Masques payants : le scandale de trop

Verbaliser, verbaliser et encore verbaliser. C'est ce que nous risquons encore dès le 11 mai si nous prenons les transports sans masque. Ce gouvernement ne jure que par la sanction pour appliquer ses décisions. Des décisions toutes prises d'en haut sans réelle consultation avec les collectivités, la société civile et encore moins avec la prise en compte de la réalité sociale de notre pays.

Verbaliser, verbaliser et encore verbaliser. C'est ce que nous risquons encore dès le 11 mai si nous prenons les transports sans masque.
Ce gouvernement ne jure que par la sanction pour appliquer ses décisions. Des décisions toutes prises d'en haut sans réelle consultation avec les collectivités, la société civile et encore moins avec la prise en compte de la réalité sociale de notre pays.

Le Covid19 aura donc été contre toute attente une occasion supplémentaire pour les plus cupides de faire du profit. Les prix des masques allant de 3-4 euros jusqu'à 15 euros, les pharmacies ainsi que la grande distribution se frottent les mains face aux vente prévisionnelles de ce nouvel équipement. Un équipement qui était il y a peu inutile mais qui est devenu par la suite indispensable et qui finira par être obligatoire sous peine de prendre une amende de 135 euros.

Les précaires seront comme toujours les grands perdants de ce mercantilisme à outrance car il ne fait aucun doute qu'acheter un masque à chaque deplacement ne sera pas à la portée de tous. Alors pourquoi le rendre payant là où d'autres pays comme l'Allemagne, l'Italie ou le Maroc les distribuent gratuitement? La gestion calamiteuse de cette crise sanitaire par le gouvernement ne semble pas s'arrêter au nombre de morts et de contaminés et on le voit encore dans cette séquence malheureuse où les plus pauvres de notre pays sont encore les victimes d'un système économique qui fait la part belle au profit.
Une amende de 135 euros pour non port de masque ou comment assigner à résidence bon nombre de personnes car 5 euros le masque pour des familles qui n'ont déjà plus d'argent pour se nourrir, cela n'est rien d'autre qu'une mise à mort sociale.

Le monde d'après promis par Emmanuel Macron ressemble furieusement au monde d'avant et la récession qui pointe le bout de son nez fait craindre le pire pour les travailleurs, les classes laborieuses dont on loue aujourd'hui les louanges mais qui risquent bien de porter à eux seuls le poids d'une crise économique à venir pour laquelle ils ne sont pour rien. Scandaleux!


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