Un confinement avec des activités non essentielles qui tournent à plein régime

Ce confinement est tout sauf un confinement. La quasi totalité des entreprises continuent de tourner avec leurs effectifs habituels. Les magasins comme La Foir'Fouille et Gifi restent ouverts. La Fnac et Darty également s'estimant toutes des activités essentielles. Les grands perdants sont donc les restaurateurs et gérants des bars et cafés et toute l'industrie du divertissement.

Ce confinement est tout sauf un confinement. La quasi totalité des entreprises continuent de tourner avec leurs effectifs habituels. Les magasins comme La Foir'Fouille et Gifi restent ouverts. La Fnac et Darty également s'estimant toutes des activités essentielles. Les grands perdants sont incontestablement les restaurateurs, les gérants des bars et cafés et toute l'industrie du divertissement.

Alors que la deuxième vague est plus forte, nous dit-on, le confinement décrété, lui, est bien plus léger. D'ailleurs peut-on appeler ce dispositif mis en place un confinement? La quetion se pose puisque tous les Français sont appelés à la rescousse du soldat Économie pour soutenir la croissance. D'ailleurs personne ne s'y est trompé avec la maintien de l'ouverture des écoles, collèges et lycées. La volonté gouvernementale affichée et assumée est bien de permettre aux parents de se rendre sur leur lieu de travail. Le chômage partiel étant coûteux, il faut le compresser autant que possible. Les transports en commun continuent leurs rotations dans des conditions de promiscuité inquiétante.

À vouloir sauver l'économie et la population du covid19, tout porte à croire que ce dit confinement condamne les deux. Ce confinement ne sera pas efficace, on le sait, pas plus que ne l'a été le couvre-feu.
En attendant, les inégalités sociales se creusent encore et toujours avec ces millions d'hommes et de femmes qui ne peuvent pas télétavailler. La contrainte d'être présent physiquement pour tous les métiers exposés à la foule fait prendre un risque accru à cette France qui se lève tôt, mal payée et socialement inconsidérée.

Cette épidémie, un contexte que la génération actuelle n'a encore jamais connue, présente au moins la vertu de montrer les limites de ce modèle économique basé sur la rentabilité à tout prix car les banques, elles, n'attendent pas. Les traites et les échéances immobilières, elles, doivent être payées, "quoiqu'il en coûte". C'est principalement pour cette raison que la machine économique est toujours en marche et à son niveau quasiment habituel. Faire cesser toute activité non essentielle qui serait pourtant la solution la plus raisonnable n'est pas envisageable pour un gouvernement qui ne jure que par le PIB.

Le système bancaire arrive donc à se maintenir à flots grâce à un confinement qui n'en est pas un et il peut dire merci à notre président le plus impopulaire de la cinquième République. Ce président qui nous vient de la finance et qui, à l'évidence, ne s'érigera jamais contre ce système tirant chaque jour un peu plus notre planète vers l'abîme.

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