.
Je comprends que certains s'interdisent d'exprimer que l'utilité de chacun dans la façon qu'il organise sa vie professionnelle ait un impact direct sur sa carrière, ses revenus, et ses aspirations.
L'égalité est une vertu qu'il faut défendre, l'égalitarisme un danger pour la liberté et la croissance.
L'essentiel est donc d'assurer aux talents la possibilité de s'exprimer.
Refuser de considérer que dans une société il y a des gens très efficaces, efficaces, peu efficaces et innefficaces ne fait pas réellement avancer les choses, dans le monde du travail et de l'entreprise c'est en général là ou se distingue les plus entreprenants et cela malgré tout indépendamment du niveau d'étude.
Alors sur la liberté certains vont avancer qu'elle ne profite qu'à certains, je crains que cela soit comme l'air du large ...
Pour la croissance, il vaudrait mieux qu'il y en est pour nourrir et faire vivre décemment les 2 milliards de populations à venir. Cette croissance étant plus difficile à mettre en oeuvre puisque nous savons aujourd'hui que l'ère industrielle a créée des dégats considérables sur la dernière couche de la terre à savoir sa couche gazeuse, et les échanges atmosphère-sol . La création de croissance en essayant d'avoir une vue plus large sur ses impliquations et donc une approche vertueuse du capitalisme, car à un moment donné il faut bien trouver le capital pour la générer, ne pourra se faire que par la création de contraintes, et par la même la recherche et l'intelligence appropriée à trouver des solutions techniques à ces contraintes.
L'éducation scientifique et technique devrait être privilégiée au lieu et place des formations marchandes, encore faut-il éviter que les ingénieurs ne se transforment en financiers. Il y a là un formidable défi, auquel les Etats devront contribuer mais également les entrepreneurs, il y a un peu de Jules Verne dans cette approche, et cela changerait des fonds de "private equity".
Il faudrait juste que les élites prennent conscience de ce fait autrement que par des dons, parfois considérables, mais en fassent leur règle de conduite dans leurs affaires, .... pour ne pas finir la tête au bout d'une pique ...