Les agents RATP se préparent à une casse sociale sans précédent

L'agenda de la concurrence s'accélère pour la RATP et surtout pour ses agents. Les dispositions sociales de l’ouverture du marché des bus de Paris et de la petite couronne seront inscrites dans la future loi d’orientation sur les mobilités. Le transfert des agents de la RATP à la concurrence sera obligatoire.

L'agenda de la concurrence s'accélère pour la RATP et surtout pour ses agents.
Les dispositions sociales de l’ouverture du marché des bus de Paris et de la petite couronne seront inscrites dans la future loi d’orientation sur les mobilités. Le transfert des agents de la RATP à la concurrence sera obligatoire.

Ce projet économique et social vers lequel le gouvernement emmène les fleurons de nos services de transports fait tout simplement peur. Il n'est plus utile de démontrer que par le mot concurrence, il faut entendre nivellement par le bas. Les salaires, les conditions de travail, les acquis sociaux, tous obtenus dans la vision d'un modèle de société solidaire, n'a plus rien à voir avec ce que nous prépare ce gouvernement. Personne ne veut de cette concurrence mais elle prend forme malgré tout comme si l'avis du peuple n'avait plus aucune espèce d'importance.

Notre destin, nos familles, notre bien-être sont tout simplement sacrifiés pour satisfaire une oligarchie qui elle, nous le savons, ne connaîtra pas les tourments de cette compétition mortifère dont les conséquences sociales seront désastreuses pour ceux situés tout en bas de la pyramide. Nous pouvons affirmer sans risque que les prix de transport ne baisseront pas pour les usagers même avec la présence de nouveaux opérateurs de transport en commun. En revanche, tout l'édifice social censé apporter un équilibre de vie aux machinistes passera à la trappe et le seul dessein de cette concurrence que certains s'évertuent encore à voir comme bénéfique ne se résume qu'à ça.

Les Français sont spectateurs aujourd'hui car ils ne comprennent pas que cette idéologie est faite pour progresser inexorablement dans un but bien précis : casser tout ce qui reste d'un modèle social protecteur pour rentrer dans les standards d'un monde tourné vers une course effrénée au profit immédiat et à la cupidité au mépris de l'humain et de l'environnement. Un triste destin pour la France et surtout une triste histoire est entrain de s'écrire dans le pays de Léon Blum et d'Ambroise Croizat.

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