La crise des taxis est le fruit de la complaisance des pouvoirs publics vis à vis d'une profession artisanale dont le pouvoir d'influence est énorme.
Depuis 1987, le coût des courses à progresser de 45.5% de plus que l'inflation, qui peut expliquer et justifier cela ?
Le prix des courses est donc devenu prohibitif, notamment aux frais de la sécurité sociale.Les professions d'ambulanciers et de taxis sont très liées.
La profession est pourtant divisée entre taxi des villes et taxis des champs dont les besoins ne sont évidemment pas comparables. Les préfectures organisent également la profession avec des logiques bien étranges, ainsi à l'aéroport de Marseille Provence les taxis vous emmenent à Marseille mais ne peuvent prendre de clients à Marseille, et les taxis de Marseilles vous emmenent à l'Aéroport mais doivent revenir à vide, félicitations.
Mais le besoin en taxis devrait être celui des clients et non pas celui des taxis eux-mêmes. Paris manque cruellement de taxis et les taxis se plaignent d'une baisse de leur clientèle, ou est l'erreur ?
Le prix est prohibitif, l'organisation en réseau est essentielle, la techinque offerte par Uber pourrait être en place depuis des mois. en diminuant le temps d'attente et permettant la suppression des bornes de taxis ...
Les taxis seraient bien plus heureux à multiplier les petites courses pas chères mais constantes.
D'un autre côté, quelle profession peut-elle justifier d'acheter une licence 250.000 € pour exercer un métier simple et avec une formation limitée et non-rénovée à l'ère du GPS ?
Alors oui arrive Uber, avec des services de voiture avec chauffeur, des véhicules neufs, propres et pas cher, et de l'autre un service amateur, de proximité et encore moins cher. Mais c'est une bonne nouvelle, cela va dans le sens du marché. Comment justifier le remboursement d'une licence au coût de 130 à 140 € par jour pendant 7 ans ? plus le coût du véhicule, plus le coût les charges ?
Y-aurait-il un mystère de cash la dessous ?
Si le modèle économique n'est pas justifiable que fait-on ? pourtant les banques finances ces acquisitions de plaques à 100% sur 7 ans, sur quel modèle financier ?
La libéralisation des services de taxi est une mesure de bon sens, plus de taxis, moins chers augmentera l'offre de courses et l'utilisation des taxis.
En France, il ne s'agit pas d'une ubérisation de la société mais de faire sauter un monopole qui n'a plus lieu d'être. Uber Pop ne sera jamais qu'un service marginal de proximité, Uber Pro une vrai concurrence. A New-York, les deux mondes cohabitent , il est vrai que la profession de taxi y est un métier de nouveaux arrivants ... Il est d'ailleurs frappant de constater que les services Uber y sont plus chers que les taxis, que les véhicules sont propres que l'on a de la place pour ses genoux ....
Alors que fait Uber, c'est avant tout un service technologique, cela il sera difficile de le changer. Les applications proposées sont la conséquences de la perte de repères, de la faiblesse des liens sociaux de voisinage. Ma grand-mère il y a 30 ans se déplaçait avec le véhicule de ses voisins auxquels elle versait un dédommagement ("une petite pièce ...") intégrant, l'essence, le coût du véhicule et le temps. Qui connait son voisin aujourd'hui ? et si demain cela est valable pour le bricolage ou le jardinage ... cela devient-il du travail dissimulé ? si mon voisin vient après son travail retourner un carré de potager pour y planter des tomates ? ou celui qui est électricien vient m'installer une prise électrique après son travail ? au fond c'est ce lien que l'ubérisation est en train de recréer.
Evidemment, le pouvoir de nuisance des taxis est bien supérieur à celui des syndicats, leur force dans l'opinion est démultipliée par le nombre de courses, vous apprenez qu'ils travaillent beaucoup ... ils attendent le client ... qu'ils écoutent les grosses têtes ... qu'ils sont contre le gouvernement, surtout lorsqu'il est à gauche ...